29.1.16

La Libre Pensée appelle les Députés et Sénateurs à ne pas voter la réforme constitutionnelle

La Libre Pensée appelle les Députés et Sénateurs à ne pas voter la réforme constitutionnelle. Ne votez pas la réforme constitutionnelle. Sur l’état d’urgence et la déchéance de la nationalité !

La Démocratie ne peut être sacrifiée !

La Fédération nationale de la Libre Pensée, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme, de la Ligue de l’Enseignement et de l’Union rationaliste, appelle aux manifestations du 30 janvier 2016, partout en France. Nous refusons que l’état d’urgence soit constitutionnalisé, ce qui en ferait une donnée permanente. Nous passerions ainsi insidieusement de l’Etat de Droit à l’Etat d’exception permanente. Nous refusons que le grand acquis du droit du sol, issu des conquêtes de la Révolution française, soit bafoué et que soit mise en place une « nationalité » à deux vitesses.

 Chaque Député, chaque Sénateur est désormais face à sa conscience et au mandat confié par le peuple. Ne votez pas la modification constitutionnelle qui démembre la République, disloque la Démocratie, atteint l’unité de la Nation !

Non au coup d’Etat permanent !

Défendons la République, la Démocratie, la Laïcité !

Rassemblement contre l'état d'urgence le 30 janvier à Rodez



Se ralliant à l’appel national, le collectif des associations et syndicats appelle les citoyennes et les citoyens de l’Aveyron à manifester leur opposition à l’état d’urgence, à sa prolongation et au projet de réforme constitutionnelle visant à modifier la nationalité française.

Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels que sont la paix et la liberté.


RASSEMBLEMENT
Samedi 30 janvier à 10 heures – Place de la Préfecture - RODEZ


A l’appel de Ligue des Droits de l’Homme / Fédération aveyronnaise de la Libre Pensée/ALERTES/ FSU 12/ SOLIDAIRES/ Planning Familial/ CGT Aveyron/ SE-UNSA 12/ Maison Universelle de la Laïcité 12, Ud-CGT, FSU, SUD Santé, ATTAC,  Planning Familial,

26.1.16

Fermeture d'école : la fausse bonne idée

L'école Paul-Girard vue du ciel

L’école maternelle Paul-Girard est menacée de fermeture au premier motif que de nombreuses places sont vacantes dans les écoles publiques de la ville. Les petits Ruthénois seraient-ils des bipèdes que l’on serre dans des enclos scolaires comme des veaux dans les enclos des marchés à bestiaux?

Outre que c’est une chance d’avoir de l’espace disponible dans une école pour les dispositifs que requiert un enseignement novateur, et plus encore pour ceux qu’impulsent les nouveaux rythmes scolaires, personne ne peut affirmer que les élèves de Paul Girard combleront ces places disponibles. Il est troublant de constater que l’école Paul Girard est proche voisine d’une école privée, comme l’était auparavant l’école François-Fabié condamnée elle aussi à la fermeture.

Deuxième motif : c’est une petite structure. A l’heure où le mot « grand » est volontiers accolé à des entités territoriales rivales au grand dam de l’intérêt public, voilà bien une tare rédhibitoire ! Elle est d’ordre comptable.
Car cette école coûterait cher à la collectivité. Comment peut-on oser parler finances et économies quand des dotations publiques arrosent indûment les maternelles privées de la ville. En a-t-on fait le calcul ? A-t-on vérifié leur recrutement quand on choisit de faire du paramètre recrutement un  grief supplémentaire à l’encontre de l’école Paul-Girard ?

La loi Debré de 1959 autorise le financement des écoles privées.  Sait-on que pour la France ce financement atteint les dix milliards d’euro selon une enquête de notre propre fédération nationale laquelle demande l’abrogation de cette loi anti laïque, destinée à être la pompe à finance des écoles confessionnelles, alors que la liberté d’enseigner n’ a jamais et n’est nullement menacée.

La Libre Pensée dénonce ce type de projet qui porte atteinte à l’école publique laïque, qui l’affaiblit,  dans un temps où elle devrait être l’objet de toute l’attention de nos élus, bien autrement qu’en termes d’espaces à rentabiliser et de gros sous.