6.2.03

Communiqué de la fédération nationale

Manifestation contre la guerre en Irak
Samedi 15 février à 14 h 30 place Denfert-Rochereau


Pas En Notre Nom " appelle à participer massivement à la manifestation du 15 Février en liaison avec les manifestations qui se rérouleront dans 40 pays dont 25 en Europe.
Alors que Tony Blair vient de mobiliser le plus fort contingent depuis la seconde guerre mondiale et que Bush réaffirme quotidiennement que le déclenchement de la guerre est imminent , des millions se lèvent pour dire " Non à la guerre ! Pas en notre nom!
Le collectif Américain nous informe qu'il prend les dispositions pour organiser une manifestation d'au moins 500 000 à New York, 750 000 personnes sont attendues à Londres, 200 000 à Berlin et à Rome.

4.2.03

Article du journal "Le Monde" du 5 février 2002

Des intellectuels lancent un appel à Jacques Chirac contre la révision de la loi de 1905

L'hémicycle de l'Assemblée nationalePlusieurs personnalités lancent un "appel au président de la République" en prévision de la commémoration du centenaire de la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat. Elles veulent placer cet anniversaire "sous le thème du retour aux sources de la laïcité" et demandent que cette initiative prenne "le pas sur des suggestions pleines de risques ayant toutes pour inspiration l'idée de réviser la loi de 1905".

"La laïcité est un des principes fondateurs de la démocratie française, affirme le texte. Elle assure la liberté de conscience et la liberté religieuse de chaque citoyen." Par conséquent, les signataires demandent "qu'à son plus haut niveau, la présidence, la République se concentre sur l'idée d'un retour aux sources". Conséquence d'une telle attitude aurait, selon l'appel : "La commémoration pourrait être l'occasion d'initiatives unifiantes et d'un travail de mémoire permettant de mieux faire connaître le vrai sens de notre laïcité."

L'appel devrait être remis à l'Elysée la semaine prochaine. Il a été lancé à l'initiative de l'intellectuel catholique Guy Coq et de l'ancien secrétaire général de la Libre-Pensée Charles Conte. Les signataires sont des croyants, des libres-penseurs ou des intellectuels "républicains". On y trouve les noms d'Alain Bauer, du Grand Orient de France, de Michel Barat, de la Grande loge de France, de Jacqueline Costa-Lascoux, de la Ligue de l'enseignement, de Patrick Kessel, du Comité laïcité-République, de Louis Weber, de la FSU, de Marcel Gauchet, de Pierre-André Taguieff, de Paul Thibaud, d'Antoine Casanova. Des musulmans ont signé l'appel : Tareq Oubrou, de la mosquée de Bordeaux, Larbi Kechat, de la mosquée ad-Da'wa à Paris, et Abdelwahab Meddeb.

Cette iniative vise, selon ses instigateurs, à répondre à la fois à certains "ultras de la laïcité" qui souhaiterait durcir la loi de 1905, et à des responsables religieux, comme le président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont, qui s'est prononcé en faveur d'une "nécessaire adaptation" de ce texte. Plusieurs membres du gouvernement, comme Pierre Bédier, se sont aussi exprimés en ce sens (Le Monde du 18 janvier).

Xavier Ternisien

Communiqué de la fédération nationale

Agir et faire comprendre
Appel pour une République une et indivisible


La Marseillaise La CAN, réunie les 18 et 19 janvier 2003 a largement examiné la situation générale caractérisée par l’accélération de la cléricalisation des institutions, par les revendications des religions pour être reconnues comme communautés constitutives de la Nation, par les menaces précises qui pèsent sur la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, par la révision constitutionnelle (Régionalisation – Décentralisation – Subsidiarité) et dans le cadre de la préparation d’une Constitution européenne, dont nous connaissons déjà l’orientation antilaïque.
Les membres de la CAN considèrent que les Libres Penseurs doivent faire entendre leur voix plus fortement. Il s’agit de la défense de la République une et indivisible, laïque. Il s’agit de faire front à ceux qui veulent ramener le citoyen au rang de sujet. Ne nous trompons pas de discussion : il ne s’agit pas d’un débat entre "girondins" et "jacobins". La réforme constitutionnelle fondée sur les principes de renforcement des pouvoirs régaliens de l'Etat, et sur la subsidiarité, entraînera en réalité un autoritarisme beaucoup plus important que celui de la République une et indivisible, d'aujourd'hui. C'est pour ces raisons que plusieurs d'entre nous ont signé "L'Appel pour la République une et indivisible".
La CAN propose à toutes les fédérations départementales, à tous les groupements affiliés de se saisir de cet Appel, de le faire circuler, et signer, d'organiser des conférences de presse, des débats publics, des délégations et des interventions auprès des parlementaires, y compris avec les adhérents, militants, responsables d'autres associations, mouvements de votre département, que vous savez être sur les mêmes orientations fondamentales.
Par ailleurs, la CAN décide que la Fédération Nationale organisera le 24 mai 2003, une expression publique. Après Nantes et Strasbourg en 2001, Marseille le 25 janvier 2003, cette initiative nationale, aura lieu à Bordeaux sur le thème :

Décentralisation, Régionalisation, Subsidiarité, Constitution européenne :
Comment défendre l’unité de la République, la Démocratie et la Laïcité menacées par l’Europe vaticane, cléricale et religieuse ?

Cette initiative prendra donc la forme d'un colloque à caractère à la fois informatif et militant dans la mesure où toutes les fédérations et groupements affiliés sont invités à préparer des délégations importantes et à populariser cette initiative très largement autour de nous.
Vous recevrez en temps utiles toutes les informations pratiques concernant cette manifestation.
La CAN a mandaté le Bureau Exécutif pour prendre tous les contacts nécessaires afin d'assurer une participation effective de personnalités significatives à ce colloque.
Concernant les menaces directes qui pèsent désormais sur la loi de 1905, la CAN a décidé d'adresser une lettre publique à tous les partis politiques pour leur demander s’ils étaient pour la défense de la loi de 1905, pour sa modification ou pour son abrogation.
Communiqué de la fédération nationale

Pour la neutralité des institutions de l'Union européenne

Hémicycle du Parlement européen - Séance inaugurale de la Convention européenne - 28 février 2002 La Fédération Humaniste Européenne vient de donner raison à la Libre Pensée française sur le caractère inacceptable de la déclaration N°11 d'Amsterdam. C'est pourquoi, nous venons de demander une rencontre rapide entre nos deux associations pour pouvoir agir ensemble.
Le Secrétaire général de la Libre Pensée :
Christian Eyschen

>> Copie du courrier adressé à la LP Nationale :
Les membres de la Convention qui défendent les valeurs de laïcité nous demandent de faire un appel urgent pour les soutenir en déposant des documents à la Convention dans les plus brefs délais Il est urgent d'intervenir, si ce n'est pas encore fait, directement auprès des représentants français à la Convention "Pour l'avenir de l'Europe" ainsi qu'auprès du commissaire Barnier.
La Convention est occupée pour l'instant à examiner les premiers articles du futur Traité constitutionnel concernant les valeurs,les références et la place des Églises
La FHE est intervenue à plusieurs reprises et dépose ce jour un document que je joints en annexe;
Le point le plus dangereux demandé par les Eglises est l'inclusion de la déclaration 11 dans le Traité;
La FHE est à votre disposition pour toute aide éventuelle.
Bien à toi
Georges Liénard, Secrétaire général de la FHE

>> Pour la neutralité des institutions de l'Union (28 janvier 2003)
Inscrire en préambule d'une future constitution de l'Union la référence à dieu relève d'une démarche peu rassembleuse et discriminatoire à l'égard des citoyens, de plus en plus nombreux, qui ne suivent plus les préceptes religieux. Les personnes qui ne pratiquent pas de religion développent des convictions tout aussi respectables que celles des "croyants".
La référence à dieu ou à la tradition religieuse est parfaitement inopportune car, contrairement aux États "d'Anciens Régimes", le droit et la loi ne sont plus donnés aux hommes sous le couvert d'une puissance religieuse mais adoptés par les représentants que les citoyens ont élus démocratiquement. Il s'agit d'un principe de base de toute démocratie parlementaire qui, en Europe, présente une différence fondamentale d'avec la" tradition religieuse".
Toute société est héritière de sa culture qui porte en elle les multiples sources de son identité. En Europe ont convergé les apports de divers courants de sensibilité et de pensée.
La Fédération humaniste européenne (FHE) rejette la référence à des héritages qui divisent et propose de se référer à "l'héritage culturel de l'histoire européenne".
La FHE demande d'inclure dans l'article 1 de la Constitution que "l'Union est fondée sur les principes indivisibles et universels de la dignité des hommes et des femmes, de la liberté, de l'égalité, et de la solidarité; elle repose sur le principe de la démocratie et de l'État de droit."
La FHE considère que l'article 10 de la Charte des Droits fondamentaux garantit "le droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion" mais réclame d'y adjoindre le droit de ne pas avoir de religion.
La FHE qui défend la séparation des Églises et de l'État demande d'inclure dans l'article 3 que l'Union garantit la laïcité des institutions.
Il convient de développer des institutions de l'Union impartiales par rapport aux convictions des uns et des autres, qui n'introduisent pas de discriminations et respectent les libertés de convictions, que celles-ci soient religieuses ou non, sans qu'il soit nécessaire de recourir à tel ou tel message transcendant.
Ce qui est primordial aujourd'hui est d'obtenir la participation active de tous les citoyens à l'œuvre commune d'une construction démocratique européenne. La citoyenneté dans l'Union ne peut pas être fondée sur des convictions religieuses ou des messages reposant sur une forme de transcendance.
La FHE s'oppose à inclure dans le Traité la déclaration 11 de l'Acte final au traité d'Amsterdam qui "assure le respect du statut des Eglises et des communautés religieuses enregistré par chaque Etat" mais n'a d'autre objet que le maintien des privilèges de certaines Églises dans les États membres.
La préoccupation des humanistes et des laïques, au sein de la Fédération humaniste européenne, mais avec eux des personnes de convictions religieuses, est d'éviter que ne se crée à nouveau par le biais des Institutions européennes un fossé entre les citoyens, entre ceux qui croient au ciel et ceux de plus en plus nombreux qui n'y croient pas.

3.2.03

Vie de la fédération aveyronnaise

Réunion à Rodez

Le bureau de La Libre Pensée de l'Aveyron se réunira le

Samedi 8 février 2003
14 heures
Salle Bossuet
parc de stationnement Foch
Boulevard Gally
à Rodez

La réunion sera ouverte au public à partir de 16H

L'ordre du jour sera adopté en début de séance, compte- tenu de l'actualité et des points restés en suspens lors de la réunion du 18 janvier à Decazeville (voir CR ci-joint)

Les réunions du bureau sont ouvertes à tout adhérent ; vous pouvez y participer ou faire part de vos réflexions et propositions par tout moyen à votre convenance.
Vie de la fédération aveyronnaise

Compte rendu de la réunion de Decazeville du 18 janvier

Présents :
Pascal Astruc, Maurice Boyer, Francis Campredon, Maryvonne Catusse, Sylvie Dinse, Bernard Jacques, Simone Moussac, Daniel Péré, Solange Rioux
Excusés :
Jean-Michel Delhon, Patrick Faraone, Michel Pascal
Ordre du jour :
- prise de contact et échanges avec de futurs adhérents ; préparation d'un fonctionnement en groupes.
- le point sur les recherches relatives à la question à l'étude du prochain congrès et les actions en cours.



1- Prise de contact et échanges :

Après l'accueil des différents participants et des journalistes, suit un tour de table, puis, la Présidente brosse une présentation historique de La Libre Pensée, tant comme expression philosophique qu"associations nationale et départementale. Les différentes actions, que la Libre Pensée aveyronnaise a conduites depuis deux ans (ou conduit encore à ce jour), sont énumérées : conférences, soirée-débat, accueil de personnalité, réactions aux atteintes à la laïcité institutionnelle, participation au congrès national et à deux rencontres inter- fédérations (Cantal- Lozère) à Aubrac.

Des échanges, nombreux, émergent notamment :

· des questions :
- que sera la prochaine république , compte- tenu de la puissance du lobby catholique au niveau de l'Europe ?
- quelle place pour la Turquie dans cette même Europe ?
- ne pourrait-on faire un inventaire de l'Education Populaire ? (en conclusion du dernier constat ci-dessous)

· des considérations sur
- le port du tchador

· une controverse sur les termes "illettrisme" et "analphabétisme" et particulièrement leurs connotations.

· des constats :
- amalgames départementaux sur des personnalités : Fabre de Micropolis et Fabre du collège ruthénois, dont un participant nous entretient brillamment
- importance et rôle de la TV dans le nivellement de la pensée
- assoupissement des principales structures laïques qui ne sont plus dans la société les relais des valeurs et principes sur lesquels s'appuie la République .

Quel fonctionnement ?
Il y a unanimité sur la structure fédérale avec groupes autonomes , réunis sur toute action et/ou manifestation importante. Selon le nombre de nouveaux adhérents à Decazeville et à Rodez, il peut y avoir un ou deux groupes. L'important est de rassembler des laïques et de permettre au plus grand nombre de participer aux réunions de travail (mensuelles, des groupes ; trimestrielles, intergroupes)



2- Point sur les actions en cours :

- MC fait lecture d'un courrier à la Rectrice au sujet de la fondation P.Diaz (voir bulletin et CR précédent)
- Et BJ de sa réponse (piquante) à la Mission Culturelle départementale (CR précédent)
- L'IA n’ayant pas répondu à notre demande d'entrevue, (en rapport avec le message de catéchèse diffusé dans une école publique), un courrier recommandé avec accusé de réception lui sera envoyé dans les termes préconisés par Droit et Laïcité. (MC)

Nouvelles atteintes à la laïcité :
- A St- Affrique des élèves du privé, entrent dans le collège, en temps scolaire pour y visiter une exposition payante de la Mission culturelle départementale, "Couleur d’Afrique".
- Le dernier bulletin de la MGEN présente le Service d'Aide Pédagogique des PEP 12, lequel est servi indifféremment aux élèves du privé comme du public.
Sur ce dernier point MB fait lecture d'une contribution qu'il propose à la LP12 (questions à l'association des PEP) et d'une autre, qui est un appel aux associations laïques pour une rencontre en vue d’actions communes.
SR propose que des questions à la PEP (national) s'appuient sur principes et texte de manifeste, relevés sur leur propre site internet, en contradiction avec la disposition départementale dénoncée précédemment.

Propositions de lois à l'Assemblée Nationale (par, ou avec, deux des députés aveyronnais):
- sur l'inhumation des enfants morts- nés (avec de probables incidences sur l'IVG en cas d'adoption de la loi) par J. Godfrain
- sur l'augmentation du financement, par les régions, des dépenses des lycées privés , avec S.Roques

Il n'est pas inintéressant de lire la "Note doctrinale", émanant de la Congrégation pour la doctrine de la Foi, qui s'adresse en particulier aux hommes politiques catholiques, à propos des questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique (source : Réseau Voltaire)




Vu l'heure tardive nous remettons à la prochaine réunion :
- l'étude des contributions proposées au sujet des PEP et des rencontres avec les associations laïques (ci-jointes)
- la possibilité d'un communiqué dans la presse, sur les propositions de lois citées
- le tri des documents collectés sur la question à l'étude du prochain congrès
- la diffusion de l'"appel pour une République une et indivisible" de la LP Nationale et la déclaration de J.Salamero (ci-joints)
- l'examen de divers articles relatifs à la révision de la loi de 1905 parus dans la presse nationale et régionale.