26.7.16

Barbarie en Normandie : la Libre Pensée condamne l’assassinat d’un prêtre catholique

C’est avec stupeur et effroi que la Libre Pensée a pris connaissance de l’assassinat d’un  prêtre catholique et des blessures graves occasionnées à l’occasion d’une prise d’otages dans une église de saint-Etienne du Rouvray, près de Rouen. La Libre Pensée ne peut que condamner ces actes odieux et faire part de sa solidarité humaine avec les victimes.

La Fédération nationale de la Libre Pensée condamne de la manière la plus ferme tous les attentats, assassinats, actes de guerre et de barbarie qui se nourrissent mutuellement pour tenter d’arriver à des guerres civiles alimentées sous des prétextes religieux. De tous côtés, on se  prépare à la guerre des civilisations de triste mémoire.

La Libre Pensée appelle les responsables politiques au plus grand calme afin de ne pas en rajouter dans cette situation dramatique. Il semble de plus en plus évident que la perpétuation de l’état d’urgence,  la militarisation croissante de la société et les opérations extérieures ne règlent en rien le problème des actes de barbarie.

Seul le respect des principes républicains, laïques et démocratiques peut contribuer à trouver les solutions nécessaires pour que ce pays, comme tous les pays,  ne sombre pas dans une nouvelle guerre de religions qui cacherait mal d’autres intérêts inavouables.

(Communiqué de la FNLP, Paris, 26 juillet 2016)

20.3.16

Le sondage accablant pour l'Eglise catholique





Un sondage réalisé par Odoxa pour le Parisien-Aujourd’hui en France sur Les Français et l’Eglise, publié ce dimanche 20 mars, est accablant pour le clergé catholique, dont l'une des principales figures, le cardinal Barbarin, est la cible de critiques dans plusieurs affaires de pédophilie dont il n'aurait pas pris la mesure.

"L’Eglise pâtit aujourd’hui d’une mauvaise image que les récentes polémiques sur les affaires de pédophilie n’ont guère améliorée", estime Gaël Sliman, président d'Odoxa.

1 - Une majorité de Français (56% contre 43%) a une mauvaise image de l’Eglise catholique

2 – Sur notre « crible » d’image détaillé l’Eglise apparaît à la fois très/trop conservatrice, trop éloignée du quotidien des Français et trop opaque.

3 - Pour les Français l’Eglise est globalement à sa place quant à son intervention actuelle dans les débats agitant la société française, mais ils souhaiteraient tout de même moins l’entendre sur les questions de morale sexuelle et plus l’entendre sur les questions liées à la lutte contre l’exclusion ou à l’environnement

4 – Les Français comme les catholiques pratiquants seraient très favorables à ce que l’Eglise s’engage dans des réformes importantes, y compris sur la pilule, le préservatif ou le mariage des prêtres

5- Les Français jugent très sévèrement l’attitude de l’Eglise face aux affaires de pédophilie et estiment (63% contre 36%) que le Cardinal Barbarin devrait démissionner

"La cote d’amour de l’Eglise est bien basse mais les leviers pour redorer son blason ne manquent pas. Les Français aspirent à une Eglise plus investie dans les débats concernant la société française, plus proche du « peuple », plus moderne, moins refermée sur elle-même et plus capable de révéler et de sanctionner les dérives terribles liées à la pédophilie. Cela tombe bien car cela ressemble beaucoup aux grands axes de la « politique » initiée par le pape François, justement, lui, très populaire.", explique Gaël Sliman.

On peut toutefois s'étonner justement que le Vatican ne prenne aucune mesure conservatoire à l'encontre du cardinal Barbarin dont les explications ont jusqu'alors été très confuses. Le respect de la présomption d'innocence n'empêche pas la responsabilité.

19.3.16

Nouveau succès pour la conférence de la Libre pensée de l'Aveyron


La Libre pensée de l'Aveyron organisait jeudi à la Maison des associations de Rodez une nouvelle conférence-débat qui a su trouver un public nombreux et curieux.

Le conférencier Philippe Besson, membre du comité international de l’Association internationale de la Libre pensée (AILP), a maintenu l’attention sans faille de son auditoire, plus d’une heure durant, puis échangé, sur et autour des « Révolutionnaires et Libres penseurs sous l’équerre et le compas », c’est-dire la franc-maçonnerie. Avec maîtrise et clarté, il a exposé les liens qui unissaient les uns et les autres, en France mais aussi en Europe et en Amérique du Nord, dans leur aspiration universelle à une authentique émancipation, celle que donne l’absolu liberté de conscience.

Certes, retourner dans le XVIIe siècle nous éloigne des vicissitudes du présent, certaines tragiques, mais quel puissant éclairage pour en décrypter les soubassements.

Par cette conférence la Libre pensée de l'Aveyron tient sa place dans le domaine de l’éducation populaire qu’elle n’a jamais déserté et qu’elle s’applique à servir.

17.3.16

Conférence débat "Révolutionnaires et Libres Penseurs sous l'Equerre et le Compas"



La Fédération aveyronnaise de la Libre Pensée organise jeudi 17 mars 2016 à 18 h à la Maison des associations  (15 avenue Tarayre à Rodez) une conférence-débat  "Révolutionnaires et Libres Penseurs sous l'Equerre et le Compas", donnée par le conférencier, Philippe Besson, membre du conseil international de l’AILP et du comité de rédaction de l’Idée Libre.

Philippe Besson proposera  à la fois une revue historique des liens et des filiations des libres penseurs comme des francs- maçons, au mouvement historique qui part de la civilisation gréco-latine, qui ressurgit sous la Renaissance, qui côtoie la Réforme  pour déboucher sur les Lumières et la Révolution Française. Ce mouvement est l’humanisme, qui triomphera en France par l’avènement de la République et par l’instauration de la Séparation des Eglises et de l’Etat, et un éclairage particulier porté sur le combat commun aux uns et aux autres, celui de la laïcité, de sa difficulté et des obstacles qu’il rencontre.

Le contenu de la conférence est en grande partie consigné dans un ouvrage collectif récemment publié chez Theolib.

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles.

9.3.16

L’Association internationale de la Libre Pensée exige que les responsables et les complices des crimes de l’Eglise catholique répondent de leurs actes

Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon après plusieurs plaintes contre de hauts responsables de l’Eglise catholique incluant le cardinal archevêque de Lyon Philippe Barbarin pour non-dénonciation des prêtres ayant commis des agressions sexuelles sur des mineurs de moins de 15 ans, passible, dans le droit français de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Le juge en charge de l’affaire étudie actuellement le dossier après les déclarations des victimes présumées du prêtre Bernard Preynat affirmant que les responsables du Diocèse de Lyon, dont le Cardinal Barbarin, ont négligé de dénoncer ce prêtre à la police, comme la loi française l’exige. Ce dernier aurait été alerté sur ces crimes depuis 1991. Le prêtre avait reconnu avoir abusé sexuellement de jeunes scouts entre 1986 et 1991, au sein du groupe qu’il avait animé pendant 20 ans.

Selon l’AFP, le Vatican avait auparavant apporté son soutien à l’archevêque de Lyon, affirmant qu’il avait toute sa confiance et qu’il traiterait le problème avec « une grande responsabilité ». Une source proche du cardinal affirmait même que « cette remarque ne vise en aucune manière le cardinal Barbarin qui presqu’immédiatement après avoir rencontré une première victime avait suspendu le Père Preynat et pris conseil à Rome, et cela bien avant qu’une première plainte ne soit déposée.»

Le directeur exécutif de la National Secular Society du Royaume-Uni, Keith Porteous Wood, également porte-parole de l’Association Internationale de Libre Pensée, qui a travaillé depuis de nombreuses années sur ce dossier des abus sexuels commis par des prêtres et a fourni de multiples preuves aux Nations-Unies quant au silence coupable de l’Eglise catholique, a déclaré à propos de cette affaire :  “ J’en appelle au juge d’instruction afin de faire un exemple dans ce diocèse et de poursuivre en justice à la fois l’agresseur présumé et ceux qui pensent qu’ils peuvent bafouer la loi en toute impunité »

La Commission Pontificale pour la protection des mineurs a réaffirmé mi-février que les évêques avaient obligation de signaler les cas d’abus sexuels auprès des autorités civiles, mais chaque déclaration du pape à ce sujet est plus modérée que la précédente. L’an dernier il avait annoncé la constitution d’un « Tribunal de l’Eglise » (plutôt qu’un renforcement de la loi) pour traiter ce genre de cas, mais ce tribunal ne s’est jamais réuni. Au retour de sa visite au Mexique, le pape a déclaré, toujours de manière plus « modérée », que de tels évêques devraient démissionner – sans même dire qu’il les obligerait à le faire. Le soutien implicite à Barbarin signifie que l’idée même que les évêques pourraient respecter la loi a été abandonnée.

Les ecclésiastiques français semblent mener la résistance face à l’obligation de rapporter les abus sexuels auprès autorités civiles, permettant ainsi aux coupables d’échapper à la prison et aux abus de continuer en toute impunité. Cette réaffirmation de la Commission pontificale rapportée ci-dessus, fait suite à une session de formation des nouveaux évêques tenue au Vatican au cours de laquelle le cardinal français Tony Attrella (prêtre du diocèse de Paris, psychothérapeute et enseignant au collège des Bernardins) a expliqué aux évêques qu’ils n’étaient pas obligés de rapporter les cas d’abus sexuels auprès des autorités civiles. En 2014 les Nations-Unies avaient fustigé le Vatican après qu’un cardinal eut félicité un évêque français pour avoir défié la loi et refusé de rapporter un de ces cas après de la justice.

Dans la plupart des pays, cette mesure n’est pas obligatoire, malgré le fait que les Nations-Unies aient recommandé qu’elle le soit, comme par exemple en Irlande.

7.2.16

La LP12 demande aux parlementaires de ne pas voter la révision constitutionnelle



La Libre pensée de l'Aveyron a écrit le 1er février aux cinq parlementaires de l'Aveyron pour leur demander de ne pas voter la révision constitutionnelle  dont l'examen du projet de loi a commencé le 5 février devant l'Assemblée nationale.

Les sénateurs Jean-Claude Luche et Alain Marc, les députés Arnaud Viala, Marilou Marcel et Yves Censi ont reçu le courrier suivant :

Monsieur le sénateur/député 
La Libre Pensée s’adresse aujourd'hui à tous les députés et sénateurs pour leur demander de ne pas voter la réforme constitutionnelle sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité.
La Fédération nationale de la Libre Pensée, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de l’Union rationaliste, ainsi que de nombreuses autres associations a appelé le 30 janvier dernier à des manifestations partout en France qui ont, vous le savez, rencontré un grand succès.
Nous refusons que l’état d’urgence soit constitutionnalisé, ce qui en ferait une donnée permanente. Nous passerions ainsi insidieusement de l’Etat de Droit à l’Etat d’exception permanente.
Nous refusons que le grand acquis du droit du sol, issu des conquêtes de la Révolution française, soit bafoué et que soit mise en place une « nationalité » à deux vitesses.
Comme l'a dit Benjamin Franklin dans un texte que nous vous transmettons, « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l'une ni l'autre, et finit par perdre les deux. »
Chaque député, chaque sénateur est désormais face à sa conscience et au mandat confié par le peuple. Nous vous demandons de ne pas voter la modification constitutionnelle qui démembre la République, disloque la démocratie, atteint l’unité de la Nation. 
Veuillez agréer, Monsieur le sénateur/député , nos salutations laïques et républicaines,

29.1.16

La Libre Pensée appelle les Députés et Sénateurs à ne pas voter la réforme constitutionnelle

La Libre Pensée appelle les Députés et Sénateurs à ne pas voter la réforme constitutionnelle. Ne votez pas la réforme constitutionnelle. Sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité !

La Démocratie ne peut être sacrifiée !

La Fédération nationale de la Libre Pensée, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de l’Union rationaliste, appelle aux manifestations du 30 janvier 2016, partout en France. Nous refusons que l’état d’urgence soit constitutionnalisé, ce qui en ferait une donnée permanente. Nous passerions ainsi insidieusement de l’Etat de Droit à l’Etat d’exception permanente. Nous refusons que le grand acquis du droit du sol, issu des conquêtes de la Révolution française, soit bafoué et que soit mise en place une « nationalité » à deux vitesses.

 Chaque Député, chaque Sénateur est désormais face à sa conscience et au mandat confié par le peuple. Ne votez pas la modification constitutionnelle qui démembre la République, disloque la Démocratie, atteint l’unité de la Nation !

Non au coup d’Etat permanent !

Défendons la République, la Démocratie, la Laïcité !

Rassemblement contre l'état d'urgence le 30 janvier à Rodez



Se ralliant à l’appel national, le collectif des associations et syndicats appelle les citoyennes et les citoyens de l’Aveyron à manifester leur opposition à l’état d’urgence, à sa prolongation et au projet de réforme constitutionnelle visant à modifier la nationalité française.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels que sont la paix et la liberté.


RASSEMBLEMENT
Samedi 30 janvier à 10 heures – Place de la Préfecture - RODEZ


A l’appel de Ligue des Droits de l’Homme / Fédération aveyronnaise de la Libre Pensée/ALERTES/ FSU 12/ SOLIDAIRES/ Planning Familial/ CGT Aveyron/ SE-UNSA 12/ Maison Universelle de la Laïcité 12, Ud-CGT, FSU, SUD Santé, ATTAC,  Planning Familial,

26.1.16

Fermeture d'école : la fausse bonne idée

L'école Paul-Girard vue du ciel

L’école maternelle Paul-Girard est menacée de fermeture au premier motif que de nombreuses places sont vacantes dans les écoles publiques de la ville. Les petits Ruthénois seraient-ils des bipèdes que l’on serre dans des enclos scolaires comme des veaux dans les enclos des marchés à bestiaux?

Outre que c’est une chance d’avoir de l’espace disponible dans une école pour les dispositifs que requiert un enseignement novateur, et plus encore pour ceux qu’impulsent les nouveaux rythmes scolaires, personne ne peut affirmer que les élèves de Paul Girard combleront ces places disponibles. Il est troublant de constater que l’école Paul Girard est proche voisine d’une école privée, comme l’était auparavant l’école François-Fabié condamnée elle aussi à la fermeture.

Deuxième motif : c’est une petite structure. A l’heure où le mot « grand » est volontiers accolé à des entités territoriales rivales au grand dam de l’intérêt public, voilà bien une tare rédhibitoire ! Elle est d’ordre comptable.
Car cette école coûterait cher à la collectivité. Comment peut-on oser parler finances et économies quand des dotations publiques arrosent indûment les maternelles privées de la ville. En a-t-on fait le calcul ? A-t-on vérifié leur recrutement quand on choisit de faire du paramètre recrutement un  grief supplémentaire à l’encontre de l’école Paul-Girard ?

La loi Debré de 1959 autorise le financement des écoles privées.  Sait-on que pour la France ce financement atteint les dix milliards d’euro selon une enquête de notre propre fédération nationale laquelle demande l’abrogation de cette loi anti laïque, destinée à être la pompe à finance des écoles confessionnelles, alors que la liberté d’enseigner n’ a jamais et n’est nullement menacée.

La Libre Pensée dénonce ce type de projet qui porte atteinte à l’école publique laïque, qui l’affaiblit,  dans un temps où elle devrait être l’objet de toute l’attention de nos élus, bien autrement qu’en termes d’espaces à rentabiliser et de gros sous.

7.12.15

Grand meeting national laïque du 5 décembre : discours de Christian Eyschen



Christian Eyschen est membre de la commission administrative nationale de la Fédération nationale de la libre pensée.

Amis, citoyens, Compagnons, camarades,

Je vous apporte le salut fraternel de l’Association internationale de la Libre Pensée qui a été fondée à Oslo le 10 août 2011 et qui regroupe des associations de libres penseurs, d’athées, de laïques,  de rationalistes et d’humanistes de tous les continents.

Nous sommes tous saisis d’effroi par la barbarie qui a sévi dans les rues de Paris. Mais chacun s’interroge : que faut-il faire ? N’y-a-t-il pas exemple à suivre sur ce qui s’est passé en Norvège en août 2011 ? A quelques pas du lieu où allait se tenir le Congrès de fondation de l’Association internationale de la Libre Pensée à Oslo, un chrétien d’extrême-droite a assassiné des dizaines de personnes. Au lieu de s’enfermer dans une logique de répression, la Norvège n’a cédé aucune de ses libertés, les a maintenu toutes et a refusé énergiquement de céder à la haine. Le peuple uni ne sera jamais vaincu.

Le drame que nous avons connu n’est pas un cas unique. La trace sanglante de la barbarie a ravagé bien des pays. Et malheureusement, dans ce monde qui sent la poudre, la guerre et l’oppression sur tous les continents, cela risque de continuer.

Je livre à votre réflexion ce que disait, avec lucidité, Robert Bowman, vétéran de la guerre du Vietnam comme pilote de bombardiers avec 101 missions à son actif, en  2008, au moment des attentats contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya : « Nous ne sommes pas haïs parce que nous pratiquons la démocratie, aimons la liberté ou défendons les droits de l’Homme. Nous sommes détestés parce que notre gouvernement refuse tout cela aux pays du Tiers-Monde dont les ressources naturelles sont convoitées par nos multinationales.

Cette haine que nous avons semée est revenue nous hanter sous la forme du terrorisme… Au lieu d’envoyer nos fils et nos filles à travers le monde pour tuer des Arabes afin que nous puissions nous emparer du pétrole qui dort sous les sables de leurs déserts, nous devrions les y envoyer pour les aider à reconstruire leurs infrastructures, leur fournir de l’eau potable et nourrir leurs enfants affamés (…) En bref, nous devrions faire le bien au lieu du mal.

Qui voudrait nous en empêcher ? Qui pourrait nous haïr pour cela ? Qui voudrait nous bombarder ? C’est cette vérité-là que le peuple américain devrait entendre. »

Il y a là véritablement de quoi réfléchir. Nous ne sommes pas si loin de ce qui nous occupe dans ce meeting.

Dans tous les pays où elle est présente, la Libre Pensée agit pour l’absolue liberté de conscience qui ne peut être établie que par la Séparation des Eglises et de l’Etat, des religions et des gouvernements.

C’est ce que nous défendons en France, c’est ce que nous exigeons partout dans le monde.

Le respect de l’absolue liberté de conscience est une aspiration universelle sur tous les continents. Elle est le début et elle est la fin de toute revendication démocratique. Elle est l’alpha et l’oméga de la bataille laïque.

La Séparation des Eglises et de l’Etat a été conquise aux Etats-Unis d’Amérique, pays protestant, en 1789. Puis au Mexique, pays catholique, en 1874. Et en France, pays de la Renaissance, des Lumières et de la Révolution, en 1795,1871, 1905. En 1918, c’est Lénine qui l’impose en Russie, terre de tradition orthodoxe. En 1937, c’est au tour de la Turquie musulmane de l’établir.

C’était hier, et aujourd’hui me direz-vous ? Dans le  Népal bouddhiste, la Séparation est établie en 2008. En Bolivie, qui mélange les cultes païens et le christianisme, elle est établie en 2009. Dans l’Angola en Afrique, pays de l’animisme et du syncrétisme religieux, elle est décidée en 2010.

Quelles que soit leur histoire, la religion dominante, la culture majoritaire, une évidence s’impose : la Séparation des Eglises, des religions, des cultes et de l’Etat est la solution démocratique applicable partout et en toutes circonstances. C’est la liberté conquise et la démocratie établie.

Elle est nationale dans sa forme et internationale dans son contenu. Elle est l’avenir de tous les peuples et de toutes les nations.

La Libre Pensée a toujours combattu, à travers toute son histoire,  les religions, les exploiteurs et les militaristes qui sont les pires obstacles à l’émancipation de l’Humanité.

L’Humanité, ce grand fleuve qui vient du passé et qui coule vers l’avenir, cet immense champ de blé dont chaque homme est un épi pensant.

L’émancipation de la conscience humaine passe inéluctablement par l’idée de République, de démocratie et de laïcité qui est la proclamation institutionnalisée de la liberté de conscience. Dans ce combat, l’universalité de la République rejoindra enfin la République universelle. L’un est le principe, l’autre la forme revendiquée du principe.

Et avec la liberté de conscience vient toujours l’exigence de l’Instruction. Le grand Victor Hugo écrivait  dans le   Poème Océan de La Légende des siècles « La liberté commence où l’ignorance finit ». C’est pourquoi nous défendons avec acharnement l’Ecole publique laïque et républicaine. Etre libre, c’est être instruit.

Les Maîtres du monde nous oppriment et ils veulent rendre ignorants nos enfants.

Nous défendons l’Instruction publique et nos écoles. C’est pourquoi nous exigeons l’abrogation de la loi Debré, loi cléricale, réactionnaire et spoliatrice. Les écoles catholiques sont des œuvres de mission pour le maintien de l’oppression sociale, économique et politique. A contrario, l’Ecole publique laïque est une œuvre d’émancipation.

La Conférence des Evêques catholiques de France vient de publier une déclaration à propos du 110e anniversaire de la loi de 1905. Elle appelle à « en garder l’esprit ». Il est vrai que l’Esprit, surtout s’il est saint, c’est quand même leur fonds de commerce.

Les évêques ont une lecture étonnante du cette loi de Séparation. Ils ont oublié ce que disaient les papes et leurs ainés quand ils la vouaient aux gémonies. L’encyclique Vehementer nos de 1906 n’avait pas les yeux de Chimène pour la laïcité, c’est le moins que l’on puisse dire.

Si l’Eglise parle d’Esprit, elle aime surtout la matière des lois qui, du Régime de Vichy à la Ve République en passant par la IVe, ont profondément démantelé la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat.  C’est cette loi, totalement modifiée par Pétain, qu’elle apprécie et non l’originelle, celle des Libres penseurs, de Jaurès et de Buisson.

Les Evêques de 2015 ont bien des points communs avec les Evêques de 1905. Ils sont révulsés encore que « la religion soit une affaire privée ». Ils déclarent : « Cette attitude favorisera l’émergence de courants et d’attitudes fondamentalistes qui pourront s’appuyer sur le sentiment d’être méprisés, rejetés, ignorés ou incitera à se replier sur des formes de vies communautaristes ».

En clair, c’est la laïcité et la Séparation des Eglises et de l’Etat qui sont responsables des affrontements communautaristes. Et pourquoi pas des attentats du 13 novembre, pendant qu’on y ait ? C’est bien un raisonnement de Jésuites.  Il ne déplairait pas au premier d‘entre eux qui a fusionné, à travers sa personne, le pape noir et le pape blanc. C’est sans doute pour cela que certains de ses amis le trouvent un peu gris.

Si on appliquait leur raisonnement à la question sociale, cela pourrait donner cela : « Donnons tout ce que veulent les patrons et, on vous le promet, ils ne demanderont plus rien. » Ce n’est même pas sûr.

La solution pour les évêques serait donc le grand retour en force de la religion dans le domaine public, partout, en tout temps et en tous lieux. On le voit bien sur l’affaire des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République.

Mais nous, libres penseurs et beaucoup de laïques avec nous, ne cesseront de le dire avec force : la religion est une affaire privée, la laïcité est une affaire publique. Et la laïcité, c’est la liberté, c’est l’instruction, c’est l’émancipation.

Nous renvoyons l’Eglise catholique à ce que disait un des siens, Charles Péguy : « Le juif sait lire depuis toujours, le protestant depuis Calvin et le catholique depuis Jules Ferry ».

N’oublions pas que Charles de Montalembert, fondateur de la Démocrate-chrétienne qui a perverti  bien des associations, des syndicats, des partis dit de « gauche » ou même des associations dites  « laïques »,  lui qui fut l’un des rédacteurs de cette ignominie que fut la loi Falloux de 1850, il fit gravée cette épitaphe sur sa pierre tombale  au cimetière de Picpus: « Nous sommes les fils des croisés, nous ne reculerons pas devant les fils de Voltaire. »

Oui, nous sommes les fils de Voltaire, de Diderot, de d’Holbach et d’Helvétius. Et nous ne reculerons pas non plus. La lutte est désormais engagée et nous la mènerons jusqu’à son terme : l’émancipation complète de l’Humanité, débarrassée de la tutelle cléricale, de l’oppression du Capital et de l’étouffoir de la pensée unique aux ordres du Vieux monde.

Et vous tous, fils de Marx et de Bakounine, disciples de Blanqui et de Vallés, héritiers de Jaurés et de Pelloutier, descendants de Makhno et de Kropotkine,  enfants de Lénine et de Trotsky, continuateurs d’Andrés Nin et de Durruti, vous tous les laïques qui continuaient l’œuvre de Ferdinand Buisson  et de Jean Zay, vous les libres penseurs qui continuaient le combat d’André Lorulot et de Marc Blondel, et vous tous les Enfants de la Veuve et les Fils de la Charte d’Amiens :


ENSEMBLE, OUI TOUS ENSEMBLE
CONTRE LE CLERICALISME !

ENSEMBLE, OUI TOUS ENSEMBLE
POUR LA DEFENSE DE LA LAICITE !


C’est pourquoi, on n’a pas fini d’entendre à nouveau dans ce pays ; dans les villes,  les villages et les campagnes ; dans les usines, les bureaux et les chantiers ; dans les écoles, les lycées et les universités en France et dans bien d’autres pays, le mot d’ordre universel des combattants de la liberté humaine :


Ni dieu, Ni maître !
A bas la Calotte !
Et vive la Sociale !

Grand meeting national laïque du 5 décembre : discours de Philippe Guglielmi



Philippe Guglielmo est président d’Honneur de Laïcité-Liberté

Cher camarade cher amis.

Au nom de l’association Laïcité Liberté, je veux remercier pour leur invitation le Président de la Libre Pensée Jean-Sébastien Pierre et mes amis Christian Eyschen et David Gozlan.

Je suis heureux de participer à ce meeting de militants laïques ou vous êtes venus très nombreux. Il s’agit sans doute du rassemblement le plus important pour faire la promotion du 110e anniversaire de la loi de 1905.

Dans le bonheur de ce jour, j’ai ressenti de la tristesse lorsque le nom de Marc Blondel a été évoqué. Marc avec lequel Christian Eyschen moi-même avons partagé de nombreux combats exerçait un véritable magistère sur son temps. Je veux lui dédier le propos de ce jour, j’espère que je ne l’aurais pas déçu.

J’interviendrai sur deux points, sans jeu de mots, je vous dispense du troisième. Je veux vous parler de la collusion des hiérarques religieux, puis des atteintes faites par l’école privée à notre école publique laïque et gratuite.

Lorsque je parle d’hiérarques religieux, j’emploie volontairement le pluriel, car je ne vais pas désigner une religion en particulier. Ces responsables de cultes ont souvent en France, cause commune, et il n’y a pas une soirée parisienne huppée, où ils n’affichent leur complicité. Le rapprochement des ecclésiastiques que tout oppose, ne serait pas en soi condamnable, s’il s’agissait d’une fraternité vraie. Mais nous pouvons juger que ces messieurs n’ont aucune influence car ailleurs dans le monde leurs adeptes, ceux qui agissent en leur nom selon des préceptes surannés, s’étripent cruellement.

La loi de 1905, nous ne devons pas l’oublier, fut une loi de compromis, que les laïques n’ont jamais voulu retoucher. Les atteintes multiples qui ont été faites à cette loi proviennent uniquement des milieux religieux. L’écrivain journaliste Christian GELEN écrivait dans son ouvrage « les casseurs de la République » : « le Conseil d’État communautarisme la République ». Il s’offusquait que la représentation nationale, les différents gouvernements, les institutions républicaines ne viennent pas en aide aux enseignants qui ne pouvaient se référer à aucun texte pour parer aux atteintes qui étaient faites à la laïcité.

Cela a été dit, l’école privée reçoit chaque année 10 milliards de subventions de l’État. C’est autant qui ne va pas à l’Ecole publique laïque et gratuite qui en aurait bien besoin. Je suis un Elu d’un département populaire, ou parfois les parents font de gros sacrifices pour inscrire leurs enfants dans les écoles privées, souvent confessionnelles. Si ces écoles obtiennent 100 % au baccalauréat, c’est parce qu’elles ne jouent pas le jeu et qu’elles identifient en amont les élèves qui ne pourront pas obtenir ce diplôme. Elles les incitent alors à quitter le miroir aux alouettes qu’est l’école privée.

Les demandes d’interventions sont nombreuses pour les Elus locaux, aux fins de réintégrer ces enfants dans l’école de la République. Cette duperie est inadmissible, elle doit cesser !

J’ai promis d’être court, je le serais en vous disant que mon intervention peut se résumer en un groupe de mots :
                            « l’argent public à l’Ecole publique, un point c’est tout ! »

28.11.15

Nous ne cèderons pas


Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés. 

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre. 

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

 

 

 

 

Premiers signataires :

AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association des Marocains en France (AMF), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Associations démocratiques des Tunisiens en France (ADTF), Attac, Cadac, Cedetim, Confédération générale du travail (CGT), Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l'Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Collectif des musulmans de France (CMF), Coordination des collectifs AC !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Droits devant !!, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Genepi, Ipam, La Cimade, La Quadrature du Net, Le Mouvement de la paix, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Le Gisti, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Médecins du monde, Mrap, OIP - section française, Organisation de femmes égalité, Planning familial, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires

 

 

 

 

 

25.11.15

Crèches de Noël dans les bâtiments publics : le PRG soutient l'AMF

Le Parti radical de gauche (PRG) vietn de s'exprimer sur les crèches de Noël dans les bâtiments publics.

"Le PRG considère que l'Aassociation des maires de France (AMF) a tout à fait raison de rappeler L'article 28 de loi de 1905 qui est parfaitement clair : "il est interdit d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions."

Les différents élus LR et Front national qui condamnent la position de l'AMF remettent en  cause le principe de Laïcité.

Le PRG condamne tout particulièrement  l'attitude irresponsable  des élus LR qui courent après le FN dont chacun a compris depuis longtemps que sa "vision" de la laïcité vise à diviser les Français et à exclure.

Le PRG considère qu'à l'heure précisément où la France doit réaffirmer avec force son unité nationale dans un attachement sans faille aux valeurs de la République, dont la laïcité est un élément absolument clef, ces positions s'opposent à l'histoire de notre pays et de notre nation héritière des lumières et de la révolution."

9.11.15

Déclaration commune internationale : pour rendre leur honneur aux milliers de Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale



 Durant le Premier conflit mondial de 1914 – 1918, qui fit des millions de morts sur les champs de bataille et les tranchées, il existe aussi un crime barbare qui vit exécuter par leur propre armée des milliers de soldats dont le seul crime avait été d’être terrorisé par la violence meurtrière des combats et des armements. Messes, bénédictions, prières et confessions... ne changèrent rien à cette barbarie. Bien au contraire.


Les historiens estiment à :

-          639 Fusillés pour l’exemple en France
-          256 Fusillés pour le Royaume-Uni
-          23 pour le Canada
-          26 pour l’Irlande
-          5 pour la Nouvelle-Zélande
-          12 pour la Belgique
-          50 pour l’Allemagne
-          800 pour l’Italie

Cela est sans compter les exécutions sommaires et les exécutés  non recensés. Un seul fusillé pour l’exemple est déjà un crime de guerre, des milliers sont des crimes contre l’Humanité.

Ces exécutions pour l’exemple conduiront, bien plus tard, à reconnaître le traumatisme des tranchées, plus connu sous le nom de Shell Shock. C’était la vengeance posthume des milliers de soldats passés par les armes pour lâcheté.

Pour autant, la plupart de ces pauvres hommes n’ont jamais été réhabilités, ni leur honneur rétabli, ni leurs familles rendues au sentiment de leur dignité. Le Royaume-Uni en 2005 a promulgué une loi pour « effacer les fautes » des 306 fusillés pour l’exemple, et ainsi leur accorder un forme de « pardon ». Un monument a même été érigé dans le Staffordshire en leur mémoire.

Mais dans les autres pays, rien de tel n’a été entrepris. En France, la Libre Pensée, à côté et avec d’autres associations (anciens combattants, pacifistes, de défense des Droits de l’Homme) ont engagé une action vigoureuse pour leur réhabilitation collective.

Le mouvement libre penseur, humaniste et laïque est, par essence, profondément pacifiste et internationaliste, car il ne pense pas que la guerre soit la solution aux problèmes de l’Humanité. Il existe bien d‘autres voies pour régler pacifiquement les conflits.

C’est pourquoi, les associations soussignées demandent instamment à tous les pays concernés, quand cela n’a pas encore été fait, de rendre leur honneur, sous la forme qu’ils décideront comme la plus appropriée, à ces milliers de soldats fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale.


Pour la France : La Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP)
                             Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC)
                             Union Pacifiste de France (UPF)

Pour la Belgique :  Cercle de Libre Pensée-Kring van het Vrije Denken. (CLP-KVD)
                                 Association des Libres Penseurs de Huy  et sa région

Pour la Suisse :   Libre Pensée de Genève

Pour le Canada : Association Humaniste du Québec
                               Libres Penseurs Athées
     Ontario Humanist Society.

Pour la Nouvelle-Zélande : New Zealand Association of Rationalists & Humanists

Pour l’Allemagne : Association Internationale des Athées et sans confession d’Allemagne (IBKA)

Pour l’Irlande : Association  Campagne pour les fusillés pour l'exemple - Irlande

Pour l’Italie : Association de la Libre Pensée « Giordano Bruno »

Pour l’Autriche : Fédération des Libres Penseurs Autrichiens (FDBÖ)

Pour le Royaume-Uni : Forum humaniste pour la Paix

27.10.15

Hommage en chansons à Christian Déméautis

La famille, les proches, les amis de Christian Deméautis, organisent une fête chantante et fraternelle,
pour partager souvenirs et joie de vivre en musique, le 30 octobre 2015 à partir de 20 heures à la ferme de Pratgraussals à Albi,  avec Bernard Ariès, Sylviane Blanquard, Catherine Cadier et des choristes de Modus Vivendi...

Infos pratiques:  http://www.albisorties.com/lieux/ferme-de-pratgraussals-albi/
Tél Bérengère Deméautis: 06 64 36 55 47