27.12.14

La Libre pensée interpelle le CSA sur les graves dérapages d'une émission de France 5


Christian Eyschen, vice-président de la Fédération nationale de la Libre Pensée (FNLP), vient d'écrire une lettre ouverte à Olivier Schrameck, président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour l'interpeller sur les graves dérapages survenus sur la chaîne publique France 5, dans l'émission "C dans l'air" du 24 décembre dernier.

Lors de cette émission consacrée à la polémique sur les crèches, le débat a caricaturé de façon outrancière pour ne pas dire diffamatoire les positions de la FNLP, qui n'a pas pu répondre à ces attaques infondées, étant donné que la totalité des invités sur le plateau étaient du côté des adversaires des positions de la FNLP sur la laicité.

Voici le courrier adressé à M. Schrameck le 26 décembre.

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Monsieur le Président,

La Fédération nationale de la Libre Pensée s’adresse à vous par ce moyen un peu inhabituel pour vous alerter sur un comportement que nous considérons comme problématique par rapport à la déontologie et au pluralisme qui devraient régner particulièrement dans l’audiovisuel, notamment public.

Lors de l’émission « C’ dans l’air » du mercredi 24 décembre 2014, qui traitait de la question des crèches dans les bâtiments officiels de la République, le journaliste Axel de Tarlé a commencé son propos en indiquant « Les libres penseurs veulent interdire les crèches et maintenant aussi les sonneries de cloches ». En clair, on a affaire à des liberticides.

Dans le reportage qui suit, le journaliste met sur le même plan le recours juridique de la Libre Pensée au Tribunal administratif de Melun sur la présence d’une crèche chrétienne dans les locaux municipaux (qui constitue une violation de l’Article 28 de la Loi de 1905) et une simple lettre individuelle d’un libre penseur sur la gêne occasionnée par la sonnerie incessante de cloches. Le cadre est ainsi posé pour une attaque en règle contre la Libre Pensée.

C’est dans l’air... surtout dans l’air du Vatican

Sur le plateau, un seul sujet : dénoncer la Libre Pensée. Les intervenants du débat sont : Michel Cool, un spécialiste du christianisme, ancien rédacteur en chef de La Vie (catholique), actuellement chroni- queur au Jour du Seigneur sur France 2 et Radios Chrétiennes Francophones. Autre intervenant, Jean-François Colosimo, Président des Éditions (catholiques) du CERF, il enseigne à l’Institut Saint-Serge la théologie byzantine. Intervenant suivant, Raphaël Draï, spécialiste de la loi hébraïque. Dernière intervenante, Cynthia Fleury, membre du Comité consultatif national d’Éthique dont visiblement la laïcité n’est nullement la spécialité, c’est le moins que l’on puisse dire.

Le décor est ainsi planté pour le procès. Un seul problème : si les Inquisiteurs religieux sont bien là, on n’a pas invité l’accusée. La Libre Pensée est totalement absente du débat, elle ne peut répondre. Et tous les intervenants saluent l’action passée de la Libre Pensée, mais condamnent son action d’aujourd’hui. Un participant déclare : « Ils sont minoritaires ». Avec quel instrument cet Inquisiteur peut-il mesurer qui est majoritaire et qui est minoritaire ? À l’aune de son propre point de vue ? Les « minoritaires » se ver-raient-ils interdire désormais le droit à l’expression de leurs opinions en France ? Rappelons que la Loi de 1905 est ultra majoritaire plébiscitée par les citoyens. Nous avons constaté que l’ensemble des parti- cipants se prononçait pour la Loi de Séparation des Églises et de l’État, notamment son article 28, à condition qu’il ne soit pas vraiment appliqué. Qui est minoritaire ?

Sommes-nous au pays de Voltaire ou dans celui de Torquemada ?

Pendant près d’une heure, un long réquisitoire va être fait contre la Libre Pensée et les libres penseurs sans que ceux-ci puissent, à aucun moment, répondre et se défendre. Les pires bassesses vont être dé- versées en toute impunité sans que la Libre Pensée puisse les démentir. C’est quand même une curieuse déontologie et une conception du débat pluraliste qui rappellent celles des pays totalitaires.

On assiste, par ailleurs, à un ahurissant déchaînement de l’épiscopat catholique (Messieurs Vingt- Trois, Di Falco Leandri et Podevin, notamment) qui fulminent contre la Libre Pensée. On nous affuble de toutes les calomnies et de toutes les injures. Notre combat serait « dérisoire, inutile, dépassé, stérile ». Mais, alors la question se pose : qui organise ce tintamarre médiatique, sinon l’Église catholique et ses partisans ? Il y a des condamnations qui sont des décorations (en tout cas pour la Libre Pensée), on pourrait même penser à Coluche et à son célèbre « c’est la lutte du Pot de vin contre le pot de terre ».

Mais cela commence à avoir des conséquences assez graves : la vitrine de notre librairie qui est au Quartier latin (et non dans les quartiers riches, dixit le journa- liste de la Cinq) a été brisée une nou- velle fois. Particulièrement visée : l’affi- chette qui souhaitait un « Joyeux Noël païen ».

Les réseaux internet débordent de messages de haine, d’injures, d’insultes et de menaces de mort à notre encontre. Un mouvement catholique appelle à une nouvelle croisade contre les libres penseurs. Des libres penseurs voient leurs photos et leurs adresses divulguées sur internet en appelant à un véritable pogrom contre eux.

Nous avons déposé des plaintes, elles seront suivies d’effet.

La Fédération nationale de la Libre Pensée le dit clairement : elle tient pour responsables moralement, politiquement et pénalement tous ceux qui organisent ces campagnes. Il n’y a pas que Civitas ou le Parti chrétien-démocrate de Christine Boutin qui sont à la manœuvre en la matière. Nous avons les preuves de ce que nous avançons et les fournirons à la Justice quand il le faudra.

Qui organise la division et la polémique ?

Monsieur André Vingt-Trois, archevêque de Paris de son état clérical a demandé à ses ouailles le 15 août 2012 (fête de la « Vierge Marie ») de se réapproprier la sphère publique, car pour lui la religion n‘est pas une affaire privée. En conséquence, des secteurs entiers de l’Église catholique ont battu le pavé, no- tamment à l’occasion du Mariage pour tous.

C’est l’Église catholique, et personne d’autre, qui a décidé de faire, de l’affaire d’une simple décision d’un tribunal administratif sur la crèche au Conseil général de Vendée, une affaire nationale et même internationale. Ce n’est pas la première fois qu’un tribunal administratif prend une telle décision, sans que pour autant, on connaisse un tel traitement médiatique. Et l’on a vu, de l’extrême droite au Parti so- cialiste, la course à l’échalote électorale et politicienne pour se gagner les faveurs de l’épiscopat.
L’affaire des crèches chrétiennes dans les bâtiments de la République est un moyen pour l’épiscopat de tenter d’investir à nouveau la sphère publique d’où la Loi de 1905 l’avait écartée. C’est parce que l’Église catholique a cette volonté cléricale (au sens premier du terme) de redominer la société, notam- ment par le biais de ses symboles religieux, que l’affaire des crèches chrétiennes a pris une telle am- pleur. Et il s’est trouvé naturellement des « idiots utiles » de droite comme de gauche pour prêter leur concours à cette opération cléricale.

Cette affaire n’est donc pas « ubuesque, clochemerlesque », elle est symptomatique d’un débat séculaire que le libre penseur Victor Hugo avait ainsi formalisé : « Ce que nous voulons est l’État chez lui, l’Église chez elle ». C’est là la véritable explication de ce tintamarre médiatique. Certains, et en premier lieu, l’Église catholique, veulent que l’Église soit partout et qu’il n’y ait plus de séparation des Églises et de l’État. Il s’agit, pour la Libre Pensée, de défendre la Loi de 1905.
Force est de constater qu’il y a aussi dans cette affaire des objectifs internes au sein de l’épiscopat. Tous les évêques ne s’alignent visiblement pas derrière la crosse d’André-Vingt-Trois. Il y a fort à parier que ceci n’est pas non plus sans rapport avec ce qui se passe au sein de la Curie romaine, plus que malme- née par le pape François.

Monsieur le Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel,

Si nous avons été longs, c’est pour vous expliquer en détail ce qui nous semble en jeu dans cette affaire de l’émission « C’ dans l’air ». On aurait pu attendre d’une telle émission sur une chaîne du service pu- blic une déontologie plus conforme aux principes du pluralisme d’opinion.
Nous souhaiterions en conséquence que vous rappeliez les responsables de cette émission à leurs obli- gations déontologiques. Nous sommes prêts, quant à nous, à venir sur leurs plateaux pour faire valoir notre Droit de réponse.

Dans l’attente de votre réponse, veuillez recevoir l’expression de nos meilleurs sentiments et l’expres- sion de notre profond attachement à un service public républicain de l’audiovisuel.

Christian Eyschen, Vice-Président de la Libre Pensée

8.12.14

Crèches de Noël. Polémiques, tensions, buzz médiatique : l’Eglise catholique à la manœuvre

Depuis trois jours, c’est l’affaire du siècle. La Libre Pensée a fait retirer, au nom de la loi du 9 décembre 1905 et du principe de laïcité, une crèche dans des bâtiments officiels de la République. Ici, c’est un Conseil général, ailleurs il s’agit de Mairies.

Alors que depuis de nombreuses années, la Libre Pensée défère devant les tribunaux administratifs les collectivités territoriales qui violent la laïcité en mettant des emblèmes religieux dans les bâtiments de la République et que les tribunaux exigent le respect de l’article 28 de la loi de 1905, et leur retrait des lieux publics,  il n’y avait d’habitude aucun écho médiatique à cela.

Mais là, visiblement l’Eglise catholique a décidé de faire un « coup » médiatique et les médias aux ordres et les politiciens confits dans l’eau bénite ont relayé une campagne où l’on présente la Libre Pensée comme des « voleurs de Noël ». Devant une telle manipulation, la Libre Pensée a tenu à rappeler que c’est l’Eglise catholique, le 23 décembre 1951, sur le parvis de la cathédrale de Dijon, qui a brûlé en effigie le Père Noël (voir sur « www.fnlp.fr») pour cause de paganisme.

Pourquoi un tel acharnement ?

Depuis le 15 août 2012, l’Episcopat a décidé de descendre dans l’arène publique. Les Evêques ont appelé leurs ouailles à battre le pavé contre le mariage pour tous, contre la PMA, la GPA, la recherche scientifique sur les embryons et le droit de mourir dans la dignité. Attachés à un ordre ancien et à la nostalgie d’un Vieux-Monde qui sent le moisi, le rance et l’encens, les Prélats appellent à une Reconquista contre la Gueuse.

C’est la raison de l’affaire dite des « crèches de Noël ». En Espagne, dans la Sierra Guadarrama, les mitrés hispaniques sont en train d’ériger 1 300 croix  catholiques, au nom des « 1 300 martyrs du franquisme assassinés par les odieux républicains ». C’est la même croisade pour reconquérir l’espace public.

Ces crèches chrétiennes sont une provocation politique contre le caractère laïque de la République.
C’est une affaire montée de toutes pièces pour tenter de sacraliser le christianisme dans le pays, alors qu’il est en pleine perte de vitesse. Les Eglises se vident, alors il faut occuper le terrain dans les bâtiments de la République.

Pour la Libre Pensée, les choses sont simples. La liberté de conscience fait que chacun fait ce qu’il veut, où il veut. Mais dans les locaux de la République, c’est la neutralité. La crèche de la Nativité est chrétienne, c’est donc un symbole religieux. Le bébé dans le berceau s’appelle Jésus-Christ, pas Mohammed. Le sapin, les boules, les guirlandes, les étoiles n’ont aucun caractère religieux. Ils viennent du vieux fond païen de notre pays (4 000 ans, excusez du peu !)

Les mêmes qui applaudissent agenouillés devant la crèche dans les bâtiments publics crieraient aux orfraies s’il s’agissait d’un symbole juif ou musulman. C’est la laïcité à géométrie variable. La République est laïque et pas chrétienne, n’en déplaisent aux manieurs d’encensoirs.

Ce n’est pas encore les rois, mais il a tiré la fève :
Philippe de Villiers !

Dans le florilège de la stupidité réactionnaire et bondieusarde, le Puy-du-Fou est au top niveau. Qu’on en juge. Confronté à David Gozlan, Secrétaire général de la Libre Pensée, voici ses arguties : « On va interdire les sonneries de cloches, avec la Libre Pensée, qui n’est pas une pensé libre – je le dis au passage à votre interlocuteur – une pensée secrète pour détruire le christianisme et en même temps, on installe, on islamise la France sans que personne ne dise rien ! C’est ça qui me scandalise ! En fait, c’est simple : ce n’est pas une question de loi, c’est beaucoup plus grave que ça. C’est notre identité et vous le savez très bien, c’est notre patrimoine, ce sont nos enfances, c’est notre passé, c’est notre histoire, c’est tout ce qui fait l’âme de la France. A vouloir détruire l’âme de la France, on fait courir un vent de folie, qui est un vent de folie qui conduira à des conséquences de régimes totalitaires.

J’appelle à la résistance et si j’étais Président du Conseil général de la Vendée aujourd’hui, je n’aurais pas démonté cette crèche, j’aurais affirmé la nécessité de résister à des gestes totalitaires !

Moi, j’ai une seule chose à vous dire, c’est que en ce moment, personne ne dit ça sur votre antenne, moi je vais le dire et je n’ai pas peur des Francs-mac, moi, ça m’a jamais fait peur et d’ailleurs l’œuvre du Puy du Fou est une œuvre de chrétienté qui fait rayonner l’âme de la France. Ce qui est en train de se passer en ce moment, c’est l’islamisation progressive de la France. Partout. Partout les digues lâchent. La vague continue. On est en train de vivre un changement du peuplement, je pèse mes mots, et on est en train d’accepter en France, pour l’islam, ce que maintenant on se met à refuser à la chrétienté. Nous étions une société de chrétienté, or nous allons devenir une république islamique dans 30 ans. Ce sont les démographes qui parlent. Alors évidemment, la Libre Pensée, c’est ce qu’elle veut secrètement, parce que comme on dit dans l’évangile « on ne met pas une lampe sous le boisseau », vous vous cachez Monsieur de la Libre Pensée ! Votre but secret, c’est de détruire l’identité de la France ! Heureusement aujourd’hui en France, il va y avoir des auditeurs qui vont réagir à mon propos ! Il y a des millions de français qui en ont ras le bol que l’on détruise l’identité de la France et moi je suis un des porte-parole de cette France-là ! »

Le ci-devant de Villiers a un véritable problème avec l’Histoire, il ne s’est pas encore aperçu que depuis 1789, il y a eu la Révolution et ensuite la République.  Il n’est pas descendu de cheval depuis Poitiers en 732. Sus aux Maures et aux Sarrazins !

Et dans son délire, il cite Mozart (horreur : un Franc-Maçon !) et Victor Hugo (damnation : un libre penseur !). Victor Hugo, qu’il devrait lire quand il disait : « Ce que je veux : l’Etat chez lui, l’Eglise chez elle ». C’est tout simplement ce que demande la Libre Pensée.

Philippe de Villiers et Robert Ménard en appellent à la résistance et au refus des décisions des tribunaux. Comment, quelqu’un en charge de l’autorité publique, peut-il ainsi bafouer la loi ? Que diront-ils demain quand des personnes feront des incivilités, eux qui en appellent à ne pas respecter la loi ?

Au cours des nombreux débats médiatiques, David Gozlan s’est trouvé confronté à quasiment tout le panel des « leaders » politiques de l’extrême-droite au PS. Tous, sans exception aucune, ont repris l’argumentaire de l’Eglise catholique, sur les racines chrétiennes, sur la non-importance de la crèche, le bonheur que cela apporte, etc… Un seul discours, mais plusieurs haut-parleurs. Et tous sont connus pour avoir soutenu l’interdiction du voile islamique dans la rue.

Il est à noter aussi qu’au début l’Eglise catholique a envoyé débattre des ecclésiastiques et qu’ensuite ce furent des « politiques » qui furent envoyés au front, tous des Gens d’Eglise à des degrés différents. Tant il est vrai qu’il y a toujours plusieurs demeures dans la maison du Père.

Florian Philippot, Stéphane Ravier, Nadine Morano, Thierry Mariani, Philippe de Villiers, Christine Boutin, Jean-Christophe Lagarde, Jean Glavany, Malek Boutih, Julien Dray :
Tous derrière le petit Jésus dans la République et tous contre le voile islamique !
Que voilà des vrais laïques !


La Libre Pensée le dit haut et fort :
La République est une et indivisible :
La laïcité aussi !
Respect de la loi de 1905 !

25.11.14

Le PRG défend la loi de 1905

Françoise Laborde sénatrice PRG de Haute-Garonne et Jean-Michel Baylet, président du PRG,  ont annoncé ce mardi 25 novembre, qu’ils se saisiraient de l’anniversaire de la loi de 1905 sur la laïcité pour dresser un bilan mitigé de l’Observatoire de la laïcité et rappeler que le PRG a obtenu une mission interministérielle sur la laïcité du gouvernement  et qu’ils en attendent désormais la mise en œuvre.

"Le 9 décembre est une date symbolique pour installer cette mission nécessaire et  pour démontrer la prise de  conscience de cette question urgente par le pouvoir dans un pays aux prises avec les tentations extrémistes" explique le PRG. 

22.11.14

Fusillés pour l'exemple : la position du nouveau secrétaire d'Etat aux anciens combattants

Kader Arif a présenté vendredi sa démission du secrétariat d'État aux Anciens combattants et à la Mémoire, .à la suite des soupçons de favoritisme qui pèseraient sur certains membres de sa famille pour l'obtention de marchés publics par la région Midi-Pyrénées (lire La Dépêche ici).  Jean-Marc Todeschini, sénateur PS de la Mosell lui succède. M. Todeschini, ancien instituteur en retraite depuis 2006, connaît bien le sujet du monde combattant puisqu'il avait été, sous le gouvernement Jospin, chef de cabinet de Jean-Pierre Masseret, alors secrétaire d'Etat aux Anciens combattants.

Quelle est la position du nouveau ministre sur le dossier de la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple de la Première Guerre mondiale ? Il n'a pas encore fait de déclaration publique depuis sa nomination, mais le 19 juin 2014, il avait voté contre l'amendement n° 1, présenté par Michelle Demessine et les membres du groupe communiste républicain et citoyen, à l'article unique de la proposition de loi relative à la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple de la guerre de 1914-1918.

Témoignage émouvant du petit-fils d'un fusillé à la conférence de Rodez

Arman Haon, petit-fils d'un Fusillé pour l'exemple./ Photo La Dépêche
Grosse affluence pour la conférence organisée conjointement par la Ligue des Droits de l'homme, l'ANACR (association nationale des anciens combattants de la Résistance) et Libre pensée sur le sujet sensible et épineux de la réhabilitation des fusillés pour l'exemple. L'intervenant, Pierre Roy, venait d'ailleurs de la commission administrative nationale de cette association qui regroupe une vingtaine de membres en Aveyron sous la présidence de Solange Rioux. En cette année de célébration du centenaire de la Grande Guerre, ces associations relancent «la bataille pour la justice, pour l'humanisme, pour la réparation morale», comme le rappelle Jean Malié, de la Ligue des Droits de l'homme. Sur les 650 fusillés pour l'exemple recensés, on en compte 8 en Aveyron, la Cour de cassation en a réhabilité quelques-uns mais au compte-gouttes. Aujourd'hui, en 2014, la question, «qui se pose depuis un siècle», porte sur une réhabilitation collective demandée à l'état, le futur Président de la République, Hollande, s'y étant d'ailleurs engagé alors qu'il n'avait pas encore remporté l'Élysée. Mais ce dernier semble avoir cédé au lobby militaire et ses bonnes intentions sur le sujet semblent être tombées aux oubliettes.

Le désormais ancien secrétaire d'état aux anciens combattants et à la mémoire, Kader Arif, (puisqu'il a démissionné hier du gouvernement) avait un peu déminé le sujet en classant les fusillés en trois catégories : crime de droit, espionnage et désobéissance. 100 ans après, l'opinion est favorable à leur réhabilitation à 75 %. «C'est une cause juste et noble de réparation nécessaire» car ces balles françaises n'ont pas seulement abattu des soldats mais aussi leurs familles qui ont vécu l'opprobre et le déshonneur. C'est l'histoire d'Armand Haon, de Millau, petit-fils de fusillé. Son grand-père a été tué pour abandon de poste (rien d'anormal dans l'enfer de cette boucherie). Sa grand-mère, veuve mais sans pension, a été bannie et en a perdu la raison.

Le jeune fils qu'elle avait, a été placé en orphelinat, puis dans une ferme où il a été abusé. Traumatisé à vie, il fondera une famille mais de nombreuses dépressions le conduiront jusqu'au suicide. Toute sa descendance en a souffert, c'est ce qu'a raconté Armand Haon, la voix cassée par l'émotion. «Des vies ont été détruites et ont perdu leur sens, leur réhabilitation serait un pas pour l'humanité qui est mise en danger en permanence». Il existe le projet d'ériger un monument sur la ligne de front pour rendre hommage à ces fusillés.

Marie-Christine Bessou
La Dépêche du Midi du 22 novembre 2014

Succès de la conférence sur la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple

La Libre pensée de l'Aveyron, la Ligue des droits de l'Homme de l'Aveyron et l'ANACR de l'Aveyron ont organisé une conférence sur la réhabilitation collective des Fusillés pour l'exemple de la Première Guerre mondiale. Une première pour le département qui a été saluée par la participation nombreuse d'un public attentif. La conférence a été donnée par notre ami Pierre Roy, membre de la commission administrative nationale de la Fédération nationale de la Libre pensée qui a fait de la réhabilitation collective, depuis de nombreuses années, un combat juste.






15.11.14

Une conférence pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple de la Première Guerre mondiale



Les cérémonies du 11 novembre et la célébration du centenaire de la Grande guerre, viennent à peine de se terminer que quelques voix s'élèvent pour y apporter un bémol. Nicolas Gombert, président de la Ligue des Droits de l'homme, regrette des discours qui allaient trop dans le sens du sacrifice patriotique ainsi qu'un monument rénové, érigé non pas aux morts mais aux enfants victorieux». Ce professeur d'histoire déplore aussi «certaines données historiques approximatives». Tout cela pour dire que la Ligue, l'Association des anciens combattants de la Résistance et la «Libre pensée» organisent une conférence sur le sujet sensible de la réhabilitation des fusillés pour l'exemple. Pendant la guerre de 14-18, des soldats (5 en Aveyron) ont été fusillés pour des motifs futiles, juste pour montrer aux autres quel serait leur sort s'ils désertaient. Curieusement, dans ces rangs de fusillés, il y avait très peu d'officiers. La Ligue et Libre pensée souhaitent une réhabilitation collective de ces hommes morts pour l'exemple comme l'avait promis François Hollande, président du conseil général de Corrèze, mais qui a oublié en devenant Président de la République alors que «le premier fusillé pour l'exemple s'appelle Jaurès».

Conférence de Pierre Roy et témoignage d'un petit-fils de fusillé jeudi 20 novembre à 20 h 30 à la Maison des associations.

M.-Ch. B.

Article paru dans La Dépêche du Midi du 14 novembre 2014.

12.11.14

Plus de 9 000 pacifistes internationalistes avec la Libre Pensée pour exiger la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple



Discours prononcé au Chemin des dames, le 11 novembre 2014

Le 11 novembre 2014 et autour de cette date, avec la Libre Pensée, l’Association Républicaine des Anciens combattants, l’Union Pacifiste de France, le Mouvement de la Paix, de nombreuses sections de la Ligue des Droits de l’Homme, des Unions régionales ou départementales de la CGT et de la CGT-Force Ouvrière, des Maires et Conseillers municipaux, des Députés, des Conseillers régionaux ; ce sont plus de 9 000 participants qui se sont réunis, notamment autour des monuments pacifistes, pour exiger que Justice soit rendue aux 639 soldats tombés sous les balles françaises durant la Guerre de 1914-1918.

A peu près partout, il y a  eu plus de monde rassemblé dans les différentes initiatives de la Libre Pensée que l’an passé. S’est ainsi clairement manifestée  la présence d’Elus municipaux dont les Conseils ont pris position pour la réhabilitation collective des poilus morts PAR la France. Il y a près de mille communes dans le pays qui ont exigé cette demande de justice.

Le Président de la République persiste et signe
dans son déni de justice

Le site internet de l’Express (11/11/2014)  a ainsi écrit : « En prélude au 11 novembre, un espace consacré aux fusillés de 1914-18 a été ouvert jeudi au Musée de l'Armée à Paris. En novembre 2013, François Hollande avait demandé qu'une place leur soit réservée, un geste solennel plutôt qu'une franche réhabilitation des 639 soldats condamnés pour "désobéissance" durant le conflit. »

A Paris, nous avons assisté à un spectacle édifiant : François Hollande quasiment tout seul, un seul ancien Premier Ministre sur 9 invités, aucun ancien Président de la République. La majorité des membres du gouvernement a fait la cérémonie buissonnière. Dans le Pas-de-Calais, il n’y avait aucun Chef d’Etat  présent dans une cérémonie qui se voulait « internationale ».

L’inquiétude gagne les sphères du pouvoir. A Saint-Nazaire, à Nantes, les représentants de la Préfecture ont fait pression, en vain, pour que la Libre Pensée ne déploie pas ses banderoles. Rappelons que dans l’Aisne, en juillet, au moment du Tour de France, les forces de l’Ordre avaient confisqué la banderole de la Libre Pensée qui exigeait aussi la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple, sur « ordre d’en haut », afin que cela ne trouble pas la visite présidentielle.


Un discours honteux

A Notre-Dame-de-Lorette, le Président de la République a rendu un hommage « aux soldats de toutes religions ». Mais les poilus, fort nombreux, qui étaient libres penseurs et/ou athées, ils n’existaient pas ? Ils n’ont pas droit aussi à un hommage ? Sous-citoyens et sous-soldats ? Leur sang était-il moins français que celui des « bons catholiques » ? Son rappel de la laïcité prend alors une drôle de résonnance.

François Hollande a inscrit aussi ses pas dans ceux de Nicolas Sarkozy en fusionnant toutes les guerres de 1914-1918, 1939-1945,  d’Indochine, de Corée, d’Algérie et les opérations extérieures qui rappellent le temps de la Coloniale et de l’Empire. Seraient-elles toutes égales entre elles ? Visiblement, la continuité avec Sarkozy, c’est maintenant…

Pourtant, il n’a pu taire la question des Fusillés de 1914-1918, notamment du fait de l’action persistante et croissante de la Libre Pensée. Ainsi a-t-il dit : « Les fusillés pour l’exemple fléchirent d’une faiblesse trop humaine ». Mais s’ils « fléchirent », c’est donc qu’ils étaient  coupables un peu quand même, puisqu’ils ne sont pas restés « droits ».

Félix Baudy et ses 3 camarades – réhabilités  en 1934 – furent désignés comme « meneurs ». Avaient-ils la « faiblesse humaine » d’être des syndicalistes de la vieille CGT ?

Tous les innocents, Fusillés pour l’exemple, étaient-ils des faibles humains ou étaient-ils des êtres humains refusant de mourir pour rien ? Leur « faiblesse humaine » était-elle l’amour de la vie ? Est-ce une « faiblesse » que de  refuser de tuer son semblable et d’obéir à des ordres imbéciles de brutes galonnées pour qui la vie, des autres, n’est rien. Pour ceux-là, la vie des subalternes ne vaut rien, mais pour nous, rien ne vaut la vie.

« Le casque aussi bien que la Calotte amoindrit le cerveau »
Victor Hugo

Mais rien n’y fera. Nous réhabiliterons les 639 Fusillés pour l’exemple, car nous sommes aussi la République. Au colloque de Soissons, de décembre 2014, nous lancerons une souscription officielle pour l’érection d’un monument en hommage aux Fusillés pour l’exemple dans une commune sur la ligne de front.

Et nous jugerons les généraux assassins et fusilleurs. Car rendre leur honneur aux victimes, c’est aussi juger leurs bourreaux.


Colloque de Soissons
Samedi 13 décembre 2014 à partir de 14h et jusqu’à 18h et le dimanche 14 décembre de 9h à 12h - Centre culturel du mail – 7 rue Jean Dormans 02200 Soissons


La République réhabilitera les 639 Fusillés pour l’exemple !





11.11.14

Une vidéo pour la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple

A l'occasion des commémorations du 11 novembre 1918, la Fédération nationale de la Libre pensée rappelle avec force son engagement en faveur de la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple de la Première Guerre mondiale.

La Libre Pensée, avec d'autres associations poursuivant le même but, organise autour de ce 11 novembre plus de cent rassemblements notamment autour des monuments pacifistes de la 1ere guerre mondiale.

"Nous sommes aussi la République, la République réhabilitera les 650 fusillés pour l'exemple. Signez la pétition http://www.fnlp.fr/spip.php?article1022


1.11.14

Conférence "Les raisons de la laïcité" le 8 novembre



La loi de 1905 n'explique pas la laïcité, elle ne la définit pas, elle l'applique
Pour mieux comprendre la laïcité et pour mieux vivre dans une société laïque,  La Libre Pensée de l'Aveyron vous invite à cette première conférence, samedi 8 novembre à 18h30 à la Maison des associations de Rodez, 15, avenue Tarayre.
Cette conférence fait partie d'un cycle de quatre conférences qui sont données à Rodez, en partenariat avec la Maison de la Philosophie de Toulouse.

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Renseignements : librepensee12@free.fr

29.10.14

Laïcité : quatre conférences en Aveyron

La fédération aveyronnaise de la Libre pensée, avec le concours de la Maison de la Philosophie de Toulouse, a le plaisir de vous proposer cette saison un cycle de quatre conférences sur « L'esprit de la laïcité. Les fondements philosophiques de la
laïcité. »

La laïcité, qui est revenue au cœur du débat national, est un principe sociologique et philosophique relativement nouveau, et par conséquence, largement incompris. Parce qu'elle s'oppose en apparence à des convictions et à des libertés religieuses, la laïcité est même présentée comme intolérante, anti-religieuse et liberticide ! Les conceptions réductrices sont nombreuses, autant pour les pro-laïcité que pour les anti-laïcité.
Nous vous invitons à venir en débattre.

Chaque conférence a lieu à la Maison des Associations, 15 avenue Tarayre à Rodez, à
18h30. (Entrée libre dans la limite des places disponibles.) selon le calendrier suivant :

  • 8 novembre 2014 : les raisons de la laïcité
  • 7 février 2015 : les principes de la laïcité
  • 7 mars 2015 : la laïcité aujourd'hui : état des lieux, état du monde
  • 4 avril 2015 : l'idéal laïque : le projet civilisationnel de la laïcité 


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Réhabilitation des fusillés pour l'exemple : 110 rassemblements en 2014



110 Rassemblements et initiatives vont avoir lieu en 2014 pour la réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple de la Première Guerre mondiale


FNLP : La fédération nationale de la Libre Pensée organise à Soissons un colloque, le samedi 13 décembre de 14h à 18h, et le dimanche 14 décembre de 9 h à 12 h, dans la salle du MAIL, sur le thème : « Les généraux fusilleurs de la Grande Guerre Des soldats français tombés sous les balles françaises ». Parmi les intervenants : Général Bach (Les fusillés de 14) ; Jacques Lafouge (De l’affaire des fiches à la Grande Guerre- L’implication du Grand Orient de France pour la réhabilitation des soldats fusillés pour l’exemple) ; J.-M. Schiappa (Joffre, républicain ?); Pierre Roy (Nivelle) ; G.A. Morin (Foch) ; et sans doute l’intervention d’un camarade Allemand.

LP 01 : Avec l’ALAMRV et la Libre Pensée, le 11 novembre à 12h30 à l'arbre de la paix de Bourg-en-Bresse, rue du comte de Montrevel, près du cimetière. Après le rassemblement, possibilité de prendre un repas à l’Aurore Bar: 15€

LP 02 : Le mardi 11 novembre, nous nous rendrons au cimetière de MAIZY devant la plaque qui rend hommage à trois soldats fusillés pour l’exemple le 12 juin 1917,( Lasplacettes, Canel, Didier), pour avoir manifesté avec drapeau rouge, au chant de l’Internationale et avoir cherché à regrouper leurs camarades pour ne pas retourner au front. C’est dans ce village également qu’a eu lieu en août 1917 la seule mutinerie qui se soit produite dans un régiment des troupes des colonies. Banquet républicain à Corbeny et conférence sur les fusillés pour l’exemple
Le samedi 6 décembre, à 10h, nous serons à Vingré, (avec notre banderole “Réhabilitation collective”), où le conseil général organise une cérémonie “Cent ans pour l’exemple”, en l’honneur des 6 soldats fusillés.

LP 03 : le samedi 8 à 11h à Rocles avec le Conseil Général de l’Allier, la Libre Pensée de l’Allier, la Ligue des Droits de l’Homme (Moulins, Montluçon), l’Association Républicaine des Anciens Combattants, l’Association Nationale des Anciens Combattants et Amis de la Résistance, La Fédération Syndicale Unitaire de l’Allier, l’Association Laïque des Amis de Pierre Brizon, l’Association des Amis de Montusès, le Mouvement de la Paix de la région montluçonnaise.

LP 04 : Le 11 novembre 2014: Journée pacifiste à la Bourse du travail de Château-Arnoux avec le Mouvement de la Paix, l’ARAC, l’ANACR, la Libre Pensée 13,...sur l’exigence commune de Réhabilitation collective de tous les fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18! ENTREE LIBRE avec stands des associations pacifistes. 10h accueil café gâteaux. 12h buffet froid 12€ pour ceux qui le souhaitent. 15h dépôt de gerbes et prises de parole au monument pacifiste V.Maurel. Projection du documentaire (30 minutes)de Michel Collon, « on croit mourir pourla patrie,on meurt pour des industriels » (A.France). Récital d’André Bizot.

LP 07- 26 : Rassemblement à Joyeuse le 11 novembre à 14 h 30. Il est appelé par l’ALAMPAA, le Libre Pensée et l’ARAC. Il sera précédé à 10 h 30 de l’assemblée générale de l’ALAMPAA et suivi d’un repas fraternel à 12 h à l’hôtel de l’Europe.

LP 08 Réunion Débat à CHARLEVILLE-MEZIERES avec Exposition animée par Nicole AURIGNY de la Fédération Nationale de la Libre Pensée Salon DE L'HOTEL DE VILLE, Mardi 21 octobre à 18 Heures Avec la participation du Parti Communiste Français et de et Emile- Henri Génon (GODF). La Ligue des Droits de L'Homme apporte son soutien à cette soirée.

LP 09 : Le 10 novembre à 20h45 une conférence à la salle polyvalente de Foix, avec Eric VIOT sur le sujet: "Qui étaient les fusillés de la première guerre?"
Le 11 novembre à 15h un rassemblement à Saint-Ybars, devant le monument aux morts où figure le nom d'un fusillé pour l'exemple non réhabilité, Louis FLOURAC.

LP 11 : Rassemblement pacifiste autour de la réhabilitation des fusillés pour l'exemple aura lieu le dimanche 16 novembre 2014 à Peyriac-Minervois (11) , le village de Louis Barthas , l'auteur des carnets de guerrre de 1914-1918 avec l'ARAC, le Mouvement pour la Paix et l'association des amis du caporal pacifiste Louis barthas

LP 13

LP 14 : LP14 et L'Association Laïque des Amis des Monuments Pacifistes du Calvados organiseront leur rassemblement pacifiste mardi 11 novembre à 15h autour du monument pacifiste de Lantheuil, proche de Creuilly dans le Calvados. Des invitations ont été faites au Mouvement de la Paix, à l'Union Pacifiste de France et à la LDH, qui sont présentes les années précédentes, de s'y associer. Par ailleurs une exposition de Maudite soit la Guerre (de la LP60) se tiendra à Sainte-Honorine-de-Chardonne (61), commune frontalière du Calvados, du 8 au 11 novembre de 14h à 18h.

LP 17 : Pour le 15 novembre, nous organisons une conférence-débat au Palais des congrès de Rochefort à 15h, avec l'association La Courtine (projection du film "20000 moujiks" - certains d'entre eux ont transité à Rochefort ou y sont morts - et au Fort Liedot de l'Ile d'Aix (là aussi des tombes). Avec expo et débat. Nous y inviterons la LDH du pays Rochefortais, l'ARAC 17, le Mouvement de la Paix et l'Union pacifiste.
Participation de P. Roy à un atelier "Désobéir à la guerre" au Salon du livre et des droits de l'Homme le 28,29,30 Novembre organisé par un collectif d'associations sur le thème de la guerre de 14-18 (avec présidence d'Offenstadt), et des historiens locaux qui ont œuvré à faire
: Regards sur les monuments pacifistes et la réhabilitation des fusillés pour l’exemple. Quel centenaire pour la guerre de 14-18 ? » CONFERENCE – DEBAT par Pierre ROY, de la CA Nationale de la Libre Pensée, animateur de la campagne nationale pour la réhabilitation collective des « fusillés pour l’exemple » samedi 8 novembre 2014 à 15 h 00 Salle Louis Aragon – chemin du vallon du maire Septèmes les Vallons 13 240. Connaitre les 3 fusillés pour l'exemple du 17 avec nous, (Abbaye aux Dames de Saintes), avec tenue d'un stand en tant qu'association invitée.

LP 21 et Cercle Martinet : rassemblement le dimanche 9 novembre à Dijon (Place de la République) à 10h00, à l'appel du Cercle Marcel Martinet de la Libre Pensée, de la Fédération départementale de la Libre pensée de Côte-d'Or, de l'ARAC de Côte-d'Or, de l'ANCAC de Côte-d'Or, du Mouvement de la Paix Dijon et Côte-d'Or et de l'IHS-CGT de Côte-d'Or, doivent intervenir des élus, dont Pierre Poillot, Maire de Liernais et Conseuiller général.

LP 22 : Rassemblement pacifiste du 11 Novembre 2014 "pour la réhabilitation de tous les fusillés pour l'exemple et la mémoire de ces derniers, à travers l'hommage à François Laurent, fusillé pour l'exemple, réhabilité" Au Monument aux Morts de MELLIONNEC à 12h30.

LP 23 : A GENTIOUX rassemblement pacifiste à 11 h 30 autour du Monument. A l'issue du rassemblement à GENTIOUX, un dépôt de gerbe sera effectué à Royère de Vassivière, sur la tombe de Félix BAUDY maçon creusois, syndicaliste fusillé pour l'exemple en avril 1915. La journée se terminera par le banquet habituel

LP 25 : Rassemblement de la LP du Doubs, à 15h au 11 Rue Battant à Besançon, lieu de la demeure de Lucien Bersot, honorée d'une plaque commémorative

LP 27 : La LP 27 et la LDH 27 seront présentes à la cérémonie du 11 novembre à Gaillon pour défendre la réhabilitation de René Dubois et de Emile Frémont, dont les noms figurent sur le monument aux morts alors qu’il n’ont pas été réhabilités

LP 29 : le 30 octobre, à 18h, projection du film "Adieu la vie, adieu l'amour" à l'espace associatif à Brest, suivi d'une discussion.
Rassemblement 11 novembre à 10h45, rassemblement au monument pacifiste de Primelin avec la participation de la LP29, l'ARAC (sud Finistère), l'UEP (Université Populaire de la Paix), la CNT, du Mouvement de la Paix, le CRABES... Le rassemblement sera suivi d'un repas républicain.

LP 31 : A Toulouse SAMEDI 8 NOVEMBRE à 11h00 devant le monument pacifiste 112 Avenue Jean Chaubet
MARDI 11 novembre à 10h30 devant la demeure de Jean Jaurès, 1 Place Roger Salengro à Toulouse.

LP 33 : à Bordeaux, le 11 novembre à 16 heures, Place Jean Jaurès.

LP 34 Fédération de l'Hérault : Rassemblement le 16 novembre à 11h15 devant le monument
pacifiste du Caylar (34) suivi d'un repas fraternel.
Groupe Victor Hugo (34) : Conférence/projection du 4 octobre à Sète avec le témoignage de Armande Maillet ( cf: qu'elle nous autorise à publier ) + projection de ADIEU LA VIE, ADIEU L'AMOUR
Le 8 novembre 15h à Montpellier : déploiement de la banderole REHABILITATION COLLECTIVE place J. Jaurès + table et signatures pour réhabilitation
Le 23 novembre10h30 Monument pacifiste puis salle des Fetes avec : 16ème rassemblement ANIANE avec le Maire d' Aniane, le Conseiller Gal, Jean-Sébastien Pierre président national LP - Maurice Moréno président ARAC-Hlt - le Mvt de la Paix - Serge Martin Assoc. Jean Jaurès

LP 35 : Rassemblement pacifiste au Ferré (35420) sur la tombe du caporal Lechat, 11 novembre à 11h.

LP 36 : le mercredi 5 novembre 2014, le secrétaire général de la Fédération Nationale de la Libre Pensée David Gozlan donnera à l’initiative du Cercle Laïque d’Argenton une conférence suivie d’un débat sur le thème des fusillés pour l’exemple à la salle Charles Brillaud à 20H30 à Argenton sur Creuse
La Fédération de l’Indre de la LIBRE PENSÉE, la LIGUE des DROITS de l’HOMME et l’ARAC appellent à un rassemblement pacifiste le mardi 11 novembre 2014 au monument aux morts de Villedieu sur Indre à partir de 11H30.

LP 37 : Tours en hommage à J.Jaurès, place J.Jaurès à 10h30 le 11/11.
Le mardi 12 novembre, aux Halles de Tours, à 18h30 projection du film "Les Sentiers de la Gloire" + débat

LP 38 : 7 novembre, Eybens, 18h30. Maison des Associations: avec l’ALAJPRD. Conférence sur Jean Pierre Raffin Dugens
11 novembre, Eybens, 14h30 . Rassemblement Pacifiste Place Raffin Dugens avec l’ALAJPRD. Projection du film « Fusillés pour l’exemple » suivi d’un débat animé par Yves Gerin Mombrun
14 novembre, Villard de Lans, 20h – Maison pour Tous : dans le cadre du programme du CG 38.
21 novembre, Moirans, 20h30 – Salle René Cretin : à l’initiative de la section locale de la Libre Pensée
28 novembre, Saint Jean de Bournay, 20h30 – Cinéma associatif Le Saint Jean. A l’invitation de l’association Mémoire et Patrimoine.

LP 39 : Rassemblement à Dole le 11 novembre à 16h30 autour du monument pacifiste à Jean Jaurès avenue de Lahr.
Mardi 11 novembre 2014 à 15h00. Sur la tombe « Morts pour la France » du cimetière de St Claude.

LP 42 : Le rassemblement pacifiste de Saint-Martin d’Estreaux dans la Loire aura lieu le 11 novembre 2014 à 11h 15 au verso du monument, face aux inscriptions pacifistes gravées sur les panneaux de pierre. Au cimetière du village, il aura été précédé à 10h 30 d’un hommage - rendu autour de sa tombe - au maire Pierre Monot qui initia ce manifeste anti-guerre.
A la salle des Fêtes de Saint Pierre Laval, village voisin, où un apéritif et un repas fraternel dont un intermède sera occupé par deux comédiens qui interprèteront une lecture de textes antimilitaristes.

LP 43 : A l'initiative de la LIBRE PENSEE 43, le 11 novembre 2014 10 h 30 salle polyvalente 43270 Monlet, conférence de Loïc le bars, à 14 h 30 pose d’une plaque sur la maison natale de p. Monatte

LP 44 : 24 Septembre à Nantes avec le Général Bach. Nous avons projeté le film d'Alain Moreau "Fusillés pour l'exemple" du Collectif de Saint-Nazaire (LDH,ARAC, LP, ANCAC, Union pacifiste, mouvement de la paix)
11 Novembre à Saint-Nazaire, déploiement de notre banderole, regroupement avec prise de parole et dépôt de gerbe.

LP 45 : Rassemblement ce 11 novembre à 11h, place de la République à Orléans

LP 49 : Conférence de presse le 4 novembre.
Rassemblement le 11 novembre à 11h à Angers, Place de la Paix, devant le monument de la Paix , à l'appel de Libre Pensée, Mouvement de la Paix, 4ACG (Anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre).

LP 50 : Rassemblement du 11 novembre à Equeurdreville.

LP 52 : Après-midi pacifiste au cinéma Vox à LANGRES, le dimanche 16 novembre à 16 heures. Au programme, le film-documentaire de Georgette Cuvelier "14-18 Refuser la guerre", le film d’animation, réalisé à Langres, "Erreur monumentale", et le récital de chansons pacifistes et antimilitaristes par le groupe vocal "Un chat dans la main".

LP 53 organise un rassemblement pacifiste le 11 novembre à Laval, au jardin de la Perrine, autour de l'arbre de la Liberté (11 heures).

LP 54 : Rassemblement à Nancy, le 11novembre, rassemblement par la LP-54, le MOC-Nancy, Collectif Féministe Debout et le MAN à 10h30, porche Héré.

LP 56 : Rassemblement du 11 novembre à 11h à Vannes, pour la réhabilitation collective des fusillés pour l'exemple, et l'après-midi devant le monument catholique de Sainte-Anne d'Auray érigé avec les pouvoirs public pour célébrer la contribution de l'église catholique à la guerre de 14-18, avec son aide aux fusillades pour l'exemple.

LP 57 : Rassemblement pour la paix. Mardi 11 novembre à 11h30. Passage Adrienne THOMAS, derrière la Gare SNCF à Metz avec la LDH de Moselle et la Libre Pensée de Moselle

LP 58 : 5ème RASSEMBLEMENT PACIFISTE de Fourchambault Mardi 11 novembre 2014 à 15 heures, devant le monument à caractère pacifiste près de la Maison du peuple, pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple de la guerre de 1914-1918 A l’appel de la Fédération
de la Libre Pensée de la Nièvre, de l’Association Républicaine des Anciens Combattants, de la Section de Clamecy et du Haut Nivernais de la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix et les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation

LP 59 : 9ème rassemblement pacifiste organisé par la Fédération du Nord de la Libre Pensée le mardi 11 novembre à 11h30 à Escaudain (Nord) devant le monument aux morts, situé en centre ville, près de la place Gambetta, avec la participation de plusieurs associations amies, l’ARAC, la LDH, le Cercle Henri Barbusse ainsi que des représentants de partis politiques.

LP 60 : Colloque "Maudite soit la guerre" les 10 et 11 octobre à Clermont
Le 11 novembre : 10h : manifestation devant la monument de la Paix de Creil avec la LDH,
l'ARAC, l'ALAMPAC... 11H30 : banquet républicain à Creil

LP 63 : la libre pensée du puy-de-dôme (lp 63) en partenariat avec la ligue des droits de l'homme (comité régional auvergne), l’université populaire et citoyenne (upc 63), l'association républicaine des anciens combattants (arac 63) et l'association laïque des amis des monuments pacifistes et républicains du puy-de-dôme (alamper 63) vous propose une EXPOSITION :LES FUSILLES POUR L'EXEMPLE DE LA GUERRE DE 1914 – 1918 Cette exposition, intitulée "Maudite soit la guerre" (constituée de 17 panneaux de 60x80, plastifiés, en couleurs, avec textes, documents, illustrations ...) présente les faits concernant les fusillés pour l'exemple que ce soit sur le plan national ou départemental (auxquels sont consacrés 6 panneaux) ainsi que les aspects du combat pour leur réhabilitation collective de 1916 à nos jours. Cette exposition sera proposée à toutes les municipalités du département. D’ores et déjà, elle sera visible :
-du 4 au 20 novembre 2014 à la médiathèque d’Issoire
-du 21au 29 novembre à la Mairie de Mezel, dans le cadre de la « Semaine pacifiste de Mezel » qui accueillera une conférence de Pierre Roy, le 21, et le spectacle « Gloire à... » le 22
-du 1er au 15 décembre dans les locaux de l’UPC 63, rue Gaultier de Biauzat, Clermont-Fd -du 12 au 23 janvier 2014 à la Mairie de Romagnat

LP 64 : Rassemblement pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple au monument aux morts à 15 heures avec la LDH, le GO et le Mouvement de la Paix.

LP 65 : POUR LA RÉHABILITATION COLLECTIVE DES 650 FUSILLÉS POUR L’EXEMPLE ! « Le casque et la plume » Du lundi 3 au samedi 15 novembre : Exposition : « la Grande Guerre au quotidien » Salle d’exposition du service culturel de Lannemezan
Vendredi 7 novembre à la salle des fêtes 18h00 : Conférence : « les monuments aux morts pacifistes » Par Pierre ROY de la Fédération Nationale de la Libre Pensée 20h30 : projection
du film « les fragments d’Antonin » de Gabriel le BOMIN présenté et commenté par Pierre ROY
Samedi 8 novembre à la salle du Renouveau 17h00 : « la Grande Guerre entre en littérature »
lecture de lettres d’un poilu (Henri LAPORTE) et de textes littéraires de Gabriel CHEVALLIER, Jean GIONO, L.F. CÉLINE et Blaise CENDRARS 20h30 : Concert « quelques œuvres de musiciens français composées pendant le conflit de 1914 » par des professeurs du Conservatoire Henri DUPARC de Tarbes
Dimanche 9 novembre à la salle des fêtes À 17h00 : « Au père la Victoire » Cabaret musical et satirique Les chansons patriotiques, populaires, libertaires ou poétiques qu’on chantait en France pendant la Grande Guerre dans les music-halls, les cabarets, les cafés-concerts ... ou les tranchées Par les comédiens, les chanteurs, les musiciens de la Compagnie « l’illustre Corsaire – les livreurs de mots », mise en scène d’Hervé CARRÈRE
Lundi 10 novembre à la salle du Renouveau À 20h30 : projection du film « Blanche MAUPAS » d’Alain MOREAU et Patrick JAMAIN, présenté et commenté par Jean-François MIGNARD, secrétaire national de la Ligue des Droits de l’Homme

LP 67 : le 15 novembre à 15H: rassemblement devant le monument présentant une mère avec deux enfants (un allemand et un français), place de la République. 16h à 17H : conférence ‘les fusillés pour l’exemple”. 18H banquet

LP 69 : Le 11 novembre 2014, comme depuis de nombreuses années, La Fédération du Rhône de la Libre Pensée, La section du Rhône de l’ARAC, la Fédération du Rhône de la Ligue des Droits de l’Homme, le Mouvement de la Paix Rhône, le Cercle Edouard Herriot et l’Association Laïque comme cheville ouvrière, appellent à un RASSEMBLEMENT PACIFISTE, à 15 heures, au monument aux morts de Lyon, sur l’Ile du Souvenir dans le parc de la Tête d’Or, pour exiger que selon les termes de l’appel commun : « Pour que La République réhabilite collectivement les fusillés pour l’exemple ».
La Libre pensée du Rhône et la Section de *Vénissieux*Saint-Fons*Feyzin* ont organisé ensemble deux soirées à la médiathèque de Feyzin (proche banlieue lyonnaise) : Une conférence-débat le 25 juillet, avec notre camarade et ami Pierre ROY, de la CAN de la LP à la date anniversaire du dernier discours prononcé en France par Jean Jaurès sur le thème ‘’Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? Jaurès, premier fusillés pour l’exemple ? 54 personnes ont activement participées au débat qui fut très riches grâce à la qualité de la conférence, que tous ont saluée lors du pot qui a suivi, offert par la médiathèque. Au total, une ambiance très chaleureuse. Il en fut de même loirs de la soirée-débat du 10 octobre 2014, qui eut lieu au même endroit, sur le thème : « Les fusillés pour l’exemple 1914-1918 », et fut précédée par la projection du documentaire : ‘’Fusillés pour l’exemple » » de Alain Moreau et Patrick Cabouat. Alain Moreau, pour l’immense plaisir des présents, participa au débat au grand plaisir des 50 participants. Cette conférence a été dominée par l’état d’esprit : « Nous ne lâcherons pas : La République qui a su réhabiliter les Communards et Dreyfus devra réhabiliter collectivement les Fusillés pour l’exemple de la guerre 1914-1918 » et s’est conclue sur un appel à participer et à assurer la réussite du rassemblement pacifiste du 11 novembre.

LP 72 : "projection du film "les sentiers de la gloire" au cinema le Royal jeudi 6 novembre à 20h30 puis discussion avec Mostafa Nafaa, Eric Viot et Hansi Brémond.
Rassemblement le 11 novembre au monument pacifiste d’Allonnes à 14 h.

LP 73 : Lundi 10 Novembre 2014 à 19 heures Amphithéâtre de la Maison des Associations (Chambéry). Conférence introduite par Laurent Bachler, professeur de philosophie.La représentation de la grande guerre au cinéma : deux exemples.
Rassemblement du 11 novembre 2014- 9h30 – Avenue Jean Jaurès- place Allende à Chambéry Pour la Réhabilitation des Fusillés pour l’exemple de la guerre 14-18Déroulement du rassemblement, discours de LP, MP, ARAC, minute de silence, chanson de Craonne, pot de l'amitié.

LP 74 :A Cran Gevrier, vendredi 24 octobre à 20h00 pour la réhabilitation collective des 650 fusillés pour l'exemple de la guerre 1914-1918.A CRAN GEVRIER salle des Papeteries, 23 rue des Harmonies, avec Mino Faïta.
A Cervens - Dimanche 7 décembre 2014 14h00 Exposition Réhabilitation des fusillés pour l'exemple de 1914-1918 17h00 Projection-débat entrée libre du film « Adieu la vie, Adieu l'amour... »
A Cran Gevrier le 11 novembre 2014 à 16h30, projection-débat avec le film "Adieu la vie, adieu l'amour" " au Cinéma La Turbine
à CUSY: dimanche 16 novembre 2014 À 17H30 projection-débat avec le film "Adieu la vie, adieu l'amour" au Cinéma La Turbine

LP 75 : Rassemblement le 11 novembre au cimetière de Levallois

LP 76 : parrainés par les sections havraises de l’Association Républicaine des Anciens Combattants, de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Libre Pensée et du Mouvement de la Paix
Mardi 4 novembre Maison de l'Étudiant 50, rue Jean-Jacques Rousseau à 18h30 "les écrivains témoins de la grande guerre" Textes choisis et lus par Yoland Simon
Samedi 8 novembre Le Bastringue 136, rue Docteur Postel à 18h "la militarisation de la société française" Conférence de David Gozlan Secrétaire Général de la Libre Pensée Entrée libre; restauration "verre et tartine" après la conférence à 20h40 "Du bleu à l'horizon" concert- spectacle avec Amandine Buffet
lundi 10 novembre devant le monument aux morts, place Charles de Gaulle à 17h30 rassemblement "pour la réhabilitation des fusillés pour l'exemple" avec prise de parole au nom de l'ARAC, de la LdH, de la LP et du MdP, et dépôt d'une gerbe en hommage aux quatre fusillés pour l'exemple du 129ème régiment d'infanterie du Havre.
mardi 11 novembre au cinéma Le Studio rue Général Sarrail à 20 h projection des Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrick Entrée: 6,5 euros. tarif réduit: 5 euros projection suivie d'un débat animé par Mme Saunier professeur de lettres

LP 80 : Le 11 octobre Rassemblement à Beuvraignes avec la banderole « réhabilitation collective des Fusillés pour l’exemple ».

LP 84 : 6ème Rassemblement pour la réhabilitation des Fusillés pour l'exemple à Avignon, samedi 8 novembre à 11h, rue Alexandre Blanc à Avignon, à l'appel de l'ARAC, de la LDH et de la Libre Pensée.
Projection à l'initiative de l'ARAC, de la LDH et de la Libre Pensée d'un film "La chambre des officiers" suivie d'un débat jeudi 6 novembre à 19h45 au cinéma Utopia à Avignon

LP 85 : Point-Presse le mardi 4 novembre à 11 h dans les locaux de la Libre Pensée, Pôle associatif, 71 Boulevard A. Briand 1er étage, porte D bureau 124. Soutenu par la Libre Pensée, le mouvement de la Paix et le mouvement pour une alternative non violente.
Projection de "Adieu la vie, adieu l'amour" aux Sables d'Olonne le 11 novembre à 17h au centre culturel
Rassemblement au monument aux morts de La Roche-sur-Yon le 11 novembre à 11H après la cérémonie officielle
Projection du DVD "Adieu la vie, adieu l'amour", à Luçon le 15 novembre.

LP 87 : -8 novembre à Saint Junien organisé par la LP 87. Après midi pacifiste au Ciné- Bourse, Place Lénine en partenariat avec l’association des amis du Ciné Bourse et la ville de Saint-Junien. A 14h30, projection du film « Fugitif pour l’exemple » suivi d’un débat en présence du réalisateur Patrick Colin. A 16h15 Conférence débat « Mutineries, insoumissions et fraternisations pendant les guerres »avec l’historien Tramor Quemeneur. Exposition sur les fusillés pour l’exemple
-10 novembre: soirée pacifiste à Guéret autour du film "20 000 moujiks" organisée par La Courtine 1917 en partenariat avec le cinéma et le centre théatral
-11 novembre: participation au rassemblement de Gentioux organisé par le CLAMGG

LP 89 : 18ème rassemblement pacifiste le 11 novembre 2014 devant le monument aux morts de Gy l’Evêque.

LP 90 : Pour la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple, mardi 11 novembre 2014 à 15 h. Rassemblement pacifiste au kiosque de la Roseraie, faubourg Jean-Jaurès à Belfort
LP 91 : Le 7 Novembre 2014, projection du film “ 20000 moujiks sans importance“ à 20h à la salle des Fêtes de Méréville . Cette projection sera suivie d’un débat avec Marc Desenne de l’association La Courtine 1917.

LP 92 : rassemblement le 11 novembre au cimetière de Levallois. LP 93 : Rassemblement à St Ouen, le 11 novembre.
Le 22/11à 17h , la médiathèque de Tremblay organise avec notre participation, la projection du film d'Alain Moreau, suivi d'un débat que nous animerons.

LP 94 : Rassemblement le 11 novembre à Fontenay à 11 heures nous serons présents avec une banderole réhabilitation avec l'ARAC.
Le 11 novembre rassemblement sur la tombe de Michel CLAA, libre-penseur, au cimetière municipal d'Alfortville, à 15 heures.

LP 95 : 14h30 : rassemblement pacifiste au monument symbolisant la Paix au cimetière de Pontoise avec la Ligue des Droits de l’Homme - 15h30 : projection du film « 20 000 moujiks sans importance » - maison des associations, pl du Petit Martroy (Pontoise), avec Marc Dessenne, historien, membre de l’Association des Amis de La Courtine 1917

13.10.14

Non à l’intégration des facultés catholiques et des établissements privés dans les Communautés d’Universités et d’Établissements



Depuis la création, par la Loi du n°2013-660 du 22 juillet 2013 (loi Fioraso), des Communautés d’Universités et d’Établissements (COMUE), les universités sont engagées dans une course folle aux regroupements, qui génère une forte concurrence, contraire à la notion même de service public.

La création de ces Communautés d’universités et d’établissements, qui sont les prolongements des Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES) mis en place en 2006 par le gouvernement Villepin, répond à l’objectif politique de passer de 74 à 25 universités. Ces regroupements obligatoires vont régionaliser l’Enseignement supérieur en créant de nouveaux établissements gigantesques soumis à une instance unique, le Conseil Académique, dirigé par un Président tout puissant.

De plus l’enseignement supérieur privé est partie prenante dans les COMUE, ce qui lui donne des droits accrus en matière de délivrance des diplômes et de participation aux Écoles doctorales. C’est le cas, par exemple à Lille, mais aussi à Angers, où l’enseignement catholique est fortement implanté.

Lorsque l’on consulte le site de la Communauté d’Universités et d’Établissements Lille-Nord-de-France, on trouve, dans la liste des membres du PRES/COMUE Lille-Nord-de-France, l’université catholique de Lille, es-qualité comme l’indique le logo de cet établissement. Cet établissement privé confessionnel, qui livre au quotidien une concurrence acharnée aux établissements publics de la région, siégerait donc dans les instances de direction de la COMUE et disposerait d’un nombre de sièges en proportion de ses nombreux effectifs en étudiants et personnels.

Rappelons que la faculté catholique de Lille fait partie de l’UDESCA (Union des établissements d’enseignement supérieur catholique), regroupement de cinq établissements (Angers, Lille, Lyon, Paris et Toulouse), qui annonce, en première page de son site Internet : « 5 Universités Catholiques, 40 000 étudiants ». On peut y lire, dans la présentation : « Depuis 1973, l’UDESCA rassemble les cinq établissements d’enseignement supérieur sans but lucratif que le Saint-Siège qualifie d’universités catholiques, mais que la République connaît sous le nom de fédération universitaire catholique (Lille) et d’instituts catholiques (les autres) composés de facultés libres et qui sont communément appelés "les Cathos" ».

Quand les ministres de la République, les hommes politiques, de droite comme de gauche, les responsables des universités publiques utilisent le terme « université catholique », ils font donc allégeance au Vatican et oublient volontairement l’article 4 de la Loi du 18 mars 1880 relative à la liberté de l’enseignement supérieur : « Les établissements libres d’enseignement supérieur ne pourront, en aucun cas, prendre le titre d’universités ».

Cette interdiction est d’ailleurs reprise dans l’article L718-16 du Code de l’Éducation créé par la Loi Fioraso du 22 juillet 2013 : « Les établissements ou organismes privés ne peuvent pas prendre le titre d’université ou délivrer les diplômes nationaux de l’établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel [avec lequel ils sont associés] ».

On peut lire également sur le site de l’UDESCA : « Les Cathos sont des établissements d’enseignement supérieur qui délivrent dans le domaine ecclésial des diplômes du Saint Siège (baccalauréat, licence, doctorat), reconnus en France par un accord international, et qui, dans le domaine profane, préparent aux diplômes nationaux de l’Université publique (licence, master, doctorat) ou délivrent des diplômes visés par l’État […] Dès leur origine, les Cathos ont travaillé en étroite coopération avec les régions où elles étaient implantées et leurs étudiants ont trouvé dans les entreprises et au sein des professions libérales de leur bassin d’emploi des débouchés professionnels. […] Parce qu’ils sont imprégnés des valeurs du christianisme, ces établissements sont ouverts sur le monde ».

On le constate à la lecture de ce texte, l’intégration des établissements privés, essentiellement catholiques, renforcera la représentation des régions et des systèmes économiques locaux dans les COMUE. De même, le caractère laïque des universités publiques disparaîtra sous « l’imprégnation des valeurs chrétiennes ».

Notons également qu’en 2011 plus de 20% des subventions accordées aux associations par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche sont allées à des associations gestionnaires d’établissements privés d’enseignement supérieur confessionnels (26,5 millions d’euros sur 129 millions d’euros). La liste détaillée et exhaustive des associations bénéficiaires en 2011 de subventions du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, ainsi que le montant attribué à chacune d’entre elles, a été publiée sur le site de l’Assemblée Nationale en réponse à la question posée par M. Marc Le Fur, député UMP, à Mme Geneviève Fioraso, alors ministre de l’enseignement supérieur.

Dans cette liste, les instituts catholiques de l’UDESCA se taillent la part du lion avec 8,2 millions d’euros pour celui de Paris, 7,42 millions d’euros pour celui de Lille, 4,9 millions d’euros pour celui de Lyon et 2,8 millions d’euros pour celui de Toulouse.

Mais tout cela ne gêne pas Mme Fioraso, qui est désormais Secrétaire d’État chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Pourtant en 2012, lors de l’ouverture à Toulon de l’antenne d’une université portugaise privée, Mme Fioraso, alors ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a estimé, dans un communiqué, que les responsables de cet établissement étaient dans l’illégalité, en se basant sur l’article L.731-14 du code de l’éducation qui prévoit que « les établissements d’enseignement supérieur privés ne peuvent en aucun cas prendre le titre d’université ». Mme Fioraso a, de ce fait, demandé à la Rectrice de l’Académie de Nice de déposer une saisine auprès du Procureur de la République de Toulon sur les deux points suivants : « usage abusif du terme "université" » et « non-respect des règles du régime de déclaration préalable nécessaire pour l'ouverture de ce type d'établissement ».

Il est sans doute plus facile de s’attaquer au Portugal qu’au Vatican ! Mme Fioraso s’honorerait en agissant de même avec les établissements catholiques qui usurpent le titre d’université.

La Fédération Nationale de la Libre Pensée rappellent que seuls les établissements publics sous tutelle du ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ont l’obligation de se rattacher à un regroupement défini par la loi du 22 juillet 2013, même si d’autres peuvent demander à en faire partie ou y être associés par convention.

Au nom de la défense de la laïcité du service public d’Enseignement supérieur et de Recherche, la Fédération Nationale de la Libre Pensée exige que seuls des établissements publics et laïques soient membres des Communautés d’Universités et d’Établissements.

La Libre Pensée s'oppose à toute unification ouverte ou rampante de l'Enseignement public et des établissements privés, de la maternelle au supérieur !

21.9.14

La LP12 à la rencontre interassociative de Rodez



La Libre pensée de l'Aveyron a participé samedi 20 septembre à la rencontre interassociative annuelle de Rodez. Dans la cours de la Maison des associations, l'association a pu présenter ses activités et ses combats.

6.9.14

Notre conférence-débat "La Libre pensée et les libertés publiques"

David Gozlan, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre pensée (FNLP) 

La Libre pensée de l'Aveyron organise une conférence-débat "La Libre pensée et les libertés publiques" donnée par David Gozlan, secrétaire général de la Fédération nationale de la Libre pensée (FNLP), samedi 13 septembre à 17 heures à la Maison des associations, 15 avenue Tarayre, à Rodez. Entrée libre dans la limite des places disponibles"

La Libre pensée et les libertés publiques
"La France est connue comme étant le pays des libertés. Cependant, personne ne semble s’étonner de voir ces libertés se réduire. Nous nous habituons à voir des règles dérogatoires et un droit local prendre le pas sur des lois nationales. S’agit-il d’un bond en arrière qui nous enverrait aux temps féodaux ? L’unité de la France est-elle menacée ? Les libertés individuelles comme collectives sont-elles menacées ou connaissent-elles un nouvel essor ? Nous chercherons, dans le débat, à répondre à ces questions."

Plus d'informations sur librepensee12.free.fr
Twitter : @librepensee12 - Facebook : www.facebook.com/librepenseeaveyron

31.8.14

Rassemblement Grand Sud : la conférence de Jean-Sébastien Pierre

Le rassemblement Grand Sud des fédérations et groupes de Libre pensée s'est déroulé le 23 août à Naucelle (Aveyron) en présence du président de la Fédération nationale de la Libre pensée Jean-Sébastien Pierre. Ce dernier a donné une conférence devant quelque 80 personnes. Vous pouvez l'écouter ou la ré-écouter avec le lecteur audio ci-dessous.


24.8.14

Succès pour le 2e rassemblement du Grand Sud



Le Rassemblement Grand Sud des fédérations et groupes de Libre Pensée, qui vient de se tenir, portait bien son nom puisque ce n’est pas moins de 80 libres penseurs délégués, qui ont rallié Naucelle, venant de quatre régions (Midi-Pyrénées, Aquitaine, Languedoc-Roussillon et Auvergne), pour une journée de travail et de convivialité sous la présidence de Jean-Sébastien Pierre le président de la Fédération nationale.

Après l’ouverture des travaux et les remerciements d’usage par la Fédération de l’Aveyron organisatrice, JS Pierre développa brillamment son propos autour du «  Manifeste de la Libre Pensée pour la science ». « Les dix commandements éthiques du chercheur moderne » sortis tout droit de son esprit facétieux, composaient certes une introduction accrocheuse des plus drôles, mais ils posaient, aussi, nettement, l’origine des obstacles  qui entravent la recherche scientifique aujourd’hui : les cléricaux, les obscurantistes, le courant post-moderne, le lobby  écolo sans oublier  les tutelles nationales et internationales.

La recherche moderne est un métier avec des travailleurs à statut et  droits et une mission : développer la connaissance. Il n’est nul besoin de la soumettre à une loi exceptionnelle. Seule la loi commune doit la régir. Elle est à même  de garantir hygiène et sécurité, bonnes pratiques, respect de la propriété intellectuelle et liberté absolue de publication.
La Libre Pensée s’affirme sans ambages pour la liberté complète de la recherche fondamentale

Le débat apportait ensuite un complément d’informations sur différents points d’actualité, toujours dans une clarté et une pédagogie bienvenues. La matinée se terminait sur un tour d’horizon des fédérations et groupes en leurs propres travaux et questionnements.

Ouvert au public sur invitation, ce rassemblement, pilote au sein de la FNLP, sera reconduit, son intérêt n’étant plus à démontrer pour les participants qui le plébiscitent.







3.8.14

Quand les politiques se disputent l'héritage de Jean Jaurès


C'est peu dire qu'il n'existe plus dans la classe politique française un homme – ou une femme – de la trempe de Jean Jaurès. Hormis Simone Veil défendant en 1974 la légalisation de l'avortement ou Robert Badinter en 1981 l'abolition de la peine de mort ; le Parlement de la Ve République ne résonne plus de grands discours, enflammés jusqu'au lyrisme, portant en eux bien plus qu'une parole politique, une vision de la société et, pour tout dire, une conscience nationale, comme celles que Jaurès a déployées pour consolider ce qu'il appelait la «démocratie républicaine». Pas étonnant alors que l'icône de Jean Jaurès, ce grand tribun qui fut de tous les combats – loi de séparation de l'Église et de l'État, loi sur les associations, résolution démocratique des grandes crises, affaire Dreyfus – fascine encore cent ans après sa mort et que son héritage soit à ce point disputé par les politiques d'aujourd'hui.

Jean Jaurès disputé à gauche…

Se réclamer du grand homme n'est pourtant pas nouveau puisque dès après son assassinat, la gauche va se diviser sur les leçons à tirer de ses combats et de ses engagements. Jusqu'à la rupture du congrès de Tours, en décembre 1920, où la SFIO (Section française de l'Internationale ouvrière) – l'ancêtre du Parti socialiste (PS) – se divisa en deux : socialistes d'un côté, communistes de l'autre au sein de la Section française de l'Internationale communiste (SFIC), futur Parti communiste français (PCF). Dès lors, chacun des deux camps se pose comme l'héritier véritable de Jean Jaurès. Il est vrai que les innombrables discours, pensées, articles – notamment dans «La Dépêche» – rédigés par le Tarnais permettent à tous de se retrouver à un moment ou à un autre dans sa parole. Les socialistes louent ainsi son réformisme et son humanisme ; les communistes son combat pour le prolétariat et les réformes sociales.

Ce distinguo perdure d'ailleurs encore aujourd'hui au point de créer des situations conflictuelles au sein de la gauche, et plus particulièrement entre le PS et le Front de gauche. N'y tenant plus, Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a rompu sa toute récente retraite politique pour fustiger dimanche dans une tribune François Hollande et Manuel Valls. «Jaurès ! Ils n'ont plus que ce nom à la bouche ! D'où leur vient cette audace ? Pour reprendre les mots du tribun, s'ils se battent autant pour les cendres, c'est pour mieux étouffer la braise», tonne l'eurodéputé. C'est que le Premier ministre, lors de l'inauguration d'une exposition consacrée au grand homme au Panthéon où il repose, n'a pas hésité dernièrement à assurer que Jean Jaurès aurait voté le pacte de responsabilité et ses allégements de charges pour le patronat, «sans doute au nom même de la responsabilité. Il aurait été aux côtés de ceux qui veulent gouverner et qui veulent que la gauche gouverne dans la durée» François Hollande lui-même a dû essuyer récemment une sévère critique. Revenant le 23 avril dernier à Carmaux où il s'était déjà rendu durant la campagne présidentielle de 2012 – à l'époque pour louer la «synthèse» jaurésienne – le chef de l'État, qui a entamé son virage social-démocrate en janvier, s'est fait interpeller par une habitante : «Jaurès, il parlait pas comme vous…»

… et récupéré à droite

Mais si l'héritage de Jaurès fait débat à gauche, il a aussi été récupéré à droite d'une façon aussi inattendue qu'artificielle. En février 2007, en pleine campagne présidentielle et alors que la gauche est en pleine réflexion sur ses valeurs, le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, n'hésite pas à déclarer que «la gauche a oublié Jaurès». Deux mois plus tard, il récidive, truffant son discours de références au tribun : «La gauche, en dévalorisant le travail, a trahi Jaurès. (Elle) a renié la République de Jaurès» tance le futur Président, trop heureux de bousculer son camp et de déstabiliser ses adversaires en brouillant les lignes idéologiques. Quitte à décrédibiliser toute parole politique.

Brouiller les lignes, le Front national, tout à son entreprise de dédiabolisation, s'en est fait une spécialité. Ainsi, en 2009, Louis Aliot, candidat aux Européennes, brandit à Carmaux une affiche de campagne où l'on voit sur fond rose un portrait de Jaurès, souligné de la citation «À celui qui n'a plus rien, la patrie est son seul bien». Et flanqué d'un slogan inouï : «Jaurès aurait voté Front national.» Un coup médiatique outrageusement réitéré lors des dernières municipales par Steeve Briois à Hénin-Beaumont et que Marine Le Pen avait déjà assumé crânement – et contre toute évidence historique – en 2011.

À droite, dans le sillage du précédent créé par Nicolas Sarkozy, l'ancien député UMP Bernard Carayon vient de sortir un essai polémique au titre provocateur : «Comment la gauche a kidnappé Jaurès.» «Celui dont la gauche se réclame sans-cesse se reconnaîtrait-il aujourd'hui dans le socialisme désinvolte de François Hollande ? », s'interroge ingénument le maire de Lavaur, affirmant que l'homme de droite qu'il est peut se retrouver dans les valeurs défendues par Jaurès (nation, mérite républicain, etc.). Cette captation sélective par la droite agace bien sûr les militants de gauche et étonne voire amuse les historiens. «Jean Jaurès était un homme de gauche et il demeure l'homme de la gauche», martèle ainsi l'historienne Noëlline Castagnez dans le dernier Hebdo des socialistes.

Cette bataille sur l'héritage montre en tout cas que, cent ans après sa mort, Jean Jaurès reste une source de réflexion et d'inspiration pour tous ceux qui veulent s'engager dans la vie publique et pour lesquels Jaurès a laissé un conseil : «le pouvoir se mesure à l'audace.»

Philippe Rioux

(Article paru dans La Dépêche du Midi le 31 juillet 2014.  A noter que La Dépêche a édité une édition numérique gratuite pour tablettes à l'occasion du centenaire de la mort de Jean Jaurès).

17.7.14

Résolution générale du congrès 2014 de la Fédération nationale de la Libre pensée

Résolution générale du congrès de la Fédération nationale de la Libre pensée qui s'est tenu du 9 au 12 juillet à Nancy. La résolution a été adoptée à l'unanimité.

A peine nommé, le dimanche 27 avril 2014 dit de la Miséricorde, le Premier ministre de la « République indivisible, laïque, démocratique et sociale » se rend au Vatican et se prosterne devant le pape Jorge Mario Bergoglio, alias François, à l’occasion de la canonisation de deux anciens pontifes, Carol Wojtyla et Angelo Guiseppe Roncalli, auteurs présumés de miracles. Rien ne l’y oblige. L’Eglise n’a procédé à aucune invitation et le Saint-Siège n’est pas un Etat, sauf pour ceux qui acceptent le contenu des Accords du Latran de 1929. L’admirateur de Clémenceau « premier flic de France » trahit Clémenceau refusant d’assister au Te Deum du 11 novembre 1918 pour respecter la Séparation des Eglises et de l’Etat.
Deux jours plus tard, M. Manuel Valls présente sa déclaration de politique générale devant la représentation nationale. Pour satisfaire aux exigences des traités de l’Union européenne d’inspiration vaticane, massivement rejetés par les citoyens, et au moment de déposer auprès de la Commission européenne les perspectives triennales des finances publiques de la France, il annonce à la fois un démantèlement de l’organisation de la République et des coupes claires sans précédent dans les moyens dévolus aux services publics et à la Sécurité sociale. 
Le rapprochement de ces deux évènements met vivement en lumière la légitimité de la Libre Pensée, au sein d’un mouvement laïque recomposé et sur le terrain qui est le sien, à aider les citoyens, par la pratique du libre examen, à combattre le véritable basculement de société auquel nous assistons et qui menace la démocratie en général et la liberté de conscience en particulier.          
La République en danger
En gestation depuis longtemps, la contre-réforme de l’organisation territoriale de la République en cours aboutirait, si elle allait jusqu’à son terme, à une véritable dislocation du pays, qui se traduirait par une différenciation des droits. Ce mouvement s’inscrit dans un contexte d’atteinte aux libertés individuelles, voire de tentation de remise en cause de la liberté de conscience, tandis que les cléricaux restent à l’offensive. 
*     *
Depuis le dernier congrès, le contenu de l’Acte III de la décentralisation a connu une évolution à marche forcée. D’une part, la loi du 27 janvier 2014, modifiant celle du 16 décembre 2010, prévoit de créer autoritairement par décret, en sus de celle du Grand Lyon en cours de gestation, dix métropoles de droit commun à compter du 1er janvier 2015, et deux autres à statut particulier, Paris et Marseille, à effet du 1er janvier 2016. Les citoyens des communes concernées, dont les compétences essentielles seront aspirées par ces métropoles, n’ont pas été consultés, sauf pour élire des conseillers métropolitains lors d’un scrutin municipal ainsi vidé, dans ces territoires, de son contenu démocratique. 
D’une manière générale, l’élection de conseillers municipaux, privés à brève échéance de leurs compétences essentielles, a-t-elle un sens ? D’autre part, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre a annoncé la liquidation des départements à brève ou moyenne échéance, ainsi que la fusion autoritaire de régions, par décret également, en vue de créer de nouvelles entités dotées d’un pouvoir réglementaire propre, en violation du principe d’égalité des droits, sur l’ensemble du territoire de la République. La justification économique de ces contre-réformes, qui auraient pour fin de réduire les dépenses publiques, est une contre-vérité : l’accroissement des dépenses des administrations publiques locales résulte de la création, depuis des années, des intercommunalités, en théorie volontaire, en pratique imposée par les préfets agissant sur instruction des gouvernements successifs.
En dépit du rejet par les citoyens de la fusion des deux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et de la région Alsace, le 7 avril 2013, le Gouvernement force l’allure pour détruire la République une et indivisible que nous a léguée la Révolution française. Celle-ci a su pourtant concilier les plus larges libertés locales et la centralisation de l’Etat autour duquel s’est constituée la Nation fondée sur l’égalité des droits. Créés par le décret du 22 décembre 1789, relevés par la loi de 1871, les Départements sont aujourd’hui promis à la disparition. De leur côté, les Communes, dont les républicains ont su rétablir la vitalité démocratique par la loi du 5 avril 1884, vont conserver un imperceptible souffle de vie avant de quitter notre horizon. A la place, s’installeraient des entités nouvelles, éloignées des citoyens. Jules Ferry avait raison d’écrire « […] dans la commune réside la force des peuples libres. » Après lui avoir rendu hommage, lors de sa prise de fonctions, le Président de la République, actuellement secondé par un Premier ministre déterminé à accélérer le processus de démantèlement de la République, s’apprête à trahir son œuvre.
Enfin, dans la perspective de l’instauration d’une Europe des régions, a été votée en première lecture à l’Assemblée Nationale, le 28 janvier 2014, la version arrêtée par la Commission des lois, d’une proposition de loi constitutionnelle prévoyant d’introduire, dans la Constitution du 4 octobre 1958, un article 53-3 énonçant des réserves d’interprétation de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, signée par le Gouvernement en 1999, de manière à rendre possible sa ratification. Le but est de concurrencer le Français comme seule langue officielle de la République dans des territoires implicitement définis par des critères en partie ethniques. Toutefois, le 14 mars 2014, le Conseil d’Etat a émis un avis négatif sur un avant-projet de loi constitutionnelle ayant eu la même finalité, qu’avait préparé le Gouvernement. La ratification est donc loin d’être acquise. 
Au plan général, la Libre Pensée condamne une « réforme territoriale » qui vise à supprimer les communes et les départements comme collectivités de plein exercice s’administrant librement (« clause de compétence générale ») au profit de grandes métropoles et régions aux limites et compétences arbitrairement définies. Cette « réforme », c’est la logique de la subsidiarité à l’assaut des principes qui ont fondé la République : la séparation des pouvoirs, la liberté et l’égalité de tous le citoyens qui, seuls, par leur vote décident et délèguent. 
Plus particulièrement, son combat contre la ratification de la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires doit se poursuivre. Il s’agit à travers cette campagne de révéler la vaste entreprise dévastatrice du Gouvernement dirigée contre la République et les acquis de la Révolution française au profit d’une Europe fédérale des régions.   
Le retour des cléricaux
L’offensive des cléricaux prépare et accompagne sur tous les terrains ce mouvement de dislocation de la République une et indivisible. Ainsi, dans un communiqué d’avril 2013, le secrétariat général de l’enseignement catholique soutient la réforme des rythmes scolaires qui aboutira à la territorialisation de l’Ecole publique : « L’Enseignement catholique a pris position, de longue date, en faveur d’une réforme des rythmes scolaires » bien que « les établissements privés ne [soient] pas contraints par le décret sur les rythmes […] » Il « ne souhaite pas se tenir à l’écart d’une réflexion qui interroge les projets éducatifs des établissements. » Le Parti noir appuie donc une orientation qui brise la colonne vertébrale de la République et regrette même que le ministre de l’Education nationale n’ait pas réussi à résoudre les « nombreux problèmes d’application qui font obstacle à sa mise en œuvre sur le terrain. » A l’unisson de la Libre Pensée, une écrasante majorité des citoyens, de nombreux élus et les enseignants rejettent une réforme destructrice de l’Ecole publique.
Ecrire que cette offensive des cléricaux est relayée d’un gouvernement à l’autre, c’est aujourd’hui énoncer une évidence. Ainsi, il est significatif que la circulaire du 5 septembre 2011 de Claude Guéant, ministre de Sarkozy, relative aux aumôneries dans les hôpitaux ne soit pas abrogée par l’actuel gouvernement Valls-Hollande.

Cette circulaire organise ce qu’il faut bien appeler un véritable plan de recléricalisation des établissements de soins. Elaborée en concertation avec les représentants des cultes catholique, protestant, juif et musulman, elle est accompagnée d’une « Charte nationale des aumôneries relevant de la Fonction publique hospitalière ».

Cette circulaire charge le « référent laïcité » qui doit être désigné dans chaque agence régionale de santé (A.R.S) et chaque établissement de santé, de piloter l’association des cultes au fonctionnement des administrations. Elle accorde donc une reconnaissance officielle aux cultes considérés comme des services hospitaliers à part entière.

Elle rattache les patients à des communautés d’appartenance, en contradiction avec la Déclaration des Droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 ; « Les demandes d’accompagnement ou de soutien des personnes hospitalisées, de leurs familles et de leurs proches doivent être prises en compte dans le respect de leur communauté d’appartenance ». Ce qu’on retrouve dans les dispositions de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires.

Elle place les aumôniers dans un rôle de véritables directeurs de conscience des équipes soignantes : « L’aumônier apporte son concours à l’équipe soignante... sa présence, par la dimension éthique qu’elle porte, est enrichissante pour tous. L’aumônier éclaire le cas échéant l’équipe médicale et soignante... ».

De plus en plus souvent, des protestations et des demandes d’intervention de patients, ou de proches de patients, parviennent à la Libre Pensée, nous signalant des actes de prosélytisme et les abus divers qui se multiplient, les cléricaux ne se sentant plus retenus par les précédentes circulaires (non abrogées pourtant) inspirées par la Loi de Séparation de 1905.
Ainsi, par exemple, l’infiltration dans les maternités publiques de la LECHE LEAGUE (« Ligue pour l’allaitement maternel ») organisation d’inspiration chrétienne, qui tente d’imposer aux femmes l’allaitement maternel est une atteinte à la liberté de conscience et la liberté individuelle. 
La Libre Pensée et ses Fédérations départementales se doivent d’y être attentives.
La FNLP les appelle donc à faire signer largement la pétition nationale exigeant l’abrogation de cette circulaire et de la « charte nationale des aumôneries » qui l’accompagne ainsi qu’à engager les initiatives adaptées auprès des directions générales des établissements, des ARS et des préfectures.
D’autre part la FNLP dénonce la présence importante d’associations à vocation confessionnelle dans l’organisation MONALISA (Mobilisation Nationale contre l’Isolement Social des Agés), jetant le doute sur la neutralité du dispositif qui a donné lieu à la signature d’une charte le 27 janvier 2014 à Metz.
De même, le Sabre fait désormais allégeance au Goupillon sans vergogne. Chaque année, la Libre Pensée dénonce un nombre croissant de célébrations de la Sainte-Geneviève par des légions ou des escadrons de gendarmerie qui se rendent en corps à la messe en tenue d’apparat, parfois avec les félicitations du préfet et, en tout état de cause, le soutien des gouvernements successifs. Ces manifestations religieuses faussement traditionnelles, qui s’appuient sur un bref du pape de 1962 tombé en désuétude pendant plusieurs décennies, se tiennent en violation du Code de la Défense qui oblige les militaires à une stricte obligation de réserve et une totale neutralité durant le service.
Le retour des cléricaux sur le devant de la scène présente le mérite de rendre plus visible l’action de la Libre Pensée et plus simples les explications qu’il lui appartient de délivrer aux citoyens. 
Des libertés individuelles en jachère ou en péril 
Conformément à la volonté, maintes fois énoncée avant son accident, de cet homme en état végétatif, l’épouse et un neveu de M. Vincent Lambert ont obtenu du praticien hospitalier qui le maintient artificiellement en vie, d’appliquer la loi du 22 avril 2005 autorisant la cessation des traitements. Or, en raison de convictions religieuses que leur fils ne partageait pas, les parents du malade ont saisi en référé le juge administratif de premier ressort qui a suspendu la décision du médecin, pourtant prise en toute légalité. Après avoir consulté différents experts, le Conseil d’Etat a mis plusieurs mois avant de déclarer légale, le 24 juin 2014, la décision du praticien d’interrompre l’alimentation et la respiration artificielles qui maintiennent en vie M. Vincent Lambert de façon déraisonnable. Cette affaire n’est d’ailleurs pas terminée puisque la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a suspendu l’arrêt du Conseil d’Etat. 
Fondée sur le principe d’arrêt des traitements, la loi Léonetti du 22 avril 2005 paraît donc inadaptée pour répondre à la volonté des malades en fin de vie de disposer librement de leur corps conformément à leur conscience. Non seulement elle provoque, quand elle est appliquée, des agonies parfois très douloureuses, mais les conditions qu’elle impose de réunir avant l’interruption effective des soins, constituent autant d’obstacles à sa mise en œuvre. Il est indispensable que  le Parlement soit saisi d’un texte légalisant l’Aide médicale active à mourir. Pour la Libre Pensée, il suffirait pour cela de poursuivre la discussion de la proposition de la Commission des Affaires Sociales du Sénat, adoptée par l’ensemble des principales  forces politiques le 18 janvier 2011 et largement inspirée de la loi belge du 28 mai 2002.
Les groupes de pressions religieux, s’ils n’ont pas réussi à empêcher le mariage pour tous, sont en revanche parvenus à bloquer l’extension aux personnes de même sexe des droits relatifs aux aides à la procréation. Le refus du Président de la République et du Gouvernement de généraliser le droit à la PMA (procréation médicale assistée) et légaliser la GPA (gestion pour autrui), moyennant, dans ce dernier cas, la gratuité du geste de la procréatrice, comme sont gratuits les dons d’organes, de sang ou de gamètes, a pour effet de vider de l’essentiel de son contenu l’élargissement de l’égalité des droits intervenu le 17 mai 2013. La décision de la Cour européenne des droits de l’Homme imposant à la France d’inscrire à l’état-civil les enfants nés au terme d’une gestation pour autrui intervenue dans un pays étranger où ce mode de procréation est légal fragilise le refus de ce mode de procréation (Voir CEDH, 26 juin 2014, Mennesson c/ France). 
 Enfin, la liberté de conscience, qui constitue la clé de voûte des libertés fondamentales conquises à la fin du XIXe siècle dans le prolongement du processus d’émancipation politique engagé par la Révolution française, fait l’objet d’attaques récurrentes, notamment dans l’entreprise, dans les choix les plus intimes. 
D’une part, autant la Libre Pensée doit exiger la plus stricte neutralité des agents qui assurent le service public et des élèves de l’Ecole publique, dont les jeunes consciences en formation doivent être mises à l’abri de tous les dogmes, autant elle doit défendre la liberté de conscience des salariés des entreprises privées dans les conditions prévues par le Code du travail. A cet égard, a été féconde la position qu’elle a prise dans l’affaire de la crèche Baby-Loup, à contre-courant de bien des « laïques » inspirés, volontairement ou non, par un sentiment d’hostilité particulière envers les musulmans, mais en accord avec les deux autres grandes associations qui comptent dans l’histoire de la République, la Ligue de l’Enseignement et la Ligue des Droits de l’Homme et du Citoyen
Alors que le Président de la République avait annoncé une loi interdisant tout port de signes religieux dans les structures privées accueillant de jeunes enfants, alors que l’actuel Premier ministre a toujours été un partisan du licenciement de la salariée de la crèche Baby-Loup au nom d’une prétendue laïcité élargie à l’ensemble de la sphère privée, le Conseil économique, social et environnemental a rendu, en novembre 2013, un avis négatif quant à l’évolution de la législation dans le sens prévu, tandis que l’Observatoire de la laïcité diffusait, en décembre, un guide tendant à montrer que le cadre juridique actuel est approprié. La Commission Consultative des Droits de l’Homme est allée dans le même sens de l’inutilité d’une loi en la matière.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire un examen superficiel de son arrêt du 25 juin 2014, la Cour de cassation maintient son raisonnement juridique et confirme l’analyse de la Libre Pensée sur la séparation de la sphère publique de la sphère privée. En premier lieu, la juridiction suprême a invalidé l’un des motifs de principe sur lequel était fondée la résistance du juge d’appel à l’arrêt de renvoi de la Cour de cassation du 19 mars 2013 : à défaut d’avoir pour objet statutaire « de promouvoir et de défendre des convictions religieuses, politiques ou philosophiques » une société ou une association ne peut être qualifiée d’ « entreprise de conviction ». La Cour ne s’est pas davantage prononcée sur le caractère présumé d’intérêt général de l’activité poursuivie par les crèches, qu’avaient tant mis en avant les partisans du licenciement. En deuxième lieu, la Cour rappelle « qu’il résulte de la combinaison des articles L. 1121-1 et L. 1321-3 du code du travail que les restrictions à la liberté du salarié de manifester ses convictions religieuses doivent être justifiées par la nature de la tâche à accomplir et proportionnées au but recherché ». Dans sa contribution de mai 2013 intitulée Crèche Baby Loup : nouveau symptôme d’une crispation antimusulmane, la Fédération nationale de la Libre Pensée soutenait ce point de vue, le seul à être compatible avec les libertés individuelles dont la liberté de conscience est la clef de voûte.  
D’autre part, après avoir obtenu gain de cause devant le Tribunal de Grande Instance de Coutances, le libre penseur qui avait poursuivi le diocèse devant cette juridiction pour le contraindre à effacer complètement son nom des registres de baptême de l’Eglise catholique, a vu sa victoire anéantie par le juge d’appel, saisi non seulement par l’évêque mais également par le Parquet. L’affaire est aujourd’hui pendante devant la Cour de cassation. Elle sera instruite le 2 septembre 2014. La Libre Pensée a développé un argumentaire qui a été transmis à différents juristes. Elle attend la décision de la Cour de cassation qui, espérons-le, sera conforme à la protection de la liberté de conscience et à la loi de 1978 relative aux fichiers comportant des données personnelles.
Sous différentes formes, attentive à préserver à chacun une entière liberté de conscience, la Libre Pensée doit poursuivre son action pour la défense intransigeante et l’élargissement des libertés individuelles que protège une stricte Séparation des Eglises et de l’Etat.
Les conquêtes sociales mises en cause
Dans un discours prononcé en 1897 devant la Chambre des députés, Jean Jaurès s’écrie : « […] la République politique doit aboutir à la République sociale, [parce qu’il faut] que la République soit affirmée dans l’atelier comme elle est affirmée ici ». Le mot de Jean Jaurès n’a jamais autant qu’aujourd’hui paru une nécessité, ni autant été foulé aux pieds par les gouvernements successifs que depuis plusieurs décennies. La Doctrine Sociale de l’Eglise se répand pour saper les acquis sociaux et le syndicalisme indépendant sans lequel ils sont voués à disparaître. 
La doctrine sociale de l’Eglise en marche
L’encyclique Rerum novarum du 15 mai 1891 est parfaitement claire. Après avoir justifié la propriété privée et l’inégalité entre les hommes, qui procèderait de la volonté de Dieu à la suite du péché originel, l’Eglise soutient que « tout l'ensemble des vérités religieuses, dont [elle] est la gardienne et l'interprète, est de nature à rapprocher et à réconcilier les riches et les pauvres, en rappelant aux deux classes leurs devoirs mutuels et, avant tous les autres, ceux qui dérivent de la justice. / Parmi ces devoirs, voici ceux qui regardent le pauvre et l'ouvrier. Il doit fournir intégralement et fidèlement tout le travail auquel il s'est engagé par contrat libre et conforme à l'équité. Il ne doit point léser son patron, ni dans ses biens, ni dans sa personne. Ses revendications mêmes doivent être exemptes de violences et ne jamais revêtir la forme de séditions. Il doit fuir les hommes pervers qui, dans des discours mensongers, lui suggèrent des espérances exagérées et lui font de grandes promesses qui n'aboutissent qu'à de stériles regrets et à la ruine des fortunes. » 
Cet esprit de soumission, qui contribue, selon le Vatican, à l’harmonie dans la société, le Compendium de la doctrine sociale de l’Eglise de 2004 le recommande afin que chacun contribue à la réalisation du « bien commun ». Il trace également la ligne de conduite de ceux qui gouvernent : ils « sont tenus d'interpréter le bien commun de leur pays, non seulement selon les orientations de la majorité, mais dans la perspective du bien effectif de tous les membres de la communauté civile, y compris de ceux qui sont en position de minorité. » La majorité, qui possède pour seule richesse la force de travail de ses membres, doit accepter de sacrifier ses intérêts au « bien effectif » de ceux qui ont pour seul handicap d’être en minorité. 
Les préceptes de la Doctrine Sociale de l’Eglise sont suivis à la lettre par les gouvernements successifs et les relais syndicaux sur lesquels ils s’appuient. De 1982 à 2012, en France, la part des salaires dans le partage de la richesse nationale est passée des trois-quarts aux deux-tiers. La désindexation des salaires par rapport aux prix et les allègements massifs de cotisations sociales, en partie substituées par l’impôt pesant sur les ménages, constituent le ressort économique de ce transfert. A la suite de son prédécesseur, l’actuel Premier ministre entend, lui aussi, être l’artisan du « bien commun » qui passe, selon lui, par un plan d’austérité sans précédent. Dans sa déclaration du 16 avril 2014, prononcée à la sortie du Conseil des ministres, il affirme : « Les efforts doivent se poursuivre dans la justice. Il n'y aura pas « deux poids, deux mesures ». Un seul objectif : le bien commun! » L’évolution divergente des salaires et des profits  se poursuit donc conformément à la Doctrine Sociale de l’Eglise.
Le syndicalisme indépendant face au corporatisme
Certaines organisations syndicales, dont les statuts se réfèrent explicitement à cette doctrine et à la morale sociales de l’Eglise ou, dans le passé, à « l’humanisme chrétien », pratiquent allègrement l’association capital-travail pour appuyer toutes les mesures tendant à rétablir « la compétitivité des entreprises », c'est-à-dire le taux de profit du capital. Néanmoins, ces appuis ne suffisent pas à empêcher l’action économique des travailleurs qui, même dans des conditions difficiles, « commencent par se coaliser contre les bourgeois pour défendre leur salaire », comme l’écrit Karl Marx. Pour surmonter cette difficulté, ces bourgeois tentent aujourd’hui de détourner à leur profit ces coalitions en associant ceux qui les dirigent à leurs décisions. En France, depuis des décennies, les gouvernements successifs recherchent l’intégration des syndicats indépendants à l’appareil d’Etat qui joue un rôle déterminant dans les confrontations sociales. Pour mieux y parvenir, mais jusqu’à présent sans grand succès, la loi du 20 août 2008 a modifié les conditions de la représentativité syndicale.
Société philosophique et d’action sociale, la Libre Pensée, sur le terrain qui est le sien, doit contrarier ces évolutions qui conduisent au corporatisme et menacent la démocratie. Elle doit rappeler que la République politique dont parlait Jean Jaurès, indépendamment des intentions réelles de ceux qui l’ont votée, a donné au pays la loi du 21 mars 1884 relative à la création de syndicats professionnels ayant pour objet de défendre les intérêts particuliers de leurs membres. Il s’agit donc d’un texte s’inscrivant dans l’édifice législatif érigé au cours des années 1879 à 1914 pour instituer le droit à l’Instruction publique, reconnaître à chacun les libertés individuelles et collectives fondamentales, séparer l’Etat des Eglises en vue de garantir la liberté de conscience et créer l’impôt progressif sur le revenu. Sans indépendance syndicale, serait vidé de son contenu le droit de se coaliser et deviendrait beaucoup plus étroite la voie de l’émancipation sociale à laquelle aspire tout libre penseur parce qu’elle accompagne la libération des consciences.
La Sécurité sociale et les services publics en ligne de mire
Conformément à la Doctrine Sociale de l’Eglise, le « bien commun » auquel le Premier ministre invite le plus grand nombre à contribuer par un effort sans précédent, au nom, en substance, du « nécessaire redressement des comptes publics » imposé par les critères des traités de l’Union européenne, s’avère en réalité la chute dans l’abîme d’acquis essentiels de la civilisation. La Sécurité sociale et les services publics sont particulièrement visés.
Le système français de Sécurité sociale repose sur le salaire différé, c'est-à-dire l’affectation d’une partie du salaire des travailleurs à la couverture des aléas de l’existence (maladie, accidents du travail, vieillesse) et des charges de famille selon le double principe de solidarité et d’égalité. Dans son essence même, il s’agit d’une institution qui répond à la devise de la République et libère les individus du poids de la peur du lendemain, que les monothéismes savent si bien exploiter pour imposer leurs dogmes et la soumission des consciences. Ce système universel est particulièrement efficace. En France, selon la Direction recherche, études, évaluation et statistiques du ministère des Affaires sociales, les dépenses de santé représentent moins de 12% du produit intérieur brut au lieu de près de 18% aux Etats-Unis qui comptaient pourtant, en décembre 2013, plus de quarante millions de citoyens dépourvus de toute assurance, selon le Président Obama lui-même. De même, alors que la contraception est largement répandue et laisse aux intéressées la liberté de choisir le moment et le nombre de leurs grossesses, les allocations familiales et le financement des modes de garde des jeunes enfants par les caisses contribuent de manière décisive à concilier une fécondité et une activité des femmes parmi les plus élevées d’Europe.
Parce qu’il est un élément de la République sociale vers laquelle Jean Jaurès entendait conduire le pays, ce système ne laisse pas d’être attaqué depuis qu’il existe : ordonnances de 1967 brisant l’unité de la Sécurité sociale, plans divers de déremboursement de prestations, ordonnances de 1996 instituant une loi de financement de la Sécurité sociale et imposant aux organismes paritaires des conventions de gestion avec l’Etat, fiscalisation croissante du financement des prestations, allègements massifs de la part patronale des cotisations que l’Etat ne compense qu’en partie, réformes successives des retraites qui aboutissent à une baisse des pensions et à un allongement de la durée d’activité, alors que le chômage alimente chaque jour un peu plus l’armée de réserve des sans-emplois. 
En 2011 et 2012, le taux de prise en charge par les Caisses Primaires d’Assurance Maladie de la consommation de soins et biens médicaux était légèrement inférieur à celui de 2010 : 75,5 % au lieu de 75,8 %. Les sommes laissées à la charge des assurés ou de leurs mutuelles ne cessent d’augmenter. Des citoyens de plus en plus nombreux renoncent à des soins. Pourtant, l’actuel gouvernement a décidé d’infliger une ponction nouvelle de dix milliards d’euros sur les moyens de l’Assurance Maladie, dont cinq milliards provenant d’économies imposées aux hôpitaux, comme le propose la Fédération hospitalière de France. 
Cette mesure se traduira, d’une manière ou d’une autre, par une nouvelle réduction des prestations. Amoindrir de onze milliards les moyens des autres branches ne sera pas non plus sans conséquences, notamment pour les retraités dont les pensions n’ont pas été réévaluées au 1er avril 2014. Enfin, fiscaliser les ressources des Caisses d’Allocations Familiales, pour transférer trente milliards d’euros aux détenteurs du capital, entraînera notamment, dans un premier temps, une diminution du financement conjoint des modes de garde des jeunes enfants avec les communes dont les ressources sont, par ailleurs, amputées.
Plus généralement, les services publics sont les victimes de la défense du « bien commun » de la doctrine sociale de l’Eglise, auquel répond mieux le service d’intérêt général européen, étranger aux notions d’égalité et de continuité. Après la Révision Générale des Politiques Publiques de l’Etat impulsée par l’ancien Président de la République, l’actuel gouvernement a lancé la modernisation de l’action publique qui vise à réduire la voilure non seulement des administrations de l’Etat, mais également des collectivités territoriales. De 2007 à 2012, plus de 150 000 postes de fonctionnaires de l’Etat ont été supprimés tandis que la réorganisation des administrations, tant centrales que déconcentrées, a bouleversé les conditions d’exercice du service public, notamment l’égalité d’accès à celui-ci et sa continuité. 
Des missions essentielles ne sont plus assurées, comme la répression des fraudes. Alors qu’il s’était engagé à rétablir les moyens affectés à l’Instruction publique, à la justice et à la sûreté par redéploiement de postes à supprimer dans les autres administrations, c'est-à-dire en déshabillant Pierre pour habiller Paul, l’actuel gouvernement n’a pas même tenu cette promesse : en 2013, 12 300 postes ont été supprimés dans les administrations jugées non prioritaires et 5 200 créés dans l’Education nationale au lieu des 8 800 prévus. Depuis 2007, la dotation générale de fonctionnement de l’Etat aux collectivités territoriales a baissé chaque année de 1,5 milliard d’euros pour contraindre celles-ci à opérer également des restructurations.
La Libre Pensée ne peut que condamner l’orientation des gouvernements successifs tendant à remettre en cause le service public républicain, notamment l’Ecole, ainsi, désormais, qu’à priver les communes et les départements de ressources initialement versées par l’Etat pour compenser des charges nouvelles leur ayant été transférées dans le cadre des actes I et II de la décentralisation ou des réductions d’impôt locaux au profit du Capital. Pour la Libre Pensée, la combinaison de la réforme de l’Etat, de celle des collectivités territoriales et d’un plan massif d’austérité est potentiellement mortelle pour la République, sans laquelle les libertés individuelles et collectives vacillent et l’émancipation sociale s’éloigne.     

 La Libre Pensée à l’offensive
La Libre Pensée restera le pivot du mouvement laïque en cours de recomposition à la suite de la crise qu’il a traversée du fait de la dégénérescence du Comité national d’action laïque (CNAL). Eveiller les consciences demeurera sa raison d’être.
La restructuration du mouvement laïque
Le mouvement laïque s’est dispersé et fragmenté en raison de la lente agonie du CNAL, résultant du reniement du Serment de Vincennes pris en juin 1960, par certains dirigeants des organisations l’ayant fondé. Ce serment de tout mettre en œuvre pour obtenir l’abrogation de la loi Debré du 31 décembre 1959, a été prêté par dix millions de pétitionnaires. Cette loi est une plaie béante dans le régime de Séparation des Eglises et de l’Etat. De plus, le CNAL a explosé et perdu sa raison d’être avec l’entrée des « cathos sociaux » en son sein. La subordination sans principe, de certains responsables aux intérêts de certains gouvernements, a profondément nui au mouvement laïque dans son ensemble. Nombre d’organisations, atteintes par cette dislocation ou issues de celle-ci, se sont égarées dans des impasses, tantôt celle de la laïcité ouverte offrant un point d’appui aux dérives communautaristes, tantôt celle d’une pseudo-laïcité antimusulmane, teintée de xénophobie et désormais affichée par les pires ennemis de la République que certaines d’entre elles ont rejoints. 
Une recomposition s’opère après plusieurs décennies de crise, le CNAL ne remplissant plus son office, et les atteintes portées à la liberté de conscience et à la Séparation des Eglises et de l’Etat s’aggravant chaque jour. Ce mouvement n’est pas achevé et rien n’est figé. D’autres étapes viendront pour clarifier davantage encore la situation présente. A ce stade, en 2011, des organisations issues de la quasi-mort du CNAL, dont l’ancrage dans l’histoire de la République est parfois récent, se sont regroupées dans un «Collectif laïque », dont certaines positions sont inacceptables pour la Libre Pensée. 
Sur deux questions aussi essentielles que l’abrogation du Concordat d’Alsace-Moselle ou celle de la loi Debré, ce cartel s’écarte de la voie du combat laïque mené depuis des décennies. Dans une lettre du 19 janvier 2012 adressée au président de la République, il demandait la « sortie graduelle et négociée du régime dérogatoire des Cultes en Alsace et en Moselle, dans le respect, évidemment, de la condition matérielle et morale des prêtres, des pasteurs et des rabbins actuellement en exercice ». Autant demander la bénédiction de l’évêque de Strasbourg. Le cinquième point de sa plateforme constitutive se borne à demander l’abrogation de la loi Carle et omet d’exiger celle de toutes les lois anti-laïques, au premier chef l’abolition de la loi Debré du 31 décembre 1959. Le candidat socialiste à la Présidence de la République a eu ainsi l’opportunité de faire une promesse peu compromettante qu’il s’est empressé de renier, une fois élu. 
Au plan pratique, le congrès invite notamment les fédérations départementales :
  • A rechercher les subventions versées à des organismes cultuels par les communes, les départements et les régions ;
  • A intervenir auprès des préfets en leur demandant d’exercer le contrôle de légalité auquel ils sont tenus ;
  • A se rapprocher d’associations amies pour effectuer ces démarches 

Liberté de la Science

L’enseignement des sciences et la recherche scientifique requièrent et nourrissent la liberté de pensée. Ce n'est pas un hasard si, l'Union européenne a cherché, depuis quelques années à faire adopter une charte du chercheur dans laquelle une clause invitait les scientifiques à renoncer explicitement à cette liberté. 
Dans le même ordre d'idées, le gouvernement français cherche à mettre en place des zones à régime restrictif (ZRR) pour y restreindre la liberté des chercheurs sous prétexte d'espionnage militaire ou économique
On a vu également comment ce même gouvernement  a pu céder aux pressions de l'Eglise catholique en ce qui concerne les recherches sur l'embryon humain, même si une correction partielle de la loi dite de bioéthique a été effectuée. La liberté de la recherche est un enjeu mondial. La Libre Pensée a pris et prendra sa place dans la défense de cette liberté. 
Au plan international, nous avons réussi une série de trois colloques (Barcelone, Thessalonique, Lille) réunissant scientifiques, juristes, philosophes qui explorent les diverses facettes au travers desquelles cette liberté est menacée et doit être défendue. Le dernier en date, à Lille, s'est tenu sous l'égide conjointe de l'AILP (association internationale de la Libre Pensée), de la FNLP (fédération nationale de la Libre Pensée), de la FAML (fédération des amis de la morale laïque) et de la FHE (fédération humaniste européenne). Au fil de ces colloques européens, la réflexion s'affine dans de nombreux pays. Le prochain est prévu en Pologne, à Cracovie, lieu symbolique du point de vue de la pression cléricale. Nous invitons les libres penseurs à prendre connaissance des résolutions adoptées à Barcelone et à Lille, et à les utiliser en direction des scientifiques. 
Au plan national, un colloque vient de se tenir à Nancy, à la veille même de notre congrès. Il a fait le point sur les dommages infligés à la recherche fondamentale en biologie de la reproduction humaine et de la recherche médicale par vingt ans d'interdiction effective de toute investigation sur l'embryon humain, et particulièrement sur les embryons surnuméraires. Comme à Paris en 2009, nous avons réuni des spécialistes éminents qui accompagnent nos travaux et y participent depuis plusieurs années. Nous poursuivrons ce combat. 
Notre action pour la liberté de la recherche scientifique, est cadrée par le manifeste que nous avons adopté à l'occasion de la question à l'étude 2012, au congrès de Sainte Tulle. Ce manifeste a été débattu dans les fédérations, et a donné lieu à plusieurs rassemblements. Il est à noter que cette réflexion, en partie programmatique, a nourri nos relations avec d'autres associations rationalistes et démocratiques, telles que l'Union rationaliste, l'Association française pour l’information scientifique, le Cercle zététique. L'objectif que nous pouvons et devons poursuivre, est bien de susciter un mouvement des scientifiques eux-mêmes pour se libérer des contraintes de plus en plus pesantes qui s'exercent sur leurs activités. 
Nos principes le rappellent : La Libre Pensée se réclame de la raison et de la science !  

Le pivot : la Libre Pensée.
La Libre Pensée a failli être emportée par la dégénérescence du CNAL et manqué disparaître comme organisation indépendante luttant pour l’absolue liberté de conscience, garantie par la Séparation des Eglises et de l’Etat et la laïcité de l’Ecole publique. Le combat mené pour la sauver d’un péril mortel produit désormais ses fruits. Non seulement la Fédération nationale de la Libre Pensée occupe actuellement une position-clé dans le mouvement laïque, la conduisant à agir dans un champ très large, mais elle constitue, avec la Ligue de l’enseignement, fondée par Jean Macé, la Ligue des droits de l’homme et du citoyen, créée au moment de l’affaire Dreyfus, et aussi avec l’Union rationaliste, l’une des faces de la pyramide des plus vieilles associations dont le destin est lié à celui de la République et qui, au-delà de leurs différences, se retrouvent au coude à coude  pour défendre les libertés individuelles fondamentales. 
Enfin, compte tenu de la décomposition avancée de l’Union mondiale des libres penseurs, la Fédération nationale de la Libre Pensée a contribué de façon décisive à la reconstitution d’une Association internationale de la Libre Pensée (AILP) dont les initiatives ont été de grands succès. Par son rayonnement, notre association, agissant dans le cadre de l’AILP, est ainsi parvenue à être le point de ralliement de cinquante-cinq organisations d’Europe pour dénoncer la déclaration commune de l’Union européenne, de l’Organisation de la conférence islamique, de la Ligue arabe et de l’Union africaine, justifiant implicitement le délit de blasphème au travers de son appel à « respecter tous les prophètes ». A la suite de cette campagne, la Libre Pensée a été reçue à Bruxelles.
« La République politique doit aboutir à la République sociale » (Jean Jaurès) 
L’orientation de la Libre Pensée pour éclairer les citoyens doit se poursuivre plus résolument que jamais, compte tenu des attaques contre la République une et indivisible et contre les acquis sociaux. 


  • - Défense de la République une et indivisible
  • - Séparation absolue des Eglises et de l’Etat 
  • - Abrogation du statut concordataire dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle et des statuts d’exception d’outre-mer 
  • - Fonds publics à l’Ecole publique et fonds privés à l’école privée 
  • - Abrogation de la loi Debré et de toutes les lois anti-laïques 
  • - Liberté pour la science 
  • - Défense et élargissement des libertés individuelles