26.11.05

Succès du colloque célébrant le centenaire de la loi de 1905

Le colloque "Laïcité. Loi de 1905. Centenaire" qui s'est déroulé samedi 26 novembre 2005 au centre universitaire Champollion s'est conclu sur un réel succès. En dépit de conditions météorologiques difficiles qui auront empêché certains de venir, le public a été particulièrement nombreux et attentif pour assister aux tables rondes et aux trois conférences proposées ; entrecoupées de chants interprétés par Nadine Rémy et de textes lus par Robert Thiel.

Tout les détails sur notre blog spécial :

23.11.05

Colloque événement
samedi 26 novembre à Rodez

Laïcité
Loi de 1905
Centenaire


Samedi 26 novembre 2005 à l'université Champollion de Rodez se déroulera le colloque "Laïcité. Loi de 1905. Centenaire" organisée par le comité départemental d'action laïque (CDAL) composé des Délégués départementaux de l'éducation nationale (DDEN), de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), de la Ligue de l'enseignement, du Syndicant enseignant et du syndicat Unsa-Education ; et avec le concours de la Ligue des droits de l'homme et de la Libre pensée de Rodez. Ce colloque est par ailleurs soutenu par la MAE, l'Autonome de Solidarité, la MGEN, la MAIF et la Camif.

Jean-Louis Biot, secrétaire général du Comité nation d'action laïque (CNAL) animera ce colloque sur le thème de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat. Cette loi est l'assise de notre République qui y puise sa volonté, ses espérances, ses perspectives.
Le 9 décembre 1905, l'idéal laïque devient force légale. Une loi centenaire qui a traversé un siècle sans rien perdre ni de sa pertinence, ni de son exigence.
Le 26 novembre 2005, nous vous donnons rendez-vous avec l'histoire, l'actualité et l'avenir de cette loi : des racines et des ailes pour la République... pour l'Humanité.

La Libre pensée de Rodez a apporté très activement sa contribution à l'organisation de colloque, unique en Aveyron et dont la presse s'est déjà fait l'écho.

La Libre pensée de Rodez a par ailleurs ouvert un blog spécial sur le centenaire de la loi de 1905 en Aveyron où vous pouvez d'ores et déjà découvrir le programme détaillé de ce colloque ainsi que d'autres initiatives en lien avec le centenaire de la loi. Ce blog est consultable à cette adresse :

http://loi1905.blogspot.com/

14.11.05

Communiqué de la libre pensée nationale

Mise au point, mise en garde


La Fédération nationale de la Libre Pensée, à quatre semaines de la grande manifestation laïque du 10 décembre 2005 à Paris, tient à rappeler le sens et le contenu de cette manifestation et de ses mots d’ordre.
Cette initiative, qui a reçu le soutien de milliers de militants laïques, d’Elus de la République, de personnalités et associations laïques d’autres pays et d’une cinquante d’associations, syndicats et partis politiques, s’inscrit pleinement dans la défense de la démocratie, notamment politique.
La loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat, qui a supprimé le concordat, a proclamé la liberté absolue de conscience en lui donnant les moyens d’exister en faisant des religions une stricte affaire privée.
En aucun cas, cette loi ne vise à ce que l’Etat réprime les convictions religieuses ou antireligieuses. Elle ne constitue, en aucune manière, à un appel à la répression contre les Eglises, les religions ou des personnes se réclamant de leurs appartenances ou de leurs non appartenances à une croyance.
C’est une loi de liberté qui permet à chacun de vivre pleinement ses convictions dans la vie privée. 1905 est une loi laïque et non une loi athée de destruction des religions. Ferdinand Buisson, Aristide Briand et Jean Jaurès, (tous libres penseurs) l’on rappelé avec force lors des débats parlementaires de 1905.
C’est fort de ces principes démocratiques que la Fédération nationale de la Libre Pensée ne peut que manifester son opposition résolue à l’Union des Familles Laïques (UFAL) qui, dans son communiqué du 7 novembre 2005 en appelle à la répression contre « les délinquants maffieux et les caïds de l’islamisme politique ».
En appeler à une répression accrue dans les banlieues par les forces de police ne peut que servir de provocations à la multiplication des incidents. Qui y aurait intérêt et pour quels objectifs ?
La manifestation laïque du 10 décembre 2005 a pour but de défendre, restaurer et promouvoir la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l’Etat. C’est sur ces perspectives qu’elle est organisée.
Toute tentative de lui faire porter un autre contenu serait profondément contraire à la volonté des organisateurs regroupés dans le Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques.
On ne peut pas être les jours de fête pour la séparation des Eglises et de l’Etat et tous les jours s’en faire les détracteurs et les adversaires résolus des principes démocratiques qu’elle a institués.
En conséquence, la Fédération nationale de la Libre Pensée le dit solennellement : Quiconque en appellerait à la répression, s’opposerait de fait à la loi républicaine et laïque de 1905 et, s’exclurait de lui-même de cette manifestation.
La Fédération nationale de la Libre Pensée rappelles les mots d’ordre de la manifestation laïque du 10 décembre (approuvés par l’ensemble des organisateurs) :
- Pour la restauration de la loi de 1905 !
- Pour l’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !
- Pour le respect du principe : « Fonds publics à la seule Ecole publique » !
- Pour l’abrogation de toutes les lois antilaïques !
- Pour l’avènement d’une laïcité sans frontières !

Tous à Paris le 10 décembre 2005
14H30 place de la République !

29.10.05

Communiqué de la Libre pensée nationale

Lettre ouverte à tous les partisans de la laïcité de l’Ecole et de l’Etat

Le Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques a pris l’initiative de lancer un appel aux laïques, en octobre 2004, afin que se tienne une grande manifestation laïque à Paris le 10 décembre 2005, à l’occasion du centième anniversaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat :

« Pour la défense et la promotion de la loi de 1905 »
Samedi 10 décembre à 14H30 – Place de la République à Paris

Plus de 3 000 personnalités laïques, dans la diversité des opinions et des appartenances laïques, une trentaine d’organisations se réclamant de la défense de la laïcité, une centaine d’Elus républicains et 70 personnalités internationales ont répondu positivement à cet appel sur les mots d’ordres suivants :

- Pour la restauration de la loi de 1905 !
- Pour l’abrogation du Statut clérical d’Alsace Moselle !
- Pour le respect du principe : « Fonds publics à la seule Ecole publique » !
- Pour l’abrogation de toutes les lois antilaïques !
- Pour l’avènement d’une laïcité sans frontières !

A l’initiative du Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques et de l’Observatoire international de la Laïcité s’est tenue, le 8 octobre 2005, une première réunion de préparation à cette manifestation. Il a été demandé à tous ceux qui voulaient rejoindre l’appel à cette manifestation de le faire savoir avant le 1er novembre 2005.

A ce jour, on répondu positivement :
Syndicats : CGT-FO, Fédération Générale des Instituteurs luxembourgeois,
Obédiences maçonniques : Grand Orient de France et Maçonnerie française
Associations laïques : Association du Chevalier de la Barre (75), Comité-Laïcité-République, Europe et Laïcité (CAEDEL), Fédération nationale de la Libre Pensée, Groupe La Barre d’Abbeville (80), Laïcité – Liberté, Ligue luxembourgeoise de l’Enseignement, République et Laïcité (Portugal), Union des Athées, Mouvement des Maghrébins laïques en France, Europa Laica (Espagne), Observatoire de la Laïcité du Pays d’Aix (13), Club Laïcité,

Autres associations : Association Ailleurs ou d’Ici Mais Ensemble (AIME – 75), Comité 1905-2005 – Nantes (44), Egale (Egalité-Laïcité-Europe), Faire le Jour (La Réunion), Institut Charles Darwin International, République sociale, Regards de Femmes (69), Union des Familles Laïques (UFAL), SAT-Amikaro (Esperanto),

Organisations, groupes et partis politiques : Parti Radical de Gauche, France Radicale – Gauche Démocratique et Républicaine, Union des Républicains Radicaux, République sociale,

Nous appelons toutes les associations laïques, organisations syndicales, partis, regroupements et personnalités qui se reconnaissent dans les objectifs de cette manifestation à nous le faire savoir rapidement afin de rendre public leur appel.

Nous les invitons à participer à la réunion d’organisation de la manifestation qui se tiendra :
Sous la présidence de Christian Eyschen, Marc Blondel et Etienne Pion
Le jeudi 3 novembre 2005 à 17H30
Maison des Associations
15 passage Ramey 75018 Paris

26.9.05

Communiqué de la féération de la libre pensée nationale

1905/2005 : Vive la laïcité ! Vive la séparation des Eglises et de l’Etat !

La Fédération nationale de la Libre Pensée tient à condamner publiquement les propos du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, qui assimile l’enseignement privé à l’Ecole publique laïque lors de sa visite à un établissement catholique dans le Maine-et-Loire. La Libre Pensée le déclare solennellement : il n’y a qu’une seule Ecole de la République : l’Ecole Laïque !
A l’heure où des milliards d’euros de fonds publics continuent à être détournés au profit de l’enseignement catholique par les lois antilaïques Debré, Haby, Guermeur, Rocard, Jospin, Lang, ces propos sont scandaleux de la part d’un ministre d’une République qui se prétend encore laïque. Cette déclaration ne peut qu’encourager les adversaires de la République laïque et du principe de séparation des Eglises et de l’Etat.
Elle va dans le sens des propos cléricaux du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, devant l’Académie des Sciences morales et politiques, le 19 septembre 2005 : « Je rappelle le rôle joué par la religion dans la France profonde, celle des campagnes, il y a un siècle. Il y avait des instits et aussi des curés. La religion a contribué à créer des citoyens. Aujourd’hui, les campagnes ont été remplacées par les banlieues.. Ce qui me frappe, cent ans après, c’est que ces quartiers sont devenus des déserts cultuels et culturels…
Je propose que les maires et les conseils municipaux puissent jouer un rôle important pour les lieux de culte. Afin de dégager les mosquées de toute influence étrangère, il faut favoriser leur construction sur fonds publics et de placer des élus dans l’association qui gère les mosquées ».
En clair, c’est le retour du concordat de 1801 et l’implication des èlus dans les « Conseils de fabrique » de triste mémoire pour les laïques. C’est la religion au bras de la police pour le maintien de l’ordre et de l’oppression sociale, « le vice au bras du crime » comme l’écrivait Chateaubriand à propos de la Restauration.
Ce soutien ouvert de l’Etat au cléricalisme le plus forcené a déjà des conséquences immédiates. Le ministre Gilles de Robien, toujours lui, vient de destituer un Recteur pour avoir décidé d’un sujet au baccalauréat portant sur l’IVG. Suite à la demande de trois associations anti-IVG, de la direction diocésaine de l’enseignement catholique de Paris et de 23 parlementaires notamment, le Ministre de l’Education s’est exécuté et a procédé à la destitution du Recteur d’Orléans-Tour.
Après le Concordat, c’est le retour de l’Ordre moral et de la censure religieuse qui s’est aussi manifesté contre des activités publicitaires et artistiques.
La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle l’opinion publique laïque à se mobiliser pour empêcher le retour en force du cléricalisme.
Elle appelle les laïques et les libres penseurs à se mobiliser massivement pour faire du meeting laïque du 1er octobre 2005 à la Mutualité un grand moment de mobilisation pour la réussite de la manifestation nationale du 10 décembre 2005 pour la défense et la promotion de la loi de 1905.

Tous au meeting laïque

Le samedi 1er octobre à 14h30
A la Mutualité, 24 rue Saint-Victor – 75005 Paris
« Pour la défense et la promotion de la loi de 1905 ! »
Sous la présidence de Marc Blondel :
Avec Jacques Lafouge (humaniste et libre penseur) et les représentants de la Libre Pensée, d’Europe et Laïcité (CAEDEL), du Comité-Laïcité-République, de l’Union des Athées, du Grand Orient de France, de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) et du Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques.

25.9.05


La Libre pensée de Rodez a participé ce dimanche 25 septembre à la Rentrée des associations, sous les halls Charles, à Rodez. Cette manifestation, organisée à l'initiative du député Censi sur toute la 1ère circonscription, a regroupé plusieurs dizaines d'associations.
La Libre pensée de Rodez a dressé son stand qui a apporté un éclairage tout particulier sur la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, dont on s'apprête à célébrer le centenaire.
Outre une exposition sur plusieurs panneaux rappelant le contexte historique de la génese de la loi, son évolution et ses atteintes jusqu'à nos jours, les libres penseurs de Rodez ont proposé au public de signer le manifeste de la fédération nationalede la Libre pensée, de découvrir une large bibliographie sur la laïcité, les religions, etc.
Plusieurs documents (dépliants, manifeste, etc.) ont été distribués. La Libre pensée de Rodez a également proposé un document de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).



17.9.05

Communiqué de la fédération nationale de la Libre pensée

Face au communautarisme, pour la séparation des Eglises et de l’Etat,

Première victoire en Ontario

La Fédération nationale française de la Libre Pensée, fermement attachée aux droits démocratiques, et en premier chef à la pleine liberté de conscience, porte à la connaissance de l’opinion publique républicaine et laique :
M.Dalton Mc Guinty, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, a déclaré dimanche 11 septembre 2005 : «J'en suis venu à la conclusion que le débat a assez duré. Il n'y aura pas de charia en Ontario».
Le gouvernement ontarien a promis de modifier la législation provinciale «aussitôt que possible». M.Dalton McGuinty a tranché : «Il n'y aura pas d'arbitrage religieux en Ontario. Il y aura une loi pour tous les Ontariens.»
Importante information commentée ainsi par le quotidien Le Monde dans son édition en ligne du 12 septembre 2005 : «En conséquence, le premier ministre, Dalton McGuinty, a en même temps annoncé son intention de déposer un projet de loi visant à interdire tous les tribunaux d'arbitrage religieux. Ainsi, les chrétiens et les juifs perdraient un droit dont ils disposaient depuis une quinzaine d'années ».
La Fédération nationale française de la Libre Pensée rappelle, qu’informée dès 2004 par les organisations laiques amies de l’état canadien, Humanist Association of Canada et Mouvement laique Québécois, elle a vigoureusement condamné la prétention communautariste d’imposer, au nom du « multiculturalisme», la présence de tribunaux religieux particuliers ayant force de loi.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée s’est adressée publiquement, le 25 juillet 2005, tant au Premier Ministre du Canada, M. Paul Martin et aux autorités fédérales qu’au Premier Ministre de l’Ontario, M. Dalton Mc Guinty et aux autorités provinciales par une « Lettre ouverte » qu’elle a massivement fait connaître.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée s’est félicitée des réponses écrites apportées à sa légitime requête par les premiers ministres Paul Martin et Dalton Mc Guinty.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, refusant toutes les ingérences dans la vie publique de toutes les religions, au Canada comme ailleurs, s’honore ne jamais avoir cédé aux sirènes liberticides du droit à la différence : « Légitimer des tribunaux religieux, et aujourd’hui des Instituts Islamiques de Justice Civile, c’est, au nom du «multiculturalisme» et du soi disant «droit à la différence», ériger en principe la différence des droits. »
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, refusant de « faire le tri » entre les religions, a opportunément rappelé ces propos du porte-parole du Parquet général de l'Ontario, M.Brendan Crawley : "la loi de médiation de l'Ontario de 1991 autorise l'introduction d'un arbitrage basé sur des principes religieux, comme c'est le cas pour les rabbins dans les communautés juives et pour les prêtres dans les communautés chrétiennes, qui participent à la résolution de contentieux civils"..
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, avec les associations laïques et humanistes du Canada, a instamment demandé que « la loi soit la même pour tous, indépendamment du sexe, de la religion ou origine ethnique, l’abolition de l’arbitrage par des tribunaux religieux en Ontario lors de conflits familiaux »
Seule dans ce pays, la Fédération nationale française de la Libre Pensée a conclu à l’impérieuse nécessité de «l’abrogation de la loi ontarienne de 1991 et le retrait du rapport de décembre 2004 de l’ancienne procureur générale Marion Boyd.»
Fidèle à toute son histoire, sur le terrain séculaire de combat pour l’absolue liberté de conscience par la stricte séparation des Eglises et de l’Etat et sous sa propre banderole, la Fédération nationale française de la Libre Pensée a appelé se rassembler, le 8 septembre 2005, devant l’ambassade du Canada à Paris.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée salue aujourd’hui le courage des démocrates et des laïques du Canada qui viennent d’arracher cette victoire.
Elle fait sienne la déclaration de l'écrivain canadien Margaret Atwood :«Les politiciens d'aujourd'hui comprennent sûrement que la séparation de l'Eglise et de l'Etat constitue le terrain fertile sur lequel prospèrent les démocraties modernes.»

10.9.05

10 septembre 2005

Le président national de la Libre pensée
en visite à Rodez


La Libre pensée de Rodez, réunie en Assemblée générale ce samedi 10 septembre, a eu l’honneur de recevoir la visite de Joachim Salamero, président de la fédération nationale de la Libre pensée. A trois mois du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, le président Salamero est venu saluer en Aveyron le travail des Libres penseurs, fortement mobilisés pour faire de la célébration de cette loi, pilier de la République, un temps fort de l’indispensable « reconquête laïque » à l’heure où la laïcité institutionnelle est malmenée et menacée. La célébration du centenaire passera par une grande manifestation à Paris, samedi 10 décembre à 15 heures, place de la République ; mais se traduira également par d’autres actions locales, en Aveyron, auxquelles la Libre pensée de Rodez s’associera. « Au-delà des colloques et rendez-vous nationaux, il est important d’impulser dans les départements des réalisations concrètes », a indiqué le président national.
Joachim Salamero a également dégagé les perspectives d’actions pour les mois à venir. Il s’agira tout d’abord de réactiver l’intergroupe parlementaire « Les amis de la Libre pensée » et l’association des élus amis de la Libre pensée. La Libre pensée va également s’attacher à apporter une réponse juridique aux nombreuses atteintes à la loi de 1905. Parallèlement, après la question à l’étude « Individu ou personne », la Libre pensée va travailler cette année sur le thème « Education ou instruction. »
Association indépendante de tout parti politique et de tout dogme, la Libre pensée de Rodez invite les personnes intéressées par la défense de la laïcité à venir à sa rencontre sur son stand de la Rentrée des associations, dimanche 25 septembre de 9 heures à 17 heures à la salle des fêtes de Rodez.

4.9.05

Congrès de la fédération nationale de la Libre pensée

Le Bureau Exécutif de la Libre Pensée

A l’issue du congrès national de Metz de 2005 de la Libre Pensée, la Commission Administrative Nationale a élu :

- Président : Joachim Salamero
- Vice-Présidents : François Grandazzi et Michèle Vincent
- Secrétaire général : Christian Eyschen
- Secrétaire général adjointe : Catherine Le Fur
- Secrétaire national Administratif : Roger Lepeix
- Secrétaire national Administratif Adjoint : José Arias
- Trésorier national : Michel Godicheau
- Trésorier national adjoint : Christian Demeautis

Directeur de la Raison : Joachim Salamero
Rédacteur en chef : Christian Eyschen
Rédacteur en chef Adjoint : Catherine le Fur

Directeur de l’Idée Libre : Claude Singer
Congrès de la fédération nationale de la Libre pensée

Motion complémentaire de la Résolution laïque

A propos de l’enseignement du « fait » religieux

L’application de la loi Fillon institue l’enseignement des dogmes religieux sous le vocable fallacieux d’enseignement du « fait » religieux. Ce qui revient à étendre les programmes concordataires d’Alsace Moselle à l’ensemble du territoire.

Les instituteurs et professeurs des écoles, privés aussi de leur liberté pédagogique par la loi Fillon, devront enseigner le catéchisme par obligation statutaire.

La Libre Pensée appelle l’opinion publique laïque, les Elus de la République et les organisations syndicales à se mobiliser massivement pour refuser cette extension du statut clérical d’Alsace Moselle.

Adopté à l’unanimité

11.7.05

Communiqué de la Libre pensée nationale

Déclaration de Paris de l’IHEU


Cette déclaration a été adoptée, à l’unanimité, par 300 participants au XVIème congrès international de l’Union Internationaliste Humaniste et Laïque (IHEU) lors de sa séance plénière du 7 juillet 2005. Ce congrès a rassemblé des participants de plus de 50 pays venus des cinq continents. Il a été organisé par la Fédération nationale de la Libre Pensée française.

Il s’est tenu à l’UNESCO et à l’Université de la Sorbonne. Il a été organisé conjointement avec la commission française de l’UNESCO et salué officiellement par la direction de l’UNESCO. Les responsables de l’IHEU ont été reçus officiellement à la questure de l’Assemblée nationale par monsieur Jean Le Garrec, député de la République française, libre penseur.

* * *

Le 16ème congrès mondial s’est tenu à Paris du 5 au 7 juillet 2005 pour commémorer le centième anniversaire de la loi française de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905. S’appuyant sur l’héritage de la Révolution nord- américaine, sur le Premier Amendement de la Constitution des Etats-Unis (1791) et sur la Révolution mexicaine, cette loi française a marqué l’avènement du mouvement de laïcisation initié par les Lumières et la Révolution française pour mettre l’Homme au cœur de sa destinée.

Partout dans le monde, sur tous les continents, depuis des siècles, les humanistes ont agi et continuent d’agir pour le triomphe de la liberté de conscience. Celle-ci est fondatrice de l’émancipation humaine et ne peut être dissociée de la lutte pour les libertés démocratiques.

« L’Homme est la mesure de toute chose » disait Protagoras, il y a des millénaires dans la Grèce antique, patrie fondatrice de la notion de citoyenneté. Dans l’Inde ancienne, 600 ans avant l’ère vulgaire, ce principe humaniste était déjà affirmé par les anciens Carvakas (en résumé) : « La morale est un phénomène de la nature. C’est une convention sociale, une commodité et non un commandement divin. Il n’est aucunement nécessaire d’exercer un contrôle sur les instincts et les émotions. Ce sont les ordres de la nature. L’objectif de la vie est de vivre et le bonheur reste la seule sagesse ».

L’Homme, c’est d’abord sa conscience et sa liberté d’en user selon son choix. Aucune contrainte politique, culturelle, religieuse, économique, étatique n’a de fondement légitime pour interdire ou limiter la liberté de conscience des êtres humains.

Il ne peut y avoir de liberté de conscience là où les religions dominent de leur empreinte les sociétés. La laïcité, c’est l’exigence des droits égaux pour ceux qui font partie d’une religion comme pour ceux qui n’en font partie d’aucune. Les humanistes ont toujours soutenu les actions visant à construite la laïcité des sociétés et des institutions en exigeant ce principe d’égalité pour les croyants et les non-croyants.

Pour l’IHEU, et ses organisations membres, l’Etat doit être laïque, c’est-à-dire ni religieux, ni athées. Demander qu’il y ait une véritable égalité démocratique reconnue par la loi entre les croyants et les humanistes ne signifie nullement que les associations adhérentes à l’IHEU mettent sur le même plan philosophique tous les points de vue. Nous n’avons aucun devoir de respect envers des affirmations absurdes et réactionnaires, quelle que soit leur ancienneté ; le véritable humanisme est l’exercice de la liberté de conscience par la méthode du libre examen.

La conquête des mêmes droits pour tous est un pas positif en direction de la laïcisation et la séparation des religions et de l’Etat est un moyen nécessaire pour cela. Les garanties laïques ne doivent donc pas être simplement légales, elles doivent être constitutionnelles - sans cette disposition institutionnelle comment garantir la liberté de conscience égale pour tous ? Une loi sans garantie constitutionnelle peut être remplacée par un simple changement de majorité. C’est pourquoi la séparation institutionnelle des religions et des Etats, partout dans le monde, est une revendication de l’IHEU. C’est la lumière qui éclaire le chemin des peuples et des nations. L’histoire de chaque peuple, de chaque nation est différente par nature. Il y a des pays, comme les USA où l’Etat est laïque, mais non la société. En France, par la loi de 1905, l’Etat et l’Ecole publique sont laïques et les citoyens ont une véritable liberté de conscience. Il y a autant d’histoires différentes qu’il y a de pays différents

Pour l’IHEU, chaque chemin, emprunté par les différents peuples et nations doit aboutir à l’avènement de la séparation des religions et des Etats. Tout acquis laïque doit être préservé, défendu et étendu pour cela. C’est pourquoi, le 16ème Congrès mondial de Paris de l’IHEU décide de faire de la séparation des religions et des Etats un de ses axes internationaux d’action. Le 16ème congrès mondial de l’IHEU s’est tenu à Paris du 5 au 7 juillet 2005, dans les locaux de l’UNESCO et de l’Université de la Sorbonne - deux hauts lieux qui ont été les témoins de l’histoire de la lutte pour l’avènement d’un humanisme éclairé, libérateur du monde – s’engage à combattre pour la séparation authentique de la religion et de l’Etat partout dans le monde.

* * *

Pour tout contact : Christian Eyschen, représentant de l’IHEU à l’UNESCO. Tel : 06 07 05 46 44. Fax : 01 45 06 66 23. Courriel : christian.eyschen@wanadoo.fr

2.6.05

Référendum du 29 mai 2005

Le rejet absolu de l’Europe vaticane !

Net, clair et sans bavure, le résultat du 29 mai 2005 est désormais sans appel : le corps électoral a fait savoir, par une intense participation, son opposition absolue au projet de Traité constitutionnel européen.

Ce rejet est incontestable, la détermination des électeurs a entraîné leur mobilisation. La Fédération nationale de la Libre Pensée se réjouit de cette affirmation démocratique. En effet, on a assisté depuis 1983 à une désaffection croissante de la participation électorale, du fait des politiques gouvernementales qui tournaient le dos aux espoirs nés de la défaite de la droite en 1981. Les « commentateurs officiels » nous ont alors asséné une « version non moins officielle » : les citoyens français ne s’intéressent plus à la vie civique, ils sont devenus la « bof génération ».

Avec éclat, les citoyens ont apporté, le 29 mai 2005, le plus cinglant démenti à cette affirmation : le désintérêt électoral allait de pair avec l’absence de choix politique, car tous les gouvernements, de droite comme de gauche, se sont inscrits dans le cadre de la construction européenne antisociale et cléricale. Dès qu’un véritable clivage était en jeu, les citoyens se sont massivement mobilisés pour faire connaître leur volonté. Nul ne peut contester que la victoire du Non au référendum sur le Traité constitutionnel européen est le résultat d’une mobilisation populaire de très grande ampleur.

Le NON à La constitution européenne est une victoire de la démocratie !

La nation française s’est réapproprié son histoire en rejetant des institutions supranationales qui, en vertu d’ intérêts dit « supérieurs », voulaient la détruire en la ramenant aux frontières des provinces de l’Ancien Régime, au nom de « l’Europe des régions ». C’est la France de 1793 qui, une nouvelle fois, s’est dressée contre Coblence et les monarchies coalisées. Coblence, c’est aujourd’hui Bruxelles et la coalition réactionnaire, c’est l’Union européenne.

A ceux qui ont professé, de manière pitoyable et hypocrite, que la France allait « être isolée » dans le concert européen, les héritiers de 1789 ont rappelé avec force que notre pays n’avait jamais craint de paraître « isolé » quand il ouvrait le chemin à l’émancipation universelle, tant en 1789, qu’en 1871, en 1905 et en 1944 quand il se soulevait de manière révolutionnaire pour sa libération.

Le refus de l’Europe vaticane, cléricale et religieuse

La Fédération nationale de la Libre Pensée a engagé depuis des mois une campagne contre le Traité constitutionnel européen, son caractère profondément antidémocratique et antisocial, et l’arsenal de ses dispositions antilaïques (notamment les articles 9, 11, 52 et 70). Avec ses fédérations départementales, des centaines de réunions publiques se sont tenues pour analyser, décortiquer et condamner le caractère profondément antilaïque de cette pseudo-constitution.

Avec la Libre Pensée anglaise et la participation de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU), la Libre Pensée française a organisé une manifestation internationale, le 3 avril 2005 à Bruxelles, pour dire Non à la constitution européenne ! Cette manifestation a vu un millier de laïques et des associations de différents pays venir manifester pour défendre la laïcité en Europe.

Incontestablement, la Fédération nationale de la Libre Pensée a contribué, à sa place et avec ses moyens, au rejet du Traité constitutionnel européen. Elle a ainsi clairement montré qu’elle était réellement le centre de l’union du combat laïque authentique, loin de tous ceux qui ont toujours les meilleures raisons du monde pour ne jamais mener le moindre combat réel. Entre Munich et Valmy, la Libre Pensée française a choisi son camp.

Le Non à la constitution européenne est une victoire de la laïcité

Parmi les différentes raisons du rejet des électeurs de ce Traité constitutionnel européen, le refus de voir la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905 réduite à néant, a beaucoup pesé. Mais n’en doutons pas, les attaques contre la laïcité vont cependant continuer.

C’est pourquoi, la Libre Pensée appelle tous les laïques à se mobiliser massivement pour rejoindre l’Appel du Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques qui organise, à Paris, le 10 décembre 2005 une grande manifestation nationale pour la défense et la promotion de la loi de 1905.

Contre l’Europe des concordats et des religions officielles !
Contre les délits de blasphèmes et les impôts d’Eglise !
Avec la Libre Pensée : Agissez pour la laïcité en Europe !

5.4.05

Communiqué de la Libre pensée nationale - 4 avril 2005

Pour la liberté absolue de conscience
Ni dieu, ni maître !


Le chef d’une Eglise est mort ! Ce monarque, investi d’un pouvoir discrétionnaire, proclamé
infaillible et considéré comme tel, suscite l’adoration idolâtre de ses ouailles, provoque des démonstrations irrationnelles de masse qui, loin de nous déstabiliser, nous incitent au contraire à développer notre action de démystification des dogmes religieux, notre combat pour la promotion de l’instruction publique, du libre examen, du rationalisme expérimental contre toutes les formes d’obscurantismes, contre les charlatanismes et leurs gourous.
Ni plus ni moins réactionnaire et conservateur que ses prédécesseurs ou que son successeur,
adaptant la forme, selon que les circonstances le commandent, mais sans rien changer sur le fond de l’intransigeance dogmatique qui caractérise sa religion (et les autres), rappelant en permanence la doctrine sociale de l’Eglise (et la faisant appliquer), garante de la pérennité des systèmes d’exploitation de l’homme par l’homme, ce chef d’une des puissances les plus totalitaires que l’humanité connaît, a dirigé la politique internationale du catholicisme, en faveur de la mondialisation, de la gouvernance mondiale, contribuant ainsi directement à l’instauration de programmes économiques et sociaux aggravant considérablement la situation des classes ouvrières, des paysans, des peuples. Dans un prochain numéro de «La Raison», nous reviendrons sur cette démarche du Vatican, sur sa signification réelle et ses conséquences.
Les chefs d’Etat décrètent des journées de deuil national, participent es qualités aux cérémonies
catholiques, le gouvernement ordonne la mise en berne du drapeau de la République sur les édifices publics. Quelques responsables politiques élèvent des protestations, justifiées mais mesurées, pour rappeler que la laÏcité implique d’observer une stricte neutralité de l’Etat en matière religieuse.
Certains d’entre eux, ayant voté des lois antilaïques sur les signes et faits religieux à l’Ecole, se
dédouanent ainsi facilement. Le président de la République rappelle les efforts du Vatican pour
«construire l’unité de l’Europe». Perdues dans une déferlante d’hommages, quelques rares et timides voix regrettent le sectarisme papal en matière de morale sexuelle et familiale, laissent entendre que tout le reste est bel et bon. Face à ce constat, à cette overdose rarement égalée, nous n’en sommes que plus fondés à maintenir haut et largement déployé le drapeau de la Libre Pensée, insurgée permanent contre toutes les oppressions matérielles et morales.
C’est pourquoi, d’ici au 29 mai 2005 (et même après !), nous savons ce que nous avons à faire,
pour participer, aux côtés de beaucoup d’autres, au coup d’arrêt, à la défaite de l’Europe vaticane de Karol Wojtila et de ses prédécesseurs.

28.3.05

La Libre Pensée reçue par l’Union européenne

Les mots et les faits

Le vendredi 18 mars 2005, la Fédération nationale de la Libre Pensée française, la National Secular Society du Royaume-Uni, accompagnées par l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU), ont été reçues par le Docteur MichaelWeninger, conseiller politique du Président Barroso (chargé des relations avec les Eglises, Religions et Humanismes) au
Berlaymont, siège de l’Union européenne.
L’objet de cette entrevue était d’obtenir des réponses précises au mémorandum déposé par la NSS et la Libre Penséesur des questions relatives à la laïcité dans le traité constitutionnel européen, soumis à ratification dans les vingt-cinqEtats membres.
Nous publions les réponses du Docteur Weninger qui nous recevait officiellement au nom de l’Union européenne.

Statuts des Eglises et des religions dans l’Union européenne
Article I-52 : Statut des Eglises et des organisations non confessionnelles
“1- L’Union respecte et ne préjuge pas du statut dont bénéficient, en vertu du droit national, les Eglises et les associations ou communautés religieuses dans les Etats membres”.
Questions : L'expression “respecte et ne préjuge pas” veut-elle dire que, si le traité constitutionnel est ratifié par les vingt-cinq Etats membres, toutes les formes de relations entre les Eglises, religions et les Etats (concordats, Eglises officielles, religions d’Etat, impôts d’Eglise, délits de blasphème) seront protégées dans leur forme actuelle par le traité
constitutionnel ? Si oui, cela voudra-t-il dire que tout Etat qui décide de modifier ou d’abroger un concordat, un impôt d’Eglise ou le délit de blasphème, ou d’instaurer la séparation des Eglises et de l’Etat après la ratification finale du traité européen, devra obtenir l’accord unanime des vingt-cinq Etats membres (condition préalable d'une révision constitutionnelle du traité) ?
Réponse du Docteur Weninger : Les relations entre les Eglises et les Etats ne sont pas du ressort de l’Union européenne. Il y a de nombreuses formes de relations. Cela ne rentre pas dans le champ de compétence de l’Union européenne. Chaque Etat est libre de faire ce que bon lui semble.
Commentaire : Si cela est vrai, comment expliquer la satisfaction affichée et triomphante de la COMECE sur cet article 52 qui «garantit le respect de l’Union du statut des Eglises et des communautés religieuses dans les Etats membres, fondé sur leurs différentes traditions constitutionnelles» (Déclaration de la Conférence des Episcopats Catholiques en Europe) et
la course de vitesse du Vatican pour conclure de nouveaux concordats (avant la ratification du traité constitutionnel) en Slovaquie et dans le Land de Hambourg ?
La «garantie» du respect du statut des Eglises engage l’avenir et non le passé et le présent. Il y a les mots et il y a les faits. Et les faits, c’est l’affirmation de la garantie du maintien des privilèges antidémocratiques et cléricaux des Eglises dans l’Union européenne.

Relations des Eglises avec l’Union européenne
Article I-52 : “3- Reconnaissant leur identité et leur contribution spécifique, l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent
et régulier avec ces Eglises et organisations”.
Questions : Pourquoi le traité stipule-t-il une disposition particulière pour “les Eglises, associations ou communautés religieuses et les organisations philosophiques et non confessionnelles”, alors que l’article I-47-2 prévoit aussi “un dialogue ouvert, transparent et régulier avec les associations représentatives et la société civile” sans toutefois reconnaître “leur identité et leur contribution spécifique” ? Les Eglises auraient-elles un rôle spécifique à jouer dans les institutions de l’Union européenne ? Si oui, pourquoi ? Qu’est-ce qui les distinguerait du reste des autres associations ? Cela veut-il dire – comme nous le croyons au vu de l'ampleur et de la régularité des consultations déjà mises en place – que ces institutions non démocratiques seraient consultées, au préalable, sur des décisions et directives de l’Union européenne quand le domaine de compétence de ces futures décisions les concernerait ?
Réponse du Docteur Weninger : Un article supplémentaire a été nécessaire pour distinguer les Eglises et les religions d’avec les membres de la société civile, car ce n’est pas la même chose. Les religions, c’est la Transcendance, alors que la société civile, c’est l’immanence. Les Eglises sont au-dessus de la société, elles ne sont pas au même niveau que les autres associations.
Commentaire : Le dictionnaire indique que la transcendance relève d’un niveau supérieur, sublime, exemple : «La Transcendance de Dieu par rapport au monde et aux consciences». La définition de l’immanence est «le principe par lequel tout est intérieur à tout, ou un au-delà de la pensée est impensable». L’Union européenne reconnaît donc institutionnellement le caractère «supérieur» des Eglises et des relations avec les religions. Le traité constitutionnel européen c’est donc, un article 47 «pour le dialogue» avec le bas peuple et un article 52 «pour les relations transcendantales» avec les religions ! Où est l’égalité ?

Du 9 au 11 mars 2005 s’est tenue l’Assemblée plénière de printemps de la COMECE, à laquelle a participé José Manuel Barroso en sa qualité de président de la Commission européenne. Celui-ci a déclaré, à cette occasion : «L’Union européenne et l’Eglise partagent des valeurs très semblables… Il est reconnu le rôle significatif joué par l’Eglise tout au long de l’histoire de l’intégration européenne et a salué la réflexion théologique sur la construction européenne». Les évêques catholiques ont demandé alors «au Président Barroso de s’engager activement avec les Eglises dans un partenariat pour le changement, afin de construire une Europe basée sur des valeurs, dans des matières, telles que l’emploi, la famille et la recherche».
Quand on connaît les «valeurs» du Vatican sur le partage en matière économique, sur son action familialiste et sur les limitations de la recherche scientifique, il y a de quoi être vraiment inquiet pour la démocratie.

Prosélytismes religieux et services publics
Article II-70 : Liberté de pensée, de conscience et de religion
“1- Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. Ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.”
Questions : Quelles sont les implications pratiques légales de l'article 70 du traité constitutionnel faisant référence à la notion de manifester sa religion “en public” ? Est-ce que cela s'applique à manifester son appartenance religieuse au sein des administrations publiques, des écoles publiques et des services publics ? Si oui, cela concerne-t-il les fonctionnaires, les usagers et les élèves et d'autres personnes qui utilisent des services de l'Etat ? Est-ce que des législations
nationales pourront prohiber de telles possibilités ?
Réponse du Docteur Weninger : C’est la reprise d’une formule traditionnelle qui permet l’expression d’une opinion et d’une appartenance. C’est le droit de manifester son opinion partout. En France, c’est très compliqué. Je ne sais pas comment cela sera appliqué. Tout dépendra de l’interprétation. On peut comprendre aussi que cela est permis dans la sphère publique.
Commentaire : Le flou de la réponse de l’Union européenne et le refus de répondre clairement si le mot «public» inclut aussi les services publics ne sont pas de nature à nous rassurer mais, au contraire, à renforcer nos craintes. En effet, la laïcité des services publics n’existe réellement qu’en France comme un principe intangible. Le prosélytisme religieux risque donc d’être légitimé par l’Union européenne dans la sphère publique, comme cela se passe dans la
plupart des autres pays en Europe.

Une constitution cléricale
A la lumière des réponses apportées par l’Union européenne, force est de constater que le traité constitutionnel européen est de nature cléricale. Le cardinal de Vienne, Christoph Schönborn, un des principaux responsables de la Conférence européenne des Evêques catholiques (COMECE) a déclaré récemment : «Le préambule de la Constitution (problème de la référence au christianisme comme valeur commune en Europe - NDLR) n’est pas la question essentielle.
Qu’est-ce que le préambule ? C’est une préface. La substance d’une constitution, c’est ce qui est écrit dans la constitution et donc je suis très heureux de dire que les options fondamentales de cette constitution sont bonnes et acceptables d’un point de vue chrétien».
Il s’agit bien d’une constitution totalement antilaïque qui préserve les avantages cléricaux des Eglises et qui fait des religions les «partenaires transcendantaux» de l’Union européenne ! C’est pourquoi la Fédération nationale de la Libre Pensée appelle tous les laïques à dire NON à cette constitution le 29 mai 2005.
Pour une totale liberté de conscience par la séparation des religions et des Etats
La National Secular Society (Royaume-Uni) et la Fédération Nationale de la Libre Pensée (France) exigent

La Laïcité en Europe !
Une Europe libérée de la domination religieuse!

Et appellent à une
Manifestation laïque internationale
à Bruxelles
Le dimanche 3 avril 2005 à 12 heures !
(Départ Gare du Nord – Boulevard Albert 1er et arrivée Gare du Midi – Boulevard du Midi)

15.3.05

Communiqué de la Libre pensée nationale (14 mars 2005)

L’esprit saint a encore frappé




Prenant la relève de l’AGRIF, sous-marque du Front national, l’Eglise catholique vient de demander et cette fois d’obtenir l’interdiction d’une affiche. Il s’agit d’une photo publicitaire, interprétation tout à fait anodine de la Cène, le tableau de Léonard de Vinci. Le tribunal a vu là et contre l’avis du parquet, « un acte d’intrusion agressive et gratuite dans le tréfonds des croyances intimes ». Ce qui est purement et simplement la reconnaissance juridique d’un délit de blasphème qui n’existait pas, jusqu’à présent, dans le code pénal.
Au-delà de ce qui ne restera peut-être qu’une péripétie judiciaire, puisqu’il a été fait appel de ce jugement, l’Eglise a montré, un siècle après la promulgation de la loi de séparation, qu’elle n’avait pas changé. Son pseudo discours d’ouverture cache mal sa volonté de vouloir, encore aujourd’hui, régenter les esprits et les mœurs. Ainsi, pour elle, « la liberté de création doit être confrontée à la liberté de croyance ». En d’autres termes, la liberté de création doit être mise sous tutelle religieuse. Décidément, à Paris comme à Rome, l’obscurantisme le dispute toujours à l’intolérance.