26.9.05

Communiqué de la féération de la libre pensée nationale

1905/2005 : Vive la laïcité ! Vive la séparation des Eglises et de l’Etat !

La Fédération nationale de la Libre Pensée tient à condamner publiquement les propos du ministre de l’Education nationale, Gilles de Robien, qui assimile l’enseignement privé à l’Ecole publique laïque lors de sa visite à un établissement catholique dans le Maine-et-Loire. La Libre Pensée le déclare solennellement : il n’y a qu’une seule Ecole de la République : l’Ecole Laïque !
A l’heure où des milliards d’euros de fonds publics continuent à être détournés au profit de l’enseignement catholique par les lois antilaïques Debré, Haby, Guermeur, Rocard, Jospin, Lang, ces propos sont scandaleux de la part d’un ministre d’une République qui se prétend encore laïque. Cette déclaration ne peut qu’encourager les adversaires de la République laïque et du principe de séparation des Eglises et de l’Etat.
Elle va dans le sens des propos cléricaux du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, devant l’Académie des Sciences morales et politiques, le 19 septembre 2005 : « Je rappelle le rôle joué par la religion dans la France profonde, celle des campagnes, il y a un siècle. Il y avait des instits et aussi des curés. La religion a contribué à créer des citoyens. Aujourd’hui, les campagnes ont été remplacées par les banlieues.. Ce qui me frappe, cent ans après, c’est que ces quartiers sont devenus des déserts cultuels et culturels…
Je propose que les maires et les conseils municipaux puissent jouer un rôle important pour les lieux de culte. Afin de dégager les mosquées de toute influence étrangère, il faut favoriser leur construction sur fonds publics et de placer des élus dans l’association qui gère les mosquées ».
En clair, c’est le retour du concordat de 1801 et l’implication des èlus dans les « Conseils de fabrique » de triste mémoire pour les laïques. C’est la religion au bras de la police pour le maintien de l’ordre et de l’oppression sociale, « le vice au bras du crime » comme l’écrivait Chateaubriand à propos de la Restauration.
Ce soutien ouvert de l’Etat au cléricalisme le plus forcené a déjà des conséquences immédiates. Le ministre Gilles de Robien, toujours lui, vient de destituer un Recteur pour avoir décidé d’un sujet au baccalauréat portant sur l’IVG. Suite à la demande de trois associations anti-IVG, de la direction diocésaine de l’enseignement catholique de Paris et de 23 parlementaires notamment, le Ministre de l’Education s’est exécuté et a procédé à la destitution du Recteur d’Orléans-Tour.
Après le Concordat, c’est le retour de l’Ordre moral et de la censure religieuse qui s’est aussi manifesté contre des activités publicitaires et artistiques.
La Fédération nationale de la Libre Pensée appelle l’opinion publique laïque à se mobiliser pour empêcher le retour en force du cléricalisme.
Elle appelle les laïques et les libres penseurs à se mobiliser massivement pour faire du meeting laïque du 1er octobre 2005 à la Mutualité un grand moment de mobilisation pour la réussite de la manifestation nationale du 10 décembre 2005 pour la défense et la promotion de la loi de 1905.

Tous au meeting laïque

Le samedi 1er octobre à 14h30
A la Mutualité, 24 rue Saint-Victor – 75005 Paris
« Pour la défense et la promotion de la loi de 1905 ! »
Sous la présidence de Marc Blondel :
Avec Jacques Lafouge (humaniste et libre penseur) et les représentants de la Libre Pensée, d’Europe et Laïcité (CAEDEL), du Comité-Laïcité-République, de l’Union des Athées, du Grand Orient de France, de l’Union Internationale Humaniste et Laïque (IHEU) et du Comité de Liaison de l’Appel aux Laïques.

25.9.05


La Libre pensée de Rodez a participé ce dimanche 25 septembre à la Rentrée des associations, sous les halls Charles, à Rodez. Cette manifestation, organisée à l'initiative du député Censi sur toute la 1ère circonscription, a regroupé plusieurs dizaines d'associations.
La Libre pensée de Rodez a dressé son stand qui a apporté un éclairage tout particulier sur la loi de 1905 de séparation des Eglises et de l'Etat, dont on s'apprête à célébrer le centenaire.
Outre une exposition sur plusieurs panneaux rappelant le contexte historique de la génese de la loi, son évolution et ses atteintes jusqu'à nos jours, les libres penseurs de Rodez ont proposé au public de signer le manifeste de la fédération nationalede la Libre pensée, de découvrir une large bibliographie sur la laïcité, les religions, etc.
Plusieurs documents (dépliants, manifeste, etc.) ont été distribués. La Libre pensée de Rodez a également proposé un document de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD).



17.9.05

Communiqué de la fédération nationale de la Libre pensée

Face au communautarisme, pour la séparation des Eglises et de l’Etat,

Première victoire en Ontario

La Fédération nationale française de la Libre Pensée, fermement attachée aux droits démocratiques, et en premier chef à la pleine liberté de conscience, porte à la connaissance de l’opinion publique républicaine et laique :
M.Dalton Mc Guinty, Premier ministre de la province canadienne de l’Ontario, a déclaré dimanche 11 septembre 2005 : «J'en suis venu à la conclusion que le débat a assez duré. Il n'y aura pas de charia en Ontario».
Le gouvernement ontarien a promis de modifier la législation provinciale «aussitôt que possible». M.Dalton McGuinty a tranché : «Il n'y aura pas d'arbitrage religieux en Ontario. Il y aura une loi pour tous les Ontariens.»
Importante information commentée ainsi par le quotidien Le Monde dans son édition en ligne du 12 septembre 2005 : «En conséquence, le premier ministre, Dalton McGuinty, a en même temps annoncé son intention de déposer un projet de loi visant à interdire tous les tribunaux d'arbitrage religieux. Ainsi, les chrétiens et les juifs perdraient un droit dont ils disposaient depuis une quinzaine d'années ».
La Fédération nationale française de la Libre Pensée rappelle, qu’informée dès 2004 par les organisations laiques amies de l’état canadien, Humanist Association of Canada et Mouvement laique Québécois, elle a vigoureusement condamné la prétention communautariste d’imposer, au nom du « multiculturalisme», la présence de tribunaux religieux particuliers ayant force de loi.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée s’est adressée publiquement, le 25 juillet 2005, tant au Premier Ministre du Canada, M. Paul Martin et aux autorités fédérales qu’au Premier Ministre de l’Ontario, M. Dalton Mc Guinty et aux autorités provinciales par une « Lettre ouverte » qu’elle a massivement fait connaître.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée s’est félicitée des réponses écrites apportées à sa légitime requête par les premiers ministres Paul Martin et Dalton Mc Guinty.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, refusant toutes les ingérences dans la vie publique de toutes les religions, au Canada comme ailleurs, s’honore ne jamais avoir cédé aux sirènes liberticides du droit à la différence : « Légitimer des tribunaux religieux, et aujourd’hui des Instituts Islamiques de Justice Civile, c’est, au nom du «multiculturalisme» et du soi disant «droit à la différence», ériger en principe la différence des droits. »
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, refusant de « faire le tri » entre les religions, a opportunément rappelé ces propos du porte-parole du Parquet général de l'Ontario, M.Brendan Crawley : "la loi de médiation de l'Ontario de 1991 autorise l'introduction d'un arbitrage basé sur des principes religieux, comme c'est le cas pour les rabbins dans les communautés juives et pour les prêtres dans les communautés chrétiennes, qui participent à la résolution de contentieux civils"..
La Fédération nationale française de la Libre Pensée, avec les associations laïques et humanistes du Canada, a instamment demandé que « la loi soit la même pour tous, indépendamment du sexe, de la religion ou origine ethnique, l’abolition de l’arbitrage par des tribunaux religieux en Ontario lors de conflits familiaux »
Seule dans ce pays, la Fédération nationale française de la Libre Pensée a conclu à l’impérieuse nécessité de «l’abrogation de la loi ontarienne de 1991 et le retrait du rapport de décembre 2004 de l’ancienne procureur générale Marion Boyd.»
Fidèle à toute son histoire, sur le terrain séculaire de combat pour l’absolue liberté de conscience par la stricte séparation des Eglises et de l’Etat et sous sa propre banderole, la Fédération nationale française de la Libre Pensée a appelé se rassembler, le 8 septembre 2005, devant l’ambassade du Canada à Paris.
La Fédération nationale française de la Libre Pensée salue aujourd’hui le courage des démocrates et des laïques du Canada qui viennent d’arracher cette victoire.
Elle fait sienne la déclaration de l'écrivain canadien Margaret Atwood :«Les politiciens d'aujourd'hui comprennent sûrement que la séparation de l'Eglise et de l'Etat constitue le terrain fertile sur lequel prospèrent les démocraties modernes.»

10.9.05

10 septembre 2005

Le président national de la Libre pensée
en visite à Rodez


La Libre pensée de Rodez, réunie en Assemblée générale ce samedi 10 septembre, a eu l’honneur de recevoir la visite de Joachim Salamero, président de la fédération nationale de la Libre pensée. A trois mois du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, le président Salamero est venu saluer en Aveyron le travail des Libres penseurs, fortement mobilisés pour faire de la célébration de cette loi, pilier de la République, un temps fort de l’indispensable « reconquête laïque » à l’heure où la laïcité institutionnelle est malmenée et menacée. La célébration du centenaire passera par une grande manifestation à Paris, samedi 10 décembre à 15 heures, place de la République ; mais se traduira également par d’autres actions locales, en Aveyron, auxquelles la Libre pensée de Rodez s’associera. « Au-delà des colloques et rendez-vous nationaux, il est important d’impulser dans les départements des réalisations concrètes », a indiqué le président national.
Joachim Salamero a également dégagé les perspectives d’actions pour les mois à venir. Il s’agira tout d’abord de réactiver l’intergroupe parlementaire « Les amis de la Libre pensée » et l’association des élus amis de la Libre pensée. La Libre pensée va également s’attacher à apporter une réponse juridique aux nombreuses atteintes à la loi de 1905. Parallèlement, après la question à l’étude « Individu ou personne », la Libre pensée va travailler cette année sur le thème « Education ou instruction. »
Association indépendante de tout parti politique et de tout dogme, la Libre pensée de Rodez invite les personnes intéressées par la défense de la laïcité à venir à sa rencontre sur son stand de la Rentrée des associations, dimanche 25 septembre de 9 heures à 17 heures à la salle des fêtes de Rodez.

4.9.05

Congrès de la fédération nationale de la Libre pensée

Le Bureau Exécutif de la Libre Pensée

A l’issue du congrès national de Metz de 2005 de la Libre Pensée, la Commission Administrative Nationale a élu :

- Président : Joachim Salamero
- Vice-Présidents : François Grandazzi et Michèle Vincent
- Secrétaire général : Christian Eyschen
- Secrétaire général adjointe : Catherine Le Fur
- Secrétaire national Administratif : Roger Lepeix
- Secrétaire national Administratif Adjoint : José Arias
- Trésorier national : Michel Godicheau
- Trésorier national adjoint : Christian Demeautis

Directeur de la Raison : Joachim Salamero
Rédacteur en chef : Christian Eyschen
Rédacteur en chef Adjoint : Catherine le Fur

Directeur de l’Idée Libre : Claude Singer
Congrès de la fédération nationale de la Libre pensée

Motion complémentaire de la Résolution laïque

A propos de l’enseignement du « fait » religieux

L’application de la loi Fillon institue l’enseignement des dogmes religieux sous le vocable fallacieux d’enseignement du « fait » religieux. Ce qui revient à étendre les programmes concordataires d’Alsace Moselle à l’ensemble du territoire.

Les instituteurs et professeurs des écoles, privés aussi de leur liberté pédagogique par la loi Fillon, devront enseigner le catéchisme par obligation statutaire.

La Libre Pensée appelle l’opinion publique laïque, les Elus de la République et les organisations syndicales à se mobiliser massivement pour refuser cette extension du statut clérical d’Alsace Moselle.

Adopté à l’unanimité